Affaire MILA : Il ne manquait plus que Belloubet ! C’est grave.

Je ne pensais plus aborder « l’affaire Mila » moi-même car beaucoup avait déjà été dit et bien dit, tant sur les inacceptables menaces de mort reçues par l’adolescente suite à sa virulente critique de l’Islam que sur le lamentable silence gêné de toutes ces belles âmes généralement de gauche qui font pourtant profession de dénoncer partout les atteintes aux droits de l’homme. Mais c’était sans compter sur le véritable génie de Nicole Belloubet, ministre de la Justice, pour relancer avec brio polémique et confusion malsaine.

Flash back. Dimanche 19 janvier dernier, Mila, 16 ans, discute sur Instagram avec ses abonnés. De chant, tout d’abord ; c’est sa grande passion. Puis se faisant draguer par un jeune musulman, elle le repousse et met en avant son homosexualité. « Sale lesbienne », lui lance-t-il alors. Le ton monte et la discussion se déplace sur le terrain des religions :

« Je déteste la religion (…), le Coran, il n’y a que de la haine là-dedans, l’Islam, c’est de la merde, c’est ce que je pense. (…) Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir », rétorque Mila.

Et c’était parti pour le torrent d’insultes et les appels au viol et à l’égorgement contre la jeune fille dont l’identité et le nom du lycée qu’elle fréquente sont divulgués publiquement.

Le harcèlement est si violent que Mila n’a pas pu retourner dans son lycée et qu’à ce jour, le rectorat de son lieu de résidence ne trouve pas d’établissement scolaire où elle pourrait se rendre en toute sécurité, ainsi que son avocat Richard Malka le confiait récemment au micro de Quotidien (vidéo ci-dessous, 04′ 54″).

Quant à l’absence remarquée de la gauche pour défendre le droit au blasphème, c’est-à-dire le droit à la critique des religions quelles qu’elles soient, l’avocat ajoute :

« C’est désespérant sur l’état de la gauche. Cette affaire signe le naufrage d’une certaine gauche. »

Mais qu’attendre d’une « certaine gauche », Jean-Luc Mélenchon et sa France insoumise en tête, quand on sait qu’il y a deux mois, elle n’a pas hésité à participer avec enthousiasme et détermination à une Marche contre l’islamophobie où les meneurs faisaient reprendre en chœur le fameux cri « Allahu Akbar » qui a précédé et en quelque sorte signé tous les attentats islamistes perpétrés en France et dans le monde…

Entendons-nous bien. Mila se serait exprimée en ces termes en commentaire de ce blog, je lui aurais probablement demandé d’apporter un peu de valeur argumentative à ses dires et de s’en tenir aux formes élémentaires de courtoisie – comme je le demande d’ailleurs à tout commentateur. Dans cette affaire, personne ne prétend que le niveau du débat sur l’Islam vole bien haut. Du reste, le journal satirique Charlie Hebdo, mortellement attaqué il y a 5 ans pour avoir caricaturé le prophète Mahomet, ne brille pas non plus toujours par excès de finesse.

Mais la question n’est pas là. Pas du tout. En aucun cas, le caractère outrageant de l’expression ne saurait servir de prétexte pour engager des poursuites contre la jeune fille au motif qu’elle inciterait à la haine, poursuites qui furent malheureusement diligentées dans un catastrophique renvoi dos à dos entre celle qui exprime son opinion et ceux qui veulent la voir morte pour ses opinions – poursuites heureusement abandonnées au moment où j’écris.

Car ce qui est reproché à Mila, fondamentalement, ce n’est pas son style, c’est d’avoir parlé en mal de la religion musulmane.

Même Benoît XVI, homme érudit, pondéré et affable s’il en est, s’est attiré les foudres des musulmans du monde entier à l’occasion d’un discours qu’il a prononcé en 2006 à l’Université de Ratisbonne en Allemagne. Et encore ne faisait-il que citer les propos critiques d’un empereur byzantin du XIVème siècle qui estimait que la guerre sainte et la tentation de la violence étaient au cœur de l’Islam.

Il n’empêche. Même émises en termes choisis, les critiques de l’islam sont reçues par le monde musulman comme une insupportable « offense » qui doit impérativement cesser. Les mots et les arguments utilisés importent peu. Qu’ils soient réfléchis, délicats ou brutaux, c’est la critique elle-même qui devient interdite, au nom de la vérité unique que les musulmans pensent détenir et qu’ils s’activent à vouloir imposer à tous par reconnaissance du délit de blasphème.

Délit de blasphème qui pourrit la vie de la Chrétienne pakistanaise Asia Bibi depuis 2009 et qui a valu en 2014 au blogueur saoudien Raif Badawi une condamnation en appel à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet pour avoir « osé parler librement » contre l’Islam. On est tout ragaillardi de savoir que la ville de Paris a élevé Asia Bibi au rang de citoyenne d’honneur et que la France lui a offert l’asile suite à son acquittement par la Cour suprême du Pakistan en 2018.

Or voilà que Mme Belloubet, de passage mercredi 29 janvier dernier dans la matinale d’Europe 1, est priée de répondre à la question suivante (vidéo, 01′ 01″) :

« Quel est le délit le plus grave entre insulter une religion ou menacer de mort quelqu’un ? »

La Garde des Sceaux s’est-elle laissé piéger par la formulation manifestement tendancieuse de la question ? C’est évidemment possible, mais c’est quand même difficile à croire. Mme Belloubet est non seulement ministre de la Justice mais elle fut également professeur de droit des universités ainsi que recteur des académies de Limoges et Toulouse.

En ce qui la concerne, difficile d’incriminer l’ignorance. Elle plus que tout autre devrait savoir qu’en France, il n’existe aucun délit d’insulte envers une religion. Et pourtant, après avoir entamé sa réponse de façon assez prometteuse – « Dans une démocratie, la menace de mort est inacceptable » – elle ne songe nullement à rappeler à la journaliste et aux auditeurs ce fait essentiel du respect de nos libertés individuelles.

Tout au contraire, elle procède à un hallucinant retournement qui aboutit, exactement comme le souhaitent les islamistes, à criminaliser la critique des religions au motif parfaitement fallacieux que cela entraverait la liberté de conscience des croyants :

« L’insulte à la religion, c’est évidemment une atteinte à la liberté de conscience. C’est grave. »

Mme Belloubet s’abrite elle aussi derrière la rudesse de la critique pour remettre en cause la liberté d’expression et lui opposer la liberté de conscience. Ne voit-elle pas que par extension, elle condamne ainsi tout le monde au silence sur tous les sujets qui font débat dans nos sociétés ?

Entraver la liberté de conscience, ce n’est pas dire « l’Islam, c’est de la merde » comme Mila ou « Jésus est Pédé » comme France Inter. Encore que dans ce dernier cas, il n’est pas inutile de faire remarquer tout le sublime courage qu’il aura fallu à cette éminente radio publique financée par nos impôts pour commémorer le 5ème anniversaire des attentats islamistes contre Charlie Hebdo, je répète : islamistes, par ce sympatoche petit refrain… anti-catho ! Refrain dont on n’a pas eu vent qu’il avait le moins du monde perturbé la délicate sensibilité de la ministre, soit dit en passant.

Entraver la liberté de conscience, c’est empêcher les croyants de pratiquer leur religion, c’est détruire leur lieux de culte, c’est interdire la diffusion de photos de messes, de baptêmes ou de cérémonies bouddhistes, c’est envoyer massivement les Ouïgours (musulmans) dans des camps, c’est exiger une renonciation publique à sa foi et une allégeance totale au pouvoir en place, comme le pratique par exemple la Chine à grande échelle depuis que Xi Jinping est arrivé au pouvoir.

Quant à la liberté de conscience, elle consiste depuis les Lumières à s’affranchir de la pression sociale ainsi que des croyances imposées d’en haut. Les propos de Mme Belloubet constituent donc une dangereuse régression.

Face au tollé qui a suivi à juste titre ses déclarations, la ministre a cherché à s’expliquer et elle a même reconnu une maladresse. Mais loin de clarifier les choses, je trouve qu’elle s’emploie surtout à les embrouiller encore un peu plus afin de justifier sa position initiale (vidéo, 59″) :

« J’ai voulu dire que dans notre démocratie, les injures ou les discriminations à raison de l’appartenance religieuse, c’était une infraction. Et que cette infraction pouvait être grave parce qu’elle conduisait à la haine et au rejet de l’autre. »

Fort bien. Sauf que l’affaire Mila n’est nullement une affaire de discrimination et encore faudrait-il que les injures soient dirigées spécifiquement contre une personne. Ce qui n’est pas du tout le cas.

Cette habileté persistante d’un des premiers personnages de l’État à déplacer le problème et à discourir de façon lénifiante sur des infractions qui n’ont pas eu lieu est d’autant plus inquiétante que le gouvernement est en train de concocter un projet de loi pour lutter contre un bien vague concept de haine sur internet.

L’intention de départ se présente évidemment sous les dehors de l’humanisme le plus total. Mais il est sérieusement à craindre que loin d’apaiser quoi que ce soit, ces nouvelles dispositions qui permettraient de censurer des contenus en 24 heures sans l’intervention d’un juge n’aboutissent qu’à renforcer la position de ceux qui veulent criminaliser le blasphème et ne portent un coup fatal à la liberté d’expression déjà bien mise à mal dans ce pays. Ça promet.


Illustration de couverture : Mila (16 ans) et la ministre de la Justice Nicole Belloubet.

53 réflexions sur “Affaire MILA : Il ne manquait plus que Belloubet ! C’est grave.

    • Je livre à ta sagacité ces trois douceurs toujours tirées de la sourate 4 (les femmes) :

      56. Certes, ceux qui ne croient pas à Nos Versets, (le Coran) Nous les brûlerons bientòt dans le Feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, Nous leur donnerons d’autres peaux en échange afin qu’ils goûtent au châtiment. Allah est certes Puissant et Sage!

      89. Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru: alors vous seriez tous égaux! Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur,

      91. Vous en trouverez d’autres qui cherchent à avoir votre confiance, et en même temps la confiance de leur propre tribu. Toutes les fois qu’on les pousse vers l’Association, (l’idolâtrie) ils y retombent en masse. (Par conséquent,) s’ils ne restent pas neutres à votre égard, ne vous offrent pas la paix et ne retiennent pas leurs mains (de vous combattre), alors saisissez-les et tuez les où que vous les trouviez. Contre ceux-ci, Nous vous avons donné autorité manifeste

  1. On ne le dira jamais assez : les religions sont source de dissensions entre les hommes donc il faut éliminer toutes sortes de religion et de croyances divines. Dieu est une invention humaine faite pour asservir et pas pour servir. Les religions devraient être citées devant le TPI pour crimes contre l’humanité.

    • Si toute différence, donc source de dissension, doit être éliminée, alors il faut éradiquer l’humanité tout entière. Si toute religion incite à l’amour, la sagesse, la moralité, l’intégrité, le respect, la tolérance …… tout en condamnant la violence, la jalousie, la colère, la luxure, Alors laissons libre cours à notre croyance, à notre spiritualité et vivons pleinement heureux.

      • Elevez un mausolée aux Aztèques éradiqués par les cathos… un autre aux Cathares (« Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens ! » Arnaud AMAURY (1160-1225), avant le sac de Béziers, 22 juillet 1209, un autre à toutes les victimes de la « sainte inquisition »…. etc, etc. Surtout, de grâce ne m’opposez pas cette absurdité « c’est l’homme qui interprète mal la parole de dieu ». Si je devais donner dans la bondieuserie je vous répondrai que c’est peut-être votre dieu qui se veut volontairement incompris … ! Bravo la communication on voit le résultat !

      • Bonjour, ceci est une réponse à « liard » pour lui suggérer de lire des livres d’histoire, les Aztèques périrent essentiellement de maladies, Amaury n’a jamais dit « tuez-les tous Dieu reconnaîtra les siens » et l’Inquisition, qui a mis en valeur l’obligation de donner un avocat à l’accusé, a fait beaucoup, beaucoup moins de morts que, disons…. les guerres de Vendée? les goulags soviétiques? la famine en Ukraine? les guerres mondiales? Ces morts par millions rappelons-le ont été le fait d’idéologies athées. L’athéisme tue.

    • Pour vous, toutes les religions se valent et Dieu n’existe pas. Et par votre décret, c’est à mettre au ban de la société.

      Je vous invite à lire la Bible et en particulier les évangiles, les actes des apôtres et leurs épitres. Leur lecture assurera probablement des modifications de votre point de vue.

      Le Christ vous propose la liberté et vous délivre de chaînes. Mais c’est à vous de bien vouloir lui répondre oui pour le suivre, il ne vous oblige en rien.

      Plein de bienveillance, c’est ce que je vous souhaite.

      • Grand merci pour toutes vos bonnes intentions mais que d’images d’Epinal ! Que de clichés ! La Bible : un texte pour la plupart apocryphe (comme les deux autres), soyons sérieux deux secondes vous y croyez vous à la parabole de la création de l’Univers, de celle de l’homme puis de la femme, du serpent (oui je sais c’est une allégorie), de Noé etc, etc… Prenez 4 grains d’hellébore pour revenir sur terre. Je vous concède l’existence d’un homme il y a 2000 ans à la louche qu’on pourrait appeler Orangina car il a remué la pulpe du fond, il a bousculé les lignes, fissuré certains principes et croyances. De là à en faire un fils de dieu…. il faut chercher à qui profite cette pseudo filiation puisque dieu n’existe pas ! Il fallait construire toute une histoire autour de cet homme, vos évangélistes ont déployé des trésors d’imagination pour y arriver. Pensez-vous sérieusement qu’on peut convertir en sortant de sa besace une banale histoire « c’est l’histoire d’un mec comme toi et moi…  » vous n’arriverez pas à remuer les foules avec un tel discours. Jésus ni plus ni moins qu’un Gandhi avant l’heure.

        Jésus me propose la liberté écrivez-vous : mais qui vous dit que je suis enchaîné, emmuré ? Encore un cliché. Seuls les esclaves ont besoin et envie (encore que…) d’être libérés. Je suis libre parce que ma vie je la construis sans dogme, nul besoin pour moi de lire qu’il ne faut pas tuer son prochain pour que je sois hyper respectueux de la vie et pas seulement de la vie des hommes mais de toutes les créatures. Bon je vous concède qu’il m’arrive parfois de convoiter certaines (très belles) femmes, quant à voler ce serait avec délectation que je volerai les riches pour donner aux nécessiteux (y’a un côté Robin des Bois en moi). A propos des riches vous cautionnez le train de vie de la haute aristocratie ecclésiastique catholique ? On vit bien dans certaines sphères en occultant les préceptes de votre Jésus. Bel exemple de tartuferie.

      • @ Gilbert Liard

        « Ce serait avec délectation que je volerai les riches pour donner aux nécessiteux. »

        Que de disgressions oiseuses (et de détours par la religion) pour nous expliquer que vous êtes un socialiste ! On l’avait bien compris, mais il n’est pas inutile que vous le confirmiez.

      • Cher devin,

        Pour vous éviter d’avancer de fausses déductions, je n’ai jamais eu une carte d’un quelconque parti politique. En 68 je collais des affiches pour le plus grand homme d’État que la France ait connu au XXe siècle (faut vous faire un dessin ?)…

        Aux dernières élections j’ai voté animaliste.

        Et quand bien même je serais socialiste serait-ce une tare ?

        Vous auriez pu me décevoir si je nourrissais quelque intérêt pour votre personne.

        Bien à vous.

      • Ah oui, tout à fait. Etre socialiste, c’est une tare. Quant à voter « animaliste »…

        Votre réponse, qui prend bien soin d’être méprisante, est parfaitement en accord avec votre agressivité anti-chrétienne.

      • Etayez votre propos en quoi c’est une tare d’être socialiste ? Ne seriez-vous pas le Caïphe d’un « Sanhédrin » catho me clouant au pilori parce que je ne partage pas vos opinions ?

  2. C’est très réducteur comme exemples. : « … éradiqué par les Cathos », je dirais par des conquistadors cruels et cupides télécommandés par des royautés tout aussi pourries. Dès qu’on associe l’argent, le pouvoir, le sexe avec la religion, on a un mélange détonnant qui a conduit (et continue à le faire) à toutes les dérives connues à travers les âges et les civilisations (les guerres de religion, l’esclavagisme, le colonialisme,…). Comme quoi il y a eu et il y a aura encore et toujours des brebis galeuses dans toute religion.

    « c’est l’homme qui interprète mal la parole de dieu », est en effet une absurdité : il ne s’agit pas de l’homme, mais du pouvoir (religieux/politique) ; et Dieu n’a jamais parlé à personne.

    Alors laissons libre cours à notre croyance, à notre spiritualité et vivons pleinement heureux.

    • … et en toute innocence jouons la politique de l’autruche en feignant d’ignorer toutes les ignominies commises en « son nom » jusqu’au jour où… la charria s’imposera à nous mais il sera peut-être trop tard pour faire machine arrière.

      Au fait dans mon réquisitoire contre les religions j’ai oublié ces bons apôtres qui sont allés en Afrique évangéliser ces horribles barbares qui vivaient – ô seigneur – dans l’ignorance de dieu pour leur apporter la bonne (et sainte) parole et combattre les croyances locales.

      Question : pourquoi dieu a-t-il laissé dans l’ignorance de son existence une flopée de ses enfants entre autre en Amérique du Sud et pourquoi les religions abrahamiques se sont telles développées uniquement dans le bassin méditerranéen ?

  3. Bon d’accord, depuis la nuit des temps, cycliquement et alternativement, toutes les religions se sont, un siècle ou l’autre, un jour ou l’autre, et jusqu’à aujourd’hui, rendues coupables de crimes contre l’humanité.
    On ne va pas en faire une pendule !
    En revanche, que quelques gaulois réfractaires se permettent de promener l’effigie de la tête à Macron au bout d’un pique, voilà qui est un scandale au-delà de ce qui est permis :

    https://www.nouvelobs.com/justice/20200128.OBS24038/la-colere-froide-de-robert-badinter-face-a-l-image-de-la-tete-de-macron-au-bout-d-une-pique.html

  4. L’adolescente s’est lâchée et alors ? On n’a vraiment rien d’autre à faire qu’à en remplir la scène médiatique. Il va falloir encore en trouver combien des Mila ou des Greta pour faire trembler le microcosme et le macrocosme des gouvernants au point « qu’il ne manquait plus que » cette fois-ci encore…
    « polémique et confusion » pour occuper la scène, c’est cela qui importe à ceux qui en vivent n’est-ce pas !
    Bravo Nathalie pour la synthèse.

    Quelques petites remarques pour les commentaires :

    Inévitablement (c’est énervant à force), on a droit une fois de plus à longueur de pages ou d’écrans, le copiage des sourates les plus méchantes pour déglinguer les musulmans.
    D’une part il y a une croyance mythologique bien ancrée en Occident pour fermer l’oeil sur des versets très méchants pour faire du coran un livre fréquentable.
    D’autre part on exhibe des versets tronqués ou mal traduits les plus méchants. Ce qu’on oublie toujours de préciser, même quand on prend la plus « gentille » des traductions, c’est que ces versets sont toujours et sans aucune exception à la règle, même pour la confirmer, précédés ou suivis par d’autres versets qui en limitent la portée à :
    – soit à un contexte de légitime défense.
    – soit dans un contexte général de guerre déclaré et auquel cas le coran autorise à dresser des embuscades et attaquer l’ennemi par surprise.
    Par conséquent, sauf à demander aux méchants musulmans d’attendre patiemment dans la piété que les gentils civilisés viennent les massacrer, le coran recommande à ses fidèles le minimum de bon sens militaire en interdisant toutefois d’être les agresseurs :
    2-190 : Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne soyez pas des agresseurs. Allah n’aime pas les agresseurs !

    « les religions sont source de dissensions entre les hommes donc il faut éliminer toutes sortes de religion et de croyances divines »
    Sauf que l’athéisme a donné le socialisme, le national-socialisme, le communisme, donc la dictature, la pauvreté, l’inégalité, et la destruction. S’il dure aussi longtemps que l’islam, il le dépassera en nombre de morts qui lui sont directement imputables (270 millions pour l’islam, 100 millions pour le seul communisme, en moins d’un siècle). Crotte alors !

    Le christianisme, a contrario de toutes les idéologies et croyances, place la compassion comme valeur cardinale et surplombante. Jésus déclare : “Aimez-vous les uns les autres”, et il va encore plus loin en décrétant “Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux” Mathieu 5:44.
    Factuellement personne n’a jamais parlé comme lui avant…et après.

    Et le christianisme, quant à lui, vient en aide aux plus pauvres aux 4 coins du monde, quel que soit leur race ou leur croyance, et sans rien demander à l’Etat. C’est pourquoi on ne trouve pas d’équivalent, à quelques exceptions près, aux associations chrétiennes, qui viennent en aide aux pauvres dans le monde entier.

    Ben oui « l’effigie de la tête à Macron au bout d’un pique », c’est à vomir. Que veut-on glorifier la sauvagerie du peuple ou plutôt des meutes assoiffées de sang en référence à des périodes de notre histoire qui ne sont pas vraiment les plus glorieuses.

    • J’eusse aimé que le P.Q. n’eusse point été inventé et que, comme je le faisais chez mes grands-parents dans la cabane au fond du jardin j’utilise du papier journal pour … cela m’aurait permis de plagier Henri Janson : « Je vous ai lu ce matin, monsieur, d’un derrière distrait ».

      Je pense avoir rêvé, le christianisme berceau de tous les bienfaits de l’humanité et comme vous ne reculez devant aucun sacrifice vous faites dire à votre jésus tout un tas de belles et nobles paroles. Je vous rappelle néanmoins que les trois références aux religions abrahamiques sont des textes apocryphes… Pas moins de 60 rédacteurs différents pour le coran sur plusieurs dizaines d’années. Quant à vos affirmations non étayées comme quoi on y trouve tout et son contraire…. je suis preneur.

      Quittez cette passion qui ne vous sied guère et revenait à plus de raison. Quand vous monterez là haut et si vous rencontrez Cabu et les autres, montrez leur votre papier. Je pense qu’ils auront d’autres arguments beaucoup plus « saignants » que les miens. Mais comme là haut n’existe que dans l’esprit des gens qui ont besoin de croire pour vivre … !

      • Vous pouvez toujours dire que Jésus est un Pédé et aussi un alcolo (ben oui, il y a toujours des histoire de pinard et il avait tout le temps soif), ça me fait rire et je ne crains pas les égratignures au contraire.

      • Nathalie M.P. Meyer ayant décrété que mes propos étaient nuls je me retire de cette conversation mais note néanmoins au passage que personne parmi cet aréopage de sommités croyantes n’est capable de me dire pourquoi les trois religions abrahamiques sont apparues à quelques siècles près uniquement dans le bassin méditerranéen (un rayon à la pelle de 1000 km). Serait-ce que la vérité vous fasse peur ?

        Sur ce je vous souhaite un heureux W.E., que votre dieu vous bénisse et vous préserve du coronavirus finalement c’est bien cela le plus important !

      • Message perso. (en l’absence de la possibilité de vous envoyer un SMS). Bien que sans importance et totalement hors sujet sachez que j’ai été élevé dans un environnement catho. J’ai eu droit à tout (le baptême, le cathéchisme, la communion et tutti quanti). De mon temps (j’ai passé 70 balais) le mois de mai était le mois consacré à Marie. C’est lors d’un mois de mai quand j’avais dans les 10/11 ans que le curé a mis dans mon esprit de gamin une graine qui quelques années plus tard a fait de moi un farouche défenseur de l’athéisme. Il a dit cet irresponsable que la vierge Marie était notre mère. Mesurez-vous, chère madame, le séisme que cela peut faire à l’intérieur du crâne d’un enfant ? Ta mère n’est donc pas ta mère… Ta mère, ta véritable mère t’envoie dans un milieu qui te dit qu’elle n’est pas ta mère (c’est l’interprétation faite par l’enfant). Comment appelle-t-on cela ? Ne serait-ce pas de la manipulation ? N’est-ce pas pénalement condamnable ? Et après cela j’apprends que Barbarin n’est pas condamné ! N’y a t-il pas là matière à s’insurger plutôt qu’à déblatérer comme nous le faisons sur le pseudo dérapage de la Beloubet (je suis d’accord avec vous).

  5. Le plus grave, dans cette histoire invraisemblable, est que cette personne est professeur de droit, et pire, considérée comme une sommité dans sa profession. Ça démontre l’incroyable naufrage intellectuel et moral dans lequel se trouvent nos universités. Ça commence à faire peur. En tous les cas, cela montre qu’il ne faut pas compter sur les cadres de ce pays pour le redresser. Ils doivent partir, c’est une question de salubrité publique. C’est sans doute parce qu’ils sentent le vent du boulet qu’ils vont tenter de museler le pays. Ils mettent le pied dans ce que René Girard appelait la « montée aux extrêmes ». Très inquiétant.

    • Qui peut croire que notre ministre, professeure de droit, ancienne membre du Conseil Constitutionnel se soit plantée ? Personne sauf les naïfs.

      Voilà un ballon d’essai pour rattraper la jurisprudence Houellebecq du 17 septembre 2002 (affaire ayant vu l’écrivain être relaxé après avoir été attaqué en justice par différentes associations pour avoir notamment déclaré «La religion la plus con, c’est quand même l’islam.»)

      On ne leur a rien demandé mais comme ils ont la plus haute préoccupation du sociétal et des droits de l’homme il faut que liberté religieuse soit non seulement un droit fondamental, mais que la religion soit un attribut de la personne, la rendant de facto inattaquable sans provoquer une réaction judiciaire. C’est dans la tendance…

    • Je ne crois pas; je pense au rasoir d’Hanlon:

      « Ne jamais attribuer à la malveillance ce que la bêtise suffit à expliquer »

      Elle a beau être super qualifiée, avec de l’expérience, ça n’immunise pas contre la bêtise.

      • @douar, vous m’ôtez les mots de la bouche, merci.
        J’essaie souvent de lutter contre un tropisme naturellement conspirationniste, en me raccrochant au principe du rasoir d’Hanlon. J’aurais en effet une tendance naturelle à penser qu’une telle stupidité ne soit pas possible, et que ces paroles fassent partie d’un plan plus vaste.
        L’essence de la république (j’ai parfois furieusement envie d’écrire: « le régime ») est profondément anticléricale. Depuis toujours, elle n’a eu de cesse que de tenter d’éradiquer son principal rival au poste de seul maître à bord (état-éducateur, état-maman, état-nounou, mais aussi état-père-fouettard si nécessaire). Ce rival étant bien sûr le christianisme, pourtant le fondement de notre façon de penser occidentale. Je vous renvoie aux ouvrages d’auteurs tels que Philippe Némo, qui le décrit beaucoup mieux que moi.
        Bref, il est possible que madame Belloubet ait en tête cette volonté de nuire au catholicisme rémanent précisément en lâchant la bride à l’islam, afin que le bon peuple finisse par haïr toutes les religions, et participe ainsi à nuire à l’Eglise catholique. La réaction de monsieur Liard ici plus haut pourrait d’ailleurs en être l’illustration. Il faudrait voir si elle fait partie d’une célèbre confrérie anticléricale (mais peut-être dit-on cousoeurie, je m’y perd dans leurs trucs).
        Je préfère ne pas me prononcer sur ses intentions, mais pour revenir à mes propos, quelle qu’en soit la raison, les propos de madame Belloubet confirment malgré tout l’état de délabrement de nos universités…
        Quand aux propos de Liard, et tant qu’on est à s’échanger des principes, je vous suggère la loi de Brandini: « La quantité d’énergie nécessaire pour réfuter du baratin est beaucoup plus importante que celle qui a permis de le créer ». Personnellement, je ne perds plus mon énergie à réfuter des arguments de mauvaise foi.

      • @ Pierre 82

        Il s’agit en fait de la loi de Brandolini, qui rend beaucoup mieux en anglais qu’en français :

        « According to the bullshit asymmetry principle, the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it. »

        L’original italien est très bien aussi :

        « Teoria della montagna di merda »

  6. Puisque nous en sommes aux citations , la posture de Mme Belloubet pourrait trouver un sens dans celles-ci « On doit la vérité aux gens intelligents, mais on doit le mensonge aux imbéciles  » et « Parfois le mensonge exprime mieux que la vérité ce qui se passe dans l’âme  »
    En effet contrairement a vous je ne pense pas que la réaction de la ministre de la justice soit une betise ( meme si factuellement ce serait plutot une grosses connerie ), mais dans son cas la conviction profonde, de considérer toutes minorités revendiquées comme victimes se devant d’etre protégées quelques soit les circonstances, ou les exactions et par quelques moyens que ce soit (dans le cas présent sophisme, mensonge )

    • « contrairement a vous je ne pense pas que la réaction de la ministre de la justice soit une betise » :
      Ah non, je ne pense pas que sa réaction soit juste une « bêtise ». En ce qui la concerne, j’ai écarté tout facteur d’ignorance, si vous avez bien lu. Et sa pseudo justification ultérieure le confirme. C’est bien l’idéologie qui parle ici.

      • Il y a gourance , maldonne , je partage votre point de vue et de maniére générale la pertinence de vos propos. Mon intervention s’adressait à Pierre82 et douar qui justement attribuaient l’intervention de la ministre à une maladresse ou à une défaillance temporaire du jugement, ce que comme vous je ne crois pas. Elle n’a fait qu’exprimer sa conviction profonde .
        Mon béotisme aussi bien dans les interventions sur un blog que sur la maitrise de l’expression écrite doit expliquer cette dissonance

      • Si effectivement, ses propos sont idéologiques, ce serait encore plus grave. Mais évidemment, ça nous balance dans le camp maudit du conspirationnisme.
        Une autre possibilité serait qu’au fond, cette caste n’en a rien à battre de ces problèmes de sans-dents. La seule chose qui les intéresse, c’est d’arranger les bidons pour des coups financiers tordus, et c’est ça principalement qui l’anime. Ce ministre de la justice occuperait le plus clair de son temps à organiser la loi pour qu’elle se plie dans l’intérêt de sa caste.
        Mais franchement, mon idée n’est pas du tout tranchée au niveau des intentions, je n’ai pas accès à ses pensées. Et d’ailleurs, cela ne revêt qu’une importance secondaire: le plus désastreux est que ces personnes sont là où elles sont, qu’elles nous mènent dans le mur, et c’est ça qui est grave… j’espère juste qu’un jour arrivera où ces gens seront devant un tribunal, et qu’ils seront sommés de s’expliquer.

      • Je ne suis d’ailleurs pas le seul à penser que l’exécutif se fiche complètement du régalien. Ils ont autre chose à foutre que de s’occuper de ces problèmes de sans-dents. Ils sont juste là pour se gaver, se remplir les poches, et aider leurs petits copains contre monnaie sonnate et trébuchante.
        Ce n’est ni de l’incompétence, ni de la de l’idéologie. Juste du foutage de gueule, qui commence à ressembler à de la haute trahison.

        https://youtu.be/9FDGJkaanYU

  7. Je sais que je vais choquer certains mais pour moi toute forme de religion et j’y englobe le marxisme,l ecologisme à partir où l on pense détenir une vérité conduit à l intolérance
    Je connaissais un marxiste qui disait ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous et une autre belle parole pour la tolérance il y des maisons
    Pour ma part je n arrive pas à croire en une vérité quelconque.

  8. Les partis politique ne disent mot ?
    Donc ILS SOUTIENNENT ‘le coran’
    Donc, remplacez à la fin de la phrase ci-dessous l’entre-parenthèse par le nom du parti politique ou du chef de l’État ou ministre !

    « Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’à en faire un grand carnage, et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits. » (Coran 17/4)

  9. Merci Nathalie de vous faire le relai de cette déplorable affaire (bien naturellement édulcorée par nos pouvoirs publics et leurs media affidés), avec la sagacité et la pertinence que nous vous connaissons.

    Moult précédents témoignent que le pouvoir régalien est en berne et totalement discrédité alors qu’il devrait être le seul rôle de l’état, qui se dilue et s’immisce dans tous les rouages de la vie citoyenne.

    Quid de ce pouvoir ? Tiens la Police, plus prompte à s’égayer sur notre réseau routier qu’à se trouver où il le faudrait vraiment.
    Ses attributions se bornent désormais à être la garde prétorienne de la macronie en place et les auxiliaires zélés de la prédation fiscale.

    La Justice ? Tiens donc. Après le mur des cons au CSM, il m’était apparu évident qu’aucune illusion n’était à se faire sur l’impartialité de la justice, totalement clavetée. Si toutefois nous pouvions encore douter.

    Je commence à me lasser furieusement de ces censure et indignation à géométrie très variable et fort sélectives. De cette considération doctrinaire et clientéliste accordée à des faits qui seront plus ou moins divers selon leur provenance.
    De ce désaveu massif de tout ce qui dépasse de ce lissage idéologique.

    La séparation des pouvoirs, quelle vaste blague. Seuls les livres d’Histoire y croient encore.

    Liberté égalité fraternité. Il n’y a que sur les frontons de nos édifices publics que c’est authentique.

    Liberté d’expression totalement bafouée. Le musellement est en place par l’entremise des officines de propagande télévisuelle ou de presse.

    Égalité ? De qui, desquels ? Il semble qu’il y en ait qui soient plus égaux que d’autres, pour reprendre une formule, et surtout qui le pensent ardemment.

    Fraternité ? Justement Mila vient d’en faire une agréable expérience. En mettant peut-être sa vie en péril dans une indifférence polie de nos gouvernants si prompts à l’invective lorsque c’est plus opportun.

    La démocratie s’écrit désormais en France avec deux S.

  10. Conclusion pour moi :

    Il est donc un fait qu’il s’agit d’intimider fortement tous ceux qui auraient à l’avenir idée d’insulter cette religion, y compris nos enfants à l’école ou ailleurs.

    Et un gros appel du pied électoraliste à la veille des municipales en promouvant l’idée d’une loi pour toute insulte à la religion est tout à fait opportun.

    Pourtant chez nous la religion est affaire privée et pas projet de société donc il y inversion manifeste et majeure de nos valeurs.

    On reconnait ainsi ouvertement au plus haut de l’Etat que certains français de confession musulmane seraient incapables d’accéder aux principes et idéaux universels de nos mœurs républicaines.

    Si nous étions un peuple respecté et protégé par ses représentants, Mme Belloubet serait démissionnée pour tentative de trahison de nos valeurs républicaines.

    En tout cas la preuve une fois de plus que nos gouvernants sont à des années-lumière de déclarer la charia illégale sur tout le territoire ! Aucune illusion à se faire chez nous en tout cas, nous resterons soumis à cette dictature menaçante, comportements, prêches, intimidations, attentats etc…

  11. Etant donné l’état catastrophique de notre psychologie collective (sur ce sujet, comme sur beaucoup d’autres d’ailleurs), et étant donné que nous sommes gouvernés par une équipe de bras cassés (dont Belloubet est un membre éminent) qui sont les dignes représentants de cet état, je ne vois actuellement pas de solution au « problème de l’islam » en France, dont l’affaire Mila est une belle illustration. La seule méthode serait la chinoise, et on en est à des années-lumières…
    Quoi qu’il en soit, les réactions aux propos de Mila (menaces de mort, etc) sont une preuve accablante que ce qu’elle dit est vrai, même si elle le dit un peu rudement, avec les mots de son âge. Bizarre qu’on parle uniquement de la façon dont elle s’est exprimée, et jamais du contenu. L’islam est-il une « religion de merde », oui ou non, là est la vraie question. Ça mériterait un grand débat sur France 2.

    • Débat sur France 2 NON ! Référendum OUI car cette question devient chaque jour plus cruciale et cela concerne maintenant tous les Français et les personnes résidentes en France et je dirais même en premier les Musulmans de France (et pas Français) car l’immense majorité vivent et veulent vivre leur religion paisiblement (mais comme toujours elle représente la majorité silencieuse et ce n’est pas un micro trottoir savamment orienté et filtré comme on le voit en permanence sur les médias qui va nous donner la réponse).

  12. Elle est courageuse, Mila. Aller à la télévision pour dire qu’elle maintient son point de vue, à son âge, et vu en plus qu’elle est homosexuelle… bien des politiciens pourraient en prendre de la graine.

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