Faux steaks : bienvenue au pays de l’irresponsabilité organisée

Vendredi 7 juin dernier, RTL nous révélait le scandale des 780 tonnes de faux steaks hachés livrés depuis juillet 2018 à quatre associations humanitaires qui avaient commencé à les distribuer à des familles très démunies. En cause, une entreprise française qui a fraudé sur la composition de ses produits pour baisser ses coûts et augmenter ses marges. Pour le dire comme RTL : « Pour se faire de l’argent sur le dos des plus démunis ». Une preuve de plus qu’on ne peut décidément pas « laisser faire » les entrepreneurs ! Si ce n’est que le choix du fournisseur avait été validé par… une agence de l’État…

Dans le cas qui nous occupe, l’entreprises bretonne Voldis SAS qui devait fournir aux Restos du Cœur, à la Croix-Rouge, au Secours populaire et à la Fédération française des banques alimentaires des steaks hachés surgelés composés de viande de boeuf à 15 % de matière grasse pour un total de 5,2 millions d’euros a en fait livré une sorte de pâté à base de peau et de graisse mélangées à de l’amidon et du soja.

Selon le secrétaire national du Secours populaire, c’est seulement début 2019, lorsque la distribution effective des steaks a démarré, que les bénévoles ont commencé à avoir des doutes. Ils ont en effet repéré des traces de moisissure sur le produit :

« Il n’y en avait pas sur tous les lots et sur un plan gustatif, la différence n’était pas assez forte. Mais c’est ce qui a déclenché une alerte au niveau des pouvoirs publics et qui a permis de vérifier la composition des steaks. »

La santé des consommateurs n’est pas affectée, mais il est clair que la qualité nutritionnelle n’y est pas et qu’il y a tromperie sur la marchandise.

Des fraudeurs, des incapables et des enfoirés, il y a en a partout et le monde de l’entreprise ne fait certainement pas exception. En plus de Voldis SAS, une autre entreprise intermédiaire et un fournisseur polonais seraient également de la partie. Tous encourent deux ans de prison et 1,5 million d’euros d’amende pour tromperie et fraude en bande organisée.

Agnès Pannier-Runacher qui officie comme secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie Bruno Le Maire l’a martelé sur RTL (vidéo ci-dessous, six premières minutes) :

« Il est hors de question que ce type d’attitude se reproduise. C’est un message envoyé aux entreprises : c’est du pénal (…) On va transmettre au procureur. »

Et, ajoute-t-elle :

« Aujourd’hui, notre rôle, c’est la protection des consommateurs, c’est la lutte contre la fraude et c’est le fait de poursuivre toutes les entreprises qui ne jouent pas le jeu (…) »

Comme il est rassurant de savoir que l’État a à cœur de défendre nos intérêts et que les profiteurs et les méchants seront punis !

Mais l’histoire telle que je viens de la raconter et telle qu’elle a été rapportée d’abord par RTL n’est que la partie émergée d’un iceberg beaucoup plus complexe et beaucoup moins à l’honneur de la vigilance de l’État français que Mme Pannier-Runacher veut bien le dire.

Au départ était le Fonds européen d’aide aux plus démunis ou FEAD. Si les dotations nationales sont décidées par la Commission européenne, il revient à chaque pays de gérer son enveloppe :

« Les pays de l’UE sont libres de choisir, en fonction de leur situation, le type d’aide qu’ils souhaitent apporter (aide alimentaire ou aide matérielle de base, ou une combinaison des deux), et comment ils se procurent et distribuent les produits. »

.
Et c’est là que tout a commencé à déraper.

En France, c’est l’agence FranceAgriMer, un établissement public rattaché au ministère de l’agriculture, qui a la charge de dépenser les fonds selon la procédure des appels d’offres puis de faire parvenir les produits aux associations caritatives. Ces dernières assurent le stockage puis la distribution finale en direction des populations concernées auprès desquelles elles agissent au quotidien.

Le site Marianne qui a eu l’occasion de jeter un œil sur les appels d’offres a repéré plusieurs choses étonnantes. Tout d’abord, seul le prix semble avoir joué dans la sélection de l’entreprise Voldis SAS, alors que le FEAD exige en principe que des critères de qualité nutritionnelle soient respectés. Et de fait, le prix obtenu défiait toute concurrence pour ne pas dire tout bon sens : 3,46 € HT par kg quand les produits similaires les moins chers atteignent presque le double de ce prix.

Ensuite, Voldis SAS fait figure d’entreprise connue dans le milieu de l’attribution des fonds FEAD puisqu’elle avait déjà été sélectionnée de cette façon deux fois auparavant.

Enfin, il semblerait que les vérifications de conformité entre ce qui est commandé et ce qui est livré n’aient pas été conduites avec toute la diligence non seulement nécessaire, mais requise par Bruxelles.

Il se trouve qu’un audit réalisé en 2017 par la Direction générale de la cohésion sociale sur la gestion des fonds FEAD pointait une jolie palanquée d’à-peu-près dans les activités de FranceAgriMer. En 2016, la Commission européenne avait d’ailleurs placé la France en interruption de paiement tant les irrégularités étaient nombreuses. En cause, l’absence de transparence dans l’attribution des marchés publics, l’absence de lignes directrices relatives à l’éligibilité des bénéficiaires finaux et l’absence de procédures de contrôle interne et de prévention des risques. Entre autres.

Résumons sans s’abriter derrière la relative opacité lénifiante des tournures de phrases technocratiques : FranceAgriMer fait un peu n’importe quoi, au petit bonheur la chance, dans un invraisemblable méli-mélo de connivences par-ci et d’approximations par-là.

Et regardons les choses en face. D’après les premiers éléments de l’enquête, la fraude de Voldis SAS semble avérée et les poursuites que cette société encourt sont dès lors parfaitement justifiées. Mais ce serait survoler le problème que de ne pas voir combien l’ensemble du système des subventions dispatchées via une cascade d’autorités étatiques et d’intermédiaires qui ne prennent aucun risque personnel dans l’affaire est facteur d’irresponsabilité d’un bout à l’autre de la chaîne humanitaire en question.

Car qui est le payeur, finalement ? C’est le contribuable européen. Une partie de ses impôts arrive dans la grande lessiveuse indistincte des fonds européens, lesquels repartent vers les pays en fonction des politiques publiques européennes. Dans cette affaire, comme dans trop d’affaires où l’État sert de redistributeur, l’agence FranceAgriMer a pour seule finalité de distribuer de l’argent qu’elle n’a évidemment jamais eu le souci de gagner.

Quant aux associations humanitaires, elles se contentent aussi de recevoir des produits alimentaires qu’elles n’ont nul besoin de financer par la recherche de dons ou le mécénat (sauf éventuellement le coût du stockage).

Tout ceci contribue inéluctablement à diluer les responsabilités et émousser les exigences de qualité. Quand une personne a la charge de dépenser de l’argent qui ne lui appartient pas pour des bénéficiaires autres qu’elle-même, elle tend systématiquement à faire peu de cas du rapport qualité-prix. Or c’est exactement la position dans laquelle se retrouvent toutes les administrations publiques et c’est également la position des associations humanitaires dans ce cas précis.

Ajoutons que l’administration française n’en est pas à son coup d’essai dans le je-m’en-foutisme le plus absolu qui règne dans sa gestion des fonds européens. Récemment, on apprenait par exemple que les fonds Leader attribués à la France et censés être distribués dans le monde rural dormaient depuis des années dans les ministères et autres organismes étatiques parisiens pour de scandaleuses mais récurrentes questions de nullité informatique et d’organisation foireuse des services de l’État.

Idéalement, ces fonds et subventions ne devraient pas exister et les impôts qui les couvrent actuellement devraient disparaître, de même que les administrations qui s’occupent si mal de les gérer. Les associations humanitaires telles que les Restos du Cœur ou le Secours populaire ne devraient compter que sur leur capacité à intéresser des donateurs et des mécènes, qui seraient dès lors moins ponctionnés fiscalement et se retrouveraient donc avec une plus grande capacité de don.

Elles devraient ensuite avoir le choix direct et le contrôle direct de leurs fournisseurs, afin d’utiliser leurs ressources au mieux et dans le meilleur intérêt des personnes qu’elles aident, condition indispensable pour maintenir l’intérêt de leurs donateurs.

Bref, il faudrait remettre de la responsabilité dans le système. Mais comme je le disais au début, l’esprit puissamment étatique qui prévaut en France juge hautement impensable de « laisser faire » quiconque à sa guise. Nous sommes tous des fraudeurs potentiels et il convient que l’Etat se place systématiquement entre nous et toutes nos actions pour assurer justice, bonheur, égalité et lendemains qui chantent.

Qu’il en résulte gaspillages et échecs retentissants avec une régularité d’horloge n’entre jamais en ligne de compte, car c’est toujours l’intention – forcément belle et généreuse – qui compte, jamais le résultat – même s’il laisse beaucoup à désirer. Ça promet.


Illustration de couverture : viande hachée. Photo Pixabay.

16 réflexions sur “Faux steaks : bienvenue au pays de l’irresponsabilité organisée

    • FAUX STEAKS ET VRAIES ARNAQUES
      Sanctions à l’encontre des fonctionnaires des services de l’état du genre répudiation, non pardon licenciements pour fautes lourdes et ou au choix congédiement, destitution, éviction, expulsion, limogeage, mise à la porte, renvoi, révocation ?

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  1. Compter sur les entreprises pour aider à nourrir les démunis m’apparait peu libéral… Qu’elles permettent à de plus nombreux chômeurs de gagner leur croûte parait plus efficace. L’Europe de la redistribution est une véritable usine à gaz qui permet surtout aux frères de se graisser la patte les uns les autres. Il faut être bien naïf pour ne pas voir toutes les ficelles qui relient les responsables nationaux des ministères et internationaux de l’administration bruxelloise avec leurs correspondants économiques.
    Je m’étonne des termes du marché public de cette affaire et du contrôle de la prestation qui lui correspond. Peut-être veut -on habituer progressivement les démunis au « végan », d’un seul coup ils seront nourris comme l’élite. On voit le résultat sur le terrain de la « solidarité » d’Etat. Revenons à la charité…

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  2. Comme disait l’ancien président de la république « MoiJe », « Cela ne coute rien, puisque c’est l’Europe qui « paye ».
    En tout cas, quand les socialos franchoulliards et européens touchent à quelque chose, ils transforment tout en « eau de boudin », et s’arrangeront pour dire que c’est mieux que les « solutions » des « autres localistes ».

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  3. Comme quoi trop de libéralisme et pas assez de contrôle tue le libéralisme qui ne repose que sur le sens des responsabilités…. Et quand on voit la gabegie à tous les étages ce n’est pas demain la veille qu’on vivra dans un état libéral… La liberté a un prix.

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  4. Je ne vois pas où est le problème. La gaucho-sphère nous assourdit du matin au soir avec sa propagande anti-viande, les journaux sont pleins d’articles culpabilisateurs affirmant que manger des animaux, c’est quasiment être nazi, les bien-pensants nous vantent les qualités du steak vegan garanti 0 % protéines animales, quantité d’experts nous font la morale en nous expliquant que nous allons devoir nous nourrir d’insectes, « que nous le voulions ou non ».

    Soudain, des palanquées de pauvres et de sans-dents ont l’insigne privilège de se voir fournir, gratos, du bifteck haché merveileusement de gauche, parfaitement progressiste, écologiquement correct et durable jusqu’au bout des ongles, et ces ingrats s’en plaignent ?

    Qu’est-ce qu’ils veulent ? Du caviar ?

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  5. Bon évidemment avec cette histoire des steaks, comme ça touche la santé des pauvres démunis, on allume les projecteurs et ça vaut effectivement le coup de rebondir comme le fait très bien Nathalie.
    Et ouais à quoi servent-ils tous ces fonctionnaires en intermédiaires inutiles qui nous coûtent de l’argent (une agence parmi les 1200 avec des salaires au top).
    En plus comme c’est pas leur pognon, ils s’en foutent un peu de la qualité de la fourniture du moment qu’il y a la quantité et que les délais sont à peu prés tenus…Et là il y a en cascade un deuxième marché de prestation intellectuelle pourrait-on dire pour contrôler la fourniture…Comme ça ils sont responsables de rien et en plus c’est le fric de Bruxelles (mais qui est aussi le notre qqe part).

    La commande publique, c’est 89 milliards tout de même :
    https://www.unea.fr/publication-des-chiffres-2017-de-la-commande-publique-par-loecp
    La qualité d’une prestation ne dépend pas du prix payé, mais des exigences de cet acheteur et du respect de ces exigences ?
    Précisément, lorsque la santé des consommateurs est en jeu, les spécifications de la fourniture sont – devraient être – strictement imposées et ne peuvent faire l’objet d’une notation.
    Selon l’article 62 du décret 2016-360, le choix de l’offre sur le seul critère du prix est dans ce cas particulier irrégulier. Mais cet article est illégal car en contradiction avec l’article 52 de l’ordonnance 2015-899 qui impose de n’utiliser que des critères objectifs et précis.
    On ne peux cependant imaginer que l’appel d’offres ne contienne pas des exigences en matière de composition de la viande hachée. Le problème, c’est sans doute que le contrôle de conformité n’a pas été fait ou a été très insuffisant. Comme d’habitude lorsque les acheteurs sont des Charlots, ils sont incapables de contrôler le respect de leurs exigences (s’ils en avaient), et passent un marché de contrôle dont ils ne savent pas contrôler la bonne exécution…
    Finalement, les français méritent les dizaines de milliards d’€ gaspillés dans les marchés publics.

    Tiens pour rigoler ou pleurer (et pour rebondir sur un récent article de h16), un marché pour lutter contre le gaspillage alimentaire :
    https://ted.europa.eu/TED/notice/udl?uri=TED:NOTICE:268858-2019:TEXT:FR:HTML
    3 150 000 € c’est rien !

    Quand est-ce que les français comprendront ils que l’Etat c’est pas la solution mais le problème ?

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    • « Comme d’habitude lorsque les acheteurs sont des Charlots, ils sont incapables de contrôler le respect de leurs exigences (s’ils en avaient), et passent un marché de contrôle dont ils ne savent pas contrôler la bonne exécution… »

      C’est aussi, très vraisemblablement, l’un des facteurs qui font que curieusement, l’Etat français est sans doute le seul, au sein du monde développé, à être incapable de faire fonctionner correctement son informatique. Occasionnant une suite de désastres jamais vus, dans des circonstances comparables, dans le secteur privé.

      La dernière preuve en date est le plantage du serveur des impôts, le soir même de la date limite pour la déclaration des revenus…

      La justification qui en a été donnée est ahurissante : il y avait trop de cochons de contribuables qui ont déclaré au dernier moment, et donc l’ordinateur a cru qu’il s’agissait d’une attaque de pirates. En conséquence de quoi, un système automatisé a tout bonnement déconnecté le serveur.

      C’est extrêmement incriminant pour les lumières qui pilotent le bouzin à Bercy. Cela veut dire, premièrement, qu’en un jour aussi délicat que celui-là, il n’y avait personne de garde dans la tour de contrôle informatique du ministère des Finances.

      Une attaque organisée par saturation d’un site Web, ça existe, et ça se combat dans l’heure, pour ne pas dire dans la minute, de toute urgence, surtout pour des sites aussi critiques que celui-là.

      Or, la panne d’impôts.gouv.fr a duré plusieurs heures, sans aucune information des usagers, jusqu’au lendemain…

      D’autre part, il est invraisemblable que des responsables d’un système informatique aussi important que celui-là, voire les dispositifs de détection automatique mis en place, n’aient pas su faire la différence entre une fréquentation supérieure de, mettons, 20 %, 50 % ou même 100 % aux années précédentes, et une véritable attaque par saturation. Laquelle augmente le trafic dans des proportions infiniment plus importantes, et laisse forcément des traces très différentes de celles de contribuables en surnombre.

      Enfin, ce type d’attaque est parfaitement connu, et il existe des contre-mesures tout à fait standard pour les combattre. Qui ne consistent, évidemment, pas à débrancher le site, solution des paresseux et des irresponsables.

      L’incompétence crasse se joint ainsi au je-m’en-foutisme et à la désinvolture. Les génies qui nous gouvernent ont laissé des milliers de contribuables perdre du temps et s’angoisser en pure perte pendant des heures, comme s’il n’était pas, déjà, suffisamment embêtant d’avoir à payer ses impôts.

      Et le lendemain, le ministre, frais comme un gardon, affecte une grande générosité en donnant aux cochons de payants 48 heures supplémentaires pour déclarer. Je n’ai pas entendu d’excuses. Personne ne sera viré.

      L’Etat a toujours raison, il n’est jamais responsable de rien.

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    • Hi hi trop rigolo la formation contre le gaspillage qui coûte 3.15ME…
      Dans l’industrie on commence par évaluer ses outillages de mesure avant de les utiliser… ils feraient bien de faire pareil…

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  6. Rien que le prix proposé aurait du attirer l’attention. J’ai été dans le commerce de viande pendant 25 ans, et nous avions un dicton qui disait « quand la mariée est trop belle, c’est qu’elle a la vérole ». Il est vrai que le milieu n’est très subtil dans son langage, mais ça correspond au c’est trop beau pour être vrai.

    Quand les foies de boeuf américains ont été interdits, on a vu débouler des quantités de foies de boeuf espagnols. Les ris de veau de même provenance sont devenus hongrois ou polonais, et le plus curieux, c’est qu’on aurait dit des américains. Les gars des ris se sont fait piquer car il restait des traces de l’emballage d’origine, mais pas les espagnols. C’est plus facile à déballer un foie qu’un ris.

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    • Pas trop d’accord sur le fait que le prix obtenu aurait dû attirer l’attention : un rapide coup d’œil sur le net donne le kg de steak haché surgelé pur bœuf 15% à 5.11€/kg (Carrefour drive). Vu la quantité du marché, 3.46€ HT n’est pas complètement déconnant, surtout que ce doit être un prix départ.
      M’est avis que tous les autres devaient se trouver à 4€ +/- 0.15€.
      Justement, dans le cas d’une arnaque il ne faut pas mettre un prix trop bas, ça éveille les soupçons.

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  7. DES « SCIENTIFIQUES » DUAUX EN DUO

    On leur a donné la parole sur France Culture (24 juin 7 h 40). Ils travaillent ensemble et avec toute la communauté « scientifique » européenne sur un sujet « charnière » : le libéralisme culturel !
    Deux universitaires dans le sens du vent : Pierre Bréchon – IEP Grenoble, dont il fut le directeur, laboratoire PACTE (!) – et Bruno Cautrès – CNRS, Sciences Po, CEVIPOF – du beau linge, qui ont plus d’un point commun avec le beau Aurélien Barrau qui vient d’avoir les honneurs de ce blog !

    Sauf que si ce dernier est un scientifique véritable – son look extravagant, auquel s’attachent les imbéciles n’est que la gravure rapportée du professeur Tournesol et celle, mise au goût du jour, de Cédric Villani – les deux autres ne le sont pas : ce sont des « sociologues » !

    Faut-il rappeler à nos « jeunes » que dans les facs des années 50-60 la Sociologie, qui prenait alors un essor foudroyant, était la risée des étudiants à qui les orienteurs bénévoles et responsables disaient : « Si vous n’avez pas le niveau pour de véritables études, faites une licence de Sociologie ! »

    Bref ! Si vous voulez savoir ce que font ces deux zèbres avec leurs correspondants de « l’Europe entière » consultez :

    https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/francais-europeens-avons-nous-les-memes-valeurs

    et si vous êtes fanatisé, achetez leur bouquin qui vient de sortir, car on est sociologue mais on n’est pas moins homme et on mange tous les jours !

    Le libéralisme, on connaît, mais le libéralisme culturel c’est spécial ! Voici le questionnement que proposent nos 2 gros : « Français – et même Européens – avons-nous les mêmes valeurs ? »

    Puis le cœur du sujet : « La France est-elle moralement, économiquement, politiquement en déclin ? Whouah !

    Et la réponse arrive, car vous êtes patient et curieux ! En 1981 il y avait une différence entre les générations sur le « libéralisme des mœurs ». Aujourd’hui il y a homogénéisation, sauf pour les générations nées avant 1945 et qui « avaient fait des études » !

    Autrement dit les vieux cons sachants ne sont plus dans le coup. Les jeunes générations, le levain du monde à venir, pensent juste et bien sur l’identité, l’homosexualité, le divorce, la famille monoparentale, la sexualité délirante, le végétarisme, le mélange racial, le suicide, la PMA, la GPA, la fabrication des progénitures en machine, parce qu’il faut bien avouer que leur élaboration in situ c’est un peu dégueulasse….

    Alors, on comprend tout, nous ne sommes plus dans la « science » mais dans la politique, dans la tentative de la médiatisation intégrale de la société – version Big Brother. Que nos 2 nounours ambivalents sont à la jointure respectabilité de la science et politisation médiatique. Qu’ils « clivent » !

    Tout comme notre Barrau préféré sur lequel nous nous proposons d’ajouter quelques réflexions personnelles !
    Car il semblerait que le sujet n’ait été qu’effleuré.

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  8. TOTOR SOUS MACROLÉON III

    Dès le 20 du mois Fantine est démunie. Elle n’a plus les moyens de se sustenter. Son lait ne coule plus, Cosette va mourir.

    « Elle n’a plus de pain. Qu’elle mange du caviar ! »

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