Concilier vaccination et liberté

Au rayon des records douteux qui valent régulièrement à la France le titre de championne du monde, on commence à bien connaître le niveau cataclysmique de ses dépenses publiques et de ses prélèvements obligatoires. Mais la singularité française dépasse largement ce cadre comptable. Mercredi 19 juin dernier, on apprenait via une vaste étude réalisée en 2018 par l’institut Gallup pour le compte de l’ONG Wellcome que la France est le premier pays sur 144 pour la défiance de sa population vis-à-vis de la sûreté (safety) des vaccins (33 %).

Situons les acteurs. Wellcome est une ONG britannique qui s’est donné pour but « d’améliorer la santé en aidant les grandes idées à prospérer ». Fondée par Henry Wellcome, qui fut également à l’origine de la firme pharmaceutique Burroughs Wellcome, elle n’a plus aucun lien avec cette dernière depuis 1995 suite à la vente de toutes ses parts à la compagnie Glaxo devenue depuis GlaxoSmithKline.

Quant à l’étude, elle a porté sur l’avis des populations à l’égard de la science, à l’égard des établissements et des professionnels de santé, à l’égard des institutions qui vulgarisent les informations médicales et scientifiques (journalistes compris) et à l’égard de la vaccination. Pour ce faire, l’Institut Gallup a collecté et analysé les réponses données à 30 questions par 140 000 personnes réparties dans 144 pays. Vous trouverez ici la liste des questions et les résultats par pays (sélectionner le pays voulu avec la flèche située en haut à droite de « USA »).

Ainsi, la France se distingue. 33 % des personnes interrogées pensent que les vaccins ne sont pas sûrs (1er rang) et 19 % pensent qu’ils ne sont pas efficaces (2ème rang). Ce résultat n’est pas nouveau. Déjà en 2016, une étude de moindre ampleur mais portant néanmoins sur 65 000 personnes dans 67 pays montrait que 41 % des Français sondés estimaient que les vaccins n’étaient pas sûrs (record mondial) et que 17 % doutaient de leur efficacité.

On observe également que ce résultat dépend finalement assez peu des critères d’âge, de sexe, de lieu de résidence, de niveau d’études ou de situation parentale des sondés. Selon les cas, il varie de 30 à 37 %, indiquant ainsi que cette défiance est très solidement implantée dans tous les recoins de l’opinion française (voir graphiques Wellcome ci-dessous, cliquer pour agrandir).

                             

Enfin, l’on peut dire que ce résultat est préoccupant, et on le dit d’autant plus que l’étude Gallup révèle en outre que la France a l’honneur tout relatif de figurer dans le top 10 des pays où la résurgence de la rougeole a été la plus forte en 2018 (voir tableau ci-dessous). Au niveau mondial, on a recensé 136 000 décès en 2018 ainsi que 229 000 cas déclarés contre 170 000 en 2017, soit + 35 %. Jusqu’en 2016, cette maladie était en diminution et elle avait même été éradiquée dans de nombreux pays depuis l’an 2000.

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Contrairement au choix, par exemple, de consommer de la drogue, la vaccination a ceci de particulier que la décision personnelle de ne pas se faire vacciner ou de ne pas faire vacciner ses enfants entraîne non seulement un risque sanitaire pour soi mais également pour les autres.

En effet, le vaccin protège directement l’individu et il protège indirectement l’ensemble de la population, même les personnes trop fragiles pour recevoir le vaccin comme les nourrissons ou certains malades dont le système immunitaire est très diminué, si la couverture vaccinale est suffisante pour empêcher la maladie de se propager. Cette protection indirecte s’appelle l’immunité grégaire.

Dans le cas de la rougeole, maladie très contagieuse qui peut devenir mortelle et contre laquelle il n’existe aucun traitement curatif, la couverture vaccinale optimale est de 90 à 95 %. Pour des maladies moins contagieuses telles que la polio, la couverture nécessaire tombe à 85 % et pour la grippe à 75 % pour les populations vulnérables.

Dès lors que le nombre de décisions individuelles de ne pas se faire vacciner entraîne une baisse de la couverture en-dessous du taux nécessaire, le risque de résurgence des maladies apparaît. On voit donc combien le scepticisme vaccinal installé en France pourrait altérer négativement l’immunité grégaire s’il devait se matérialiser en baisse effective de la couverture vaccinale – on en voit d’ailleurs déjà les effets indésirables avec la rougeole.

La question qui se pose alors à nous est de voir comment l’on pourrait concilier les immenses bienfaits avérés de la vaccination sur la santé publique avec le respect des libertés individuelles.

Une question que notre ministre de la santé Agnès Buzyn a éludée. Elle a préféré adopter la position radicale qui consiste à rendre obligatoires tous les vaccins, l’idée sous-jacente étant de dire que le refus de la vaccination porte atteinte à la santé des autres.

En conséquence, 11 vaccins sont dorénavant obligatoires en France pour les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018. Les enfants nés avant cette date continuent à relever du calendrier vaccinal précédent qui instaurait 3 vaccins obligatoires (diphtérie, tétanos, polio) et des recommandations pour les 8 autres, dont le fameux ROR ou Rougeole-Oreillons-Rubéole qui est l’un des éléments cruciaux de la contestation antivax comme on va le voir.

Paradoxalement, ce bond de 3 à 11 vaccins obligatoires annoncé dès 2017 a probablement joué dans le sens d’une défiance encore accrue vis-à-vis de la vaccination. Mme Buzyn ayant travaillé pour des laboratoires pharmaceutiques tout en exerçant des fonctions dans l’administration de la santé, il n’a pas fallu longtemps pour que sa décision soit interprétée comme un acte de connivence visant à enrichir l’industrie plutôt que comme un acte de santé publique. Cet argument n’est toutefois pas des plus solides dans la mesure où ces nouveaux vaccins obligatoires étaient déjà couramment utilisés lorsqu’ils n’étaient que recommandés.

En revanche, on ne peut nier que les autorités sanitaires françaises ne se sont pas toujours montrées très avisées – litote – en ce qui concerne la gestion des vaccinations. Le gigantesque fiasco de la vaccination contre le virus grippal H1N1 lors de l’hiver 2009-2010 est encore dans toutes les mémoires, et il n’est certes pas de nature à rassurer sur les décisions des pouvoirs publics. Incompétence, connivence, on ne sait trop, mais comment faire confiance quand l’Etat a à coeur de saboter tous ses projets les plus ambitieux ?

[Par principe de précaution, la ministre de la santé de l’époque Roselyne Bachelot avait fait commander 94 millions de vaccins. Alors que l’OMS avait annoncé dès le 20 novembre que l’épidémie refluait, elle n’a envisagé la réduction des commandes qu’un mois plus tard. Bilan : seulement 6 millions de doses furent utilisées, certaines purent être vendues, d’autres détruites mais 44 millions furent bel et bien payées aux laboratoires pour un total de 382,7 millions d’euros.]

Outre la méfiance assez justifiée envers les incuries répétées de l’Etat, l’hostilité aux vaccins relève également de la contestation politique anti-capitaliste qui s’exerce tout particulièrement contre les grandes firmes pharmaceutiques comme elle s’exerce également contre les groupes de la chimie dans le domaine des pesticides et des herbicides (cas du glyphosate, notamment). Le schéma accusatoire est toujours le même : ces entreprises accumulent les profits au détriment de la santé des personnes et de la bio-diversité.

Troisième axe de l’argumentation anti-vaccins : la position « scientifique ». En 1998, une étude menée par le chercheur britannique Andrew Wakefield sur 12 enfants suggérait un lien entre le vaccin ROR et l’autisme. Outre que la cohorte de 12 était beaucoup trop faible pour établir quoi que ce soit et outre que l’éthique de la recherche sur des enfants fut abondamment bafouée, les conclusions de l’étude s’avérèrent surtout frauduleuses car basées sur des données falsifiées. La revue The Lancet dépublia l’étude et Andrew Wakefield fut radié de l’ordre des médecins britannique.

Depuis, aucune des études menées sur des populations beaucoup plus nombreuses n’est parvenue à établir un lien entre ROR et autisme.

De la même façon, la présence de sel d’aluminium, adjuvant utilisé dans les vaccins afin d’en renforcer l’efficacité, est activement contestée par le mouvement antivax français malgré l’absence de preuve scientifique démontrant la causalité entre l’absorption de ce produit et la survenance d’effets secondaires graves. Dans un rapport de 2016, l’Académie nationale de Pharmacie soulignait en conclusion que :

« Même si certaines manifestations cliniques sévères ont pu être associées à des injections vaccinales, aucun lien de causalité n’a pu être établi, à ce jour, avec les adjuvants aluminiques, d’autant que ces manifestations paraissent limitées dans le temps (non identifiées avant 1990 et semblant en extinction depuis 2012) et dans l’espace (la France a cumulé la quasi-totalité des cas décrits dans le monde). »

« L’Académie nationale de Pharmacie réaffirme avec force que le rapport bénéfice/risque est très en faveur de l’utilisation des adjuvants aluminiques et insiste sur l’apport majeur de la vaccination dans le domaine de la santé publique. »

En juillet 2018, le LEEM (l’organisation professionnelle des entreprises du médicament) adoptait la même position.

Il n’en demeure pas moins que le lien ROR-autisme et le cas des sels d’aluminium continuent à servir d’argument massue au mouvement anti-vaccin, un peu comme l’étude Séralini sur des rats nourris au maïs transgénique NK603 de Monsanto présentant une bonne tolérance aux glyphosates a été complètement désavouée mais continue à inspirer les anti-OGM et les anti-glyphosate.

Aussi, compte-tenu de ces trois axes de défiance – gestion assez régulièrement aberrante de l’Etat, anti-capitalisme et croyance « scientifique » erronée – il me semble que le retour de la confiance vaccinale ne pourra passer que par :

1. Un changement complet d’attitude des autorités de santé, c’est-à-dire une attitude irréprochable des ministres et autres directeurs de telle ou telle administration au regard des conflits d’intérêts et de l’utilisation des fonds publics, pas seulement dans une charte de la transparence, mais surtout dans les faits ;

2. Une amélioration de la qualité des débats publics sur ce sujet : récemment, h16 soulignait à juste titre qu’Elise Lucet se lamentait de la recrudescence des cas de rougeole, mais elle ne fut pas la dernière à tirer à tort et à travers sur les Big Pharmas qui fabriquent les vaccins, de la même façon qu’elle n’a jamais hésité à raconter absolument n’importe quoi sur le glyphosate ou sur les pesticides.

On se souvient notamment que dans son émission Cash Investigation, la conclusion de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) « Plus de 97 % des échantillons alimentaires analysés contiennent des résidus de pesticides dans les limites légales » est devenue « 97 % des produits alimentaires contiendraient des résidus de pesticides. »

Oh, la belle déontologie journalistique ! A ce sujet, l’étude Gallup indique d’ailleurs que les Français interrogés sont 52 % à ne pas faire confiance aux journalistes, soit le second rang des pays de l’OCDE.

3. Et par le respect de la liberté d’expression de tous. Aux antivax que certains voudraient interdire de parole, il convient de répondre par des arguments. Tous ne seront pas convaincus, mais seul un débat riche, ouvert, dénué d’anathèmes et rigoureux du point de vue scientifique permettra de restaurer une écoute constructive tandis que les interdictions et les bannissements ne réussiront qu’à braquer encore plus les opposants.

Pour ma part, je suis admirative de ce que les vaccins ont apporté au développement humain depuis la fin du XIXème siècle. Et comme libérale, je pense qu’il faut rechercher la couverture vaccinale optimale sans avoir à tirer les gens par les cheveux pour qu’ils se fassent vacciner, mais en montrant comment des maladies mortelles ou très handicapantes ont été éradiquées de cette façon et continuent à l’être grâce aux efforts scientifiques (et financiers, eh oui) des entreprises pharmaceutiques.

Je pense en particulier aux « maladies tropicales négligées » (NTDs en anglais) qui affectent surtout les populations pauvres d’Afrique et d’Asie. Elles concernaient 47 000 personnes sur 100 000 en 1990 et ce taux est tombé à 27 000 en 2016 grâce aux traitements et vaccins mis à disposition gratuitement par les fabricants dans le cadre d’une initiative soutenue par la Fondation Bill & Melinda Gates. Une belle promesse d’avenir.


Illustration de couverture : Vaccins – Photo istock.

 

19 réflexions sur “Concilier vaccination et liberté

    • La transmission orofécale de la polio est impensable désormais en France grâce à l’assainissement et à l’eau potable, la maladie est elle-même confinée dans quelques lointaines régions… La vaccination est néanmoins obligatoire chez nous. Logique?

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      • @ Zelectron : les migrants sont en principe soumis au même calendrier vaccinal que nous. La difficulté, c’est de savoir quel est leur statut vaccinal en arrivant, car l’hyper vaccination n’est pas recommandée non plus. Que ce soit au niveau de l’OMS, de l’UE ou de la France, il existe des protocoles spécifiques.

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      • @Nathalie,
        Robert Marchenoir nous rappelle fort justement que nous sommes passés de 3 à 11 vaccins obligatoires : pour sûr les affections qu’ils sont censés combattre montrent à l’envie une démonstration « rigoureuse » de génération spontanée (des maladies qui ne viennent de nulle part)

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  1. La médecine française comme beaucoup (trop) de secteurs est la meilleure du monde, c’est pourquoi elle ne considère pas que les médicaments prescrits puissent être approvisionnés en dehors de nos frontières pour nous guérir. Au passage la mafia d’autorisation de mise sur le marché freine des 4 fers pour tout ce qui pourrait bouleverser la donne sur notre territoire : le racket médico-pharmaceutique est ainsi parfaitement organisé.
    En outre, les grandes portes ouvertes à l’émigration ne sont pas tout à fait ce qui se fait de mieux quant à la sécurité sanitaire française y compris celle issue de chez nos voisins.

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  2. Si la Sécurité Sociale ne remboursait plus les soins aux non vaccinés quand par malheur les maladies évitables grâce « au principe de précaution » les affecte cela calmerait peut-être le jeux !!! Il faudrait par ailleurs évoquer la « mise en danger de la vie d’autrui ». Le plus amusant est que ces récalcitrants sont par ailleurs de chauds partisans de toutes les initiatives « citoyennes ». Cherchez l’erreur.

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  3. La polio avait quasiment disparu avant l’apparition du vaccin, grace à l’amélioration de l’hygiène et de la potabilité de l’eau de boisson principalement. L’étude des courbes et statistiques est formelle à ce sujet. Le vaccin ne guérit pas la polio mais crée des maladies qu’on appelle polio-like (recherchez sur google, je vais pas vous macher le boulot) pour ne pas avouer que ce vaccin est nocif et donne la polio à ses pauvres victimes.

    Le vaccin anti-tetanique est inutile car le tetanos est non-imunisant. Preuve en est qu’en cas de risque de tétanos, une injection anti-tetanique est systématiquement pratiquée, quelle que soit l’ancienneté de votre vaccination ou rappel de vaccination.

    L’etude de populations non-vaccinées à grande échelle (les amish) démontre une mortalité inférieure, la quasi-absence d’autisme, un système immunitaire plus efficace permettant un nombre de maladies type grippes, bronchites, etc. inférieur de plusieurs centaines de % par rapport à des polulations equivalentes vaccinées.

    Une infirmiere française a été indemnisée après que le vaccin contre l’hépatite B lui ai causé une myofacitte à macrophages. Le rapport de causalité a été reconnu par la justice française.

    Bref, chacun croit ce qu’il veut. Tout ce que demandent les « anti-vaccins » , même libéraux comme moi, c’est d’avoir la liberté de ne pas injecter de produits nocifs dans leur corps ou celui de leurs enfants. Ceux qui veulent se vacciner sont libres de le faire, pas de nous l’imposer.

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    • Ce que vous ne voulez pas comprendre, c’est que c’est votre choix de ne pas être vacciné.
      Par contre, ce n’est pas le choix des immuno dépressifs , qui ne peuvent être vaccinés avec certains vaccins de ne pas être protégé de ces maladies par la faute de certains, qui continuent de propager ces maladies.
      Quand je vois qu’au Costa Rica, les français sont désormais considérés comme des demeurés car des français ont réintroduit la rougeole qui avait été éradiquée, je dis, bravo.

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  4. L’objet n’est pas de dénigrer la vaccination qui a factuellement amélioré l’état sanitaire de beaucoup de populations. Néanmoins on peut s’interroger sur l’énorme amélioration de l’hygiène concomitante qui relativise en proportion les apports de la vaccination. D’ailleurs s’il n’est pas opportun de dénigrer le passé, il serait plus pertinent de s’interroger sur l’intérêt de la vaccination dans un environnement futur et sur des moyens moins intrusifs en matière de santé individuelle.
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mes-chers-confreres-parlons-200230

    Une explication à la défiance en général et à celle des français en particulier, outre celle de la rendre administrativement obligatoire, est peut-être aussi le manque de transparence sur les effets secondaires. Car pour toute prise de médicament quelque soit le moyen, il y a des effets secondaires. Alors pourquoi les cacher et susciter ainsi des soupçons ?
    En Allemagne ou en Suisse, la vaccination n’est pas obligatoire et du coup, il y a moins de défiance. Les allemands n’ont pas peur de réaliser et publier des études sur les liens entre vaccination et santé sans aller pour autant, jusqu’à porter des soupçons sur des relations avec l’autisme.

    Là aussi sur l’évolution de la santé des enfants, il peut y avoir des causes multifactorielles et la vaccination si elle peut être une des causes, n’est pas forcément celle prépondérantes.
    Enfin une autre observation statistique qui peut être facilement faite, est que, au moins pour les habitants des pays économiquement avancés et dans un état de santé et de nutrition optimaux, nous sommes assez peu exposés à la plupart de ces maladies. Les cas de rougeoles répétés en boucle concernent des populations d’immigrés aux US et de plus on n’en meurt pas sauf très rarement pour des enfants déjà en déficience particulière. D’ailleurs l’intérêt de la vaccination pour la rougeole est plutôt faible :
    https://www.alternativesante.fr/vaccins/les-dessous-de-la-couverture-vaccinale-fausse-protection-vrais-dangers

    Enfin pour toutes ces maladies, nous sommes pour la majorité d’entre nous (environ 80 %), naturellement immunisé. Ma fille a eu une rougeole carabinée et son frère qui la côtoyait quotidiennement n’en a jamais eu strictement aucune manifestation ; idem autrefois pour mon frère atteint d’une coqueluche spectaculaire et moi-même rien absolument. Preuve que nous sommes encore très ignorants des comportements de nos organismes et de leur résistance individuelle aux agressions virales. D’ailleurs si cette faculté n’existait pas, l’humanité aurait totalement disparu !
    Alors pourquoi sur ce constat statistique 80-20 %, ne pas développer et rendre obligatoires les tests d’immunité et n’employer le vaccin que pour les résultats négatifs ?
    https://www.e-sante.fr/test-pour-detecter-immunite-contre-tetanos/actualite/1497
    https://dhsprogram.com/pubs/pdf/FR158/14Chapitre14.pdf
    http://www.infovaccin.fr/zoom_diphterie.html
    Sachant que la durée de vie produite par un antigène vaccinal, est toujours plus courte que celle des anticorps naturels. Ainsi on mettrait fin à toutes les polémiques et on réduirait tous les risques d’effets secondaires fantasmés ou avérés.

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  5. Ce qui est très rigolo, c’est que les Français sont infiniment plus arriérés que les Africains dans ce domaine. Ces derniers croient bien davantage dans l’efficacité et l’inocuité des vaccins. Forcément : eux, ils meurent en masse des maladies en question, donc ils ne peuvent pas se payer le luxe de tordre le nez devant les progrès de la science blanche…

    Par comparaison avec les Français, qui sont 33 % à juger que les vaccins ne sont pas sûrs, les Rwandais sont seulement… 2 % à professer cette opinion. Ce chiffre est de 3 % en Ethiopie, au Ghana et au Liberia, 4 % au Malawi et au Mozambique, 5 % au Nigeria, 6 % au Kenya, 8 % en Ouganda, 9 % au Botswana…

    Il en va de même dans d’autres pays du trou du cul du monde, comme le Tajikistan (0%, carrément), le Bangladesh (1 %), l’Inde (2 %), la Malaisie (3 %)…

    Plus près de nous, il est intéressant de noter le pourcentage des Européens qui trouvent les vaccins dangereux : 3 % en Hongrie et en Grèce, 6 % en Norvège, au Portugal, en Slovaquie et en République tchèque, 7 % en Espagne, 8 % en Bosnie et en Finlande, 9 % au Danemark, 12 % en Suède…

    En somme, pour avoir la tête sur les épaules, il faut être soit européen et pauvre, soit européen et scandinave.

    Finalement, un petit tour du côté des sales Anglo-saxons ultra-libéraux, et des autres grandes puissances. 7 % seulement des Australiens trouvent les vaccins dangereux, 8 % des Chinois, 9 % des Britanniques et 11 % des Américains (trois fois moins que nous, et pourtant ils ne manque pas de complotistes, chez eux).

    Parmi les grandes puissances, seuls les Russes, avec 24 % de soupçonneux, s’approchent de nous. Forcément : deux pays communistes ont des mentalités similaires.

    Le pourcentage des personnes qui jugent les vaccins dangereux est corrélé à celui des personnes qui les trouvent peu efficaces, avec des variations assez notables de part et autre de la droite de tendance. Voir le graphique interactif :

    http://tiny.cc/wjsm8y

    La France réussit à se distinguer sur les deux critères. Si nous sommes champions du monde pour estimer que les vaccins sont dangereux, seul le Liberia nous dépasse pour estimer qu’ils ne sont pas efficaces !

    Ce record du monde de la superstition est à rapprocher de la croyance des Français dans l’homéopathie, dont l’inefficacité et la charlatanerie ont été scientifiquement prouvés depuis près de deux siècles.

    Si l’on se penchait sur les chiffres, on constaterait probablement qu’il n’y a pas un seul autre pays au monde où l’homéopathie est aussi largement utilisée, où elle est remboursée par l’assurance-maladie, et où une proportion effarante de la population — et même des médecins ! — croit à son efficacité.

    On rapprochera également ce déplorable bilan des 50 % de Gilets jaunes qui sont anti-sémites (sondage IFOP sur le complotisme : https://jean-jaures.org/nos-productions/enquete-complotisme-2019-focus-sur-le-mouvement-des-gilets-jaunes ). L’anti-sémitisme étant le socialisme des imbéciles, comme chacun sait.

    De mon côté, je suis pour l’obligation vaccinale, bien entendu, de même que je suis pour le code de la route. C’est juste que passer de 3 à 11 vaccins obligatoires d’un seul coup, c’est un peu concon, s’il s’agit de dissiper les rumeurs complotistes. On aurait voulu donner du foin à manger aux enragés de l’anti-science, qu’on n’aurait pas fait mieux.

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  6. « Au niveau mondial, on a recensé 229 000 cas (de rougeole), dont 136 000 décès en 2018 » Pareil taux de létalité devrait déjà avoir entraîné la disparition de l’espèce humaine: révisez vos chiffres!
    « la décision personnelle de ne pas se faire vacciner ou de ne pas faire vacciner ses enfants entraîne non seulement un risque sanitaire pour soi, mais également pour les autres. » Affirmation largement serinée, mais sans fondement pour le tétanos (maladie non contagieuse et de plus non immunisante), la diphtérie et la polio en France (maladies éradiquées, réseaux d’eau potable et d’assainissement…). Néanmoins la vaccination est obligatoire pour ces trois valences.
    Dès lors que le vaccin n’apporte pas de bénéfice notamment collectif, l’obligation ne fait qu’étendre les risques si minimes semblent-ils.
    Lire le Dr Michel de LORGERIL « Les vaccins du nourrisson – Diphtérie, Tétanos, Poliomyèlite » ou le Pr Didier RAOULT « La vérité sur les vaccins »

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  7. Ah, tiens ! un autre factoïde rigolo. Il y a quelques années, j’ai demandé à mon médecin s’il était possible de me faire vacciner contre la tuberculose, vu la résurgence de cette maladie dans les pays développés (dont la France et les Etats-Unis), en raison de l’immigration de masse.

    Et mon médecin m’a répondu que non, en pratique, ce n’était pas possible. D’une part, la vaccination des adultes n’est obligatoire que pour certains personnels de santé (les fonctionnaires d’abord…), d’autre part, le bon vieux BCG d’antan n’est plus disponible. On ne trouve, difficilement, qu’un vaccin qui produit des effets secondaires fort déplaisants.

    Lisons quelques précisions amusantes ici :
    https://www.passeportsante.net/fr/Maux/examens-medicaux-operations/Fiche.aspx?doc=vaccin-bcg

    « Pendant longtemps, la vaccination contre la tuberculose fut obligatoire pour tous les enfants entrant en collectivité, mais depuis un décret de 2007, elle ne l’est plus. Elle est cependant fortement recommandée pour les enfants présentant un facteur de risque, à savoir :

    – les enfants vivant en Ile-de-France, en Guyane ou à Mayotte ;
    – les enfants nés dans un pays où la tuberculose est fortement présente ou dont un parent est originaire d’un de ces pays (Afrique, Asie y compris les pays du Proche et Moyen Orient, les pays d’Amérique Centrale et du Sud, les pays d’Europe centrale et de l’Est, Bulgarie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Portugal, Roumanie) […]. »

    Ah booon ?… les enfants vivant en Ile-de-France ont plus de risques que les autres d’attraper la tuberculose ?… comment se fait-ce ? est-ce le réchauffement climatique dû au diesel ? les ondes négatives émises par les maires socialistes de Paris ? l’amour du bacille de Koch pour le Louvre, l’Opéra et la haute culture ?

    Et le site ajoute :

    « Seule la forme pulmonaire de la tuberculose peut être contagieuse par voies aériennes, via les gouttelettes émises lors de la toux et des éternuements. »

    Emises par les immigrés illégaux dans les transports publics, par exemple.

    « Seules 5 à 10% des personnes contaminées par le bacille vont développer la maladie. »

    Oh ! ben si c’est 10 % seulement, alors c’est très très peu, effectivement… Une maladie qui avait été complètement éradiquée, et qui revient… comme c’est curieux.

    Et là, du coup, le vaccin n’est pas obligatoire… il n’est même pas possible quand on demande gentiment.

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