Ruffin (FI) : à nous de vous faire préférer le train – de force

Interdire certains trajets domestiques en avion : Novethic en a rêvé sur le papier, les députés François Ruffin (France insoumise) et Delphine Batho (Génération écologie) veulent le faire dans la loi, confirmant ainsi avec beaucoup d’obligeance que l’écologie et le climat sont bel et bien devenus le terrain de jeu privilégié de toutes les tentations autoritaires.

L’examen de la Loi d’orientation des mobilités (LOM) à l’Assemblée nationale depuis lundi dernier leur offre une merveilleuse occasion de déposer des amendements en ce sens et faire avancer, si ce n’est dans les textes, du moins dans les esprits, l’impérieuse nécessité de leur gentille petite dictature climatique.

Si vous vous rappelez, Novethic est ce think tank étatique dépendant de la Caisse des Dépôts et Consignations qui se faisait récemment l’écho des mesures qu’il faudrait mettre en oeuvre en France pour limiter à 1,5° C la hausse de la température globale depuis l’ère pré-industrielle (voir ci-contre).

Des préconisations à vous donner la chair de poule, qui représentent cependant la mesure concrète du dirigisme ultra-autoritaire que nos activistes les plus divers exigent des États dans tous les domaines de nos vies « pour sauver la planète ».

Il faudrait par exemple interdire dès maintenant la vente de véhicules neufs pour un usage particulier, les constructions neuves devraient être exclusivement de l’habitat collectif avec une surface maximum de 30 m2 par habitant, les vêtements neufs mis sur le marché devraient être limités à 1 kg par personne et par an et les vols hors Europe non justifiés devraient être interdits à partir de 2020.

Sans oublier les vols intérieurs, naturellement :

« Suppression des vols intérieurs disposant d’une alternative par la route ou le fer en moins de 4 heures dès 2022. »

.
Le cabinet qui a pondu ce programme reconnaît qu’il est « peu réaliste » mais on se tromperait lourdement en s’imaginant que l’absurde radicalité de toutes ces idées forme le meilleur obstacle à la possibilité de les voir devenir un jour la réalité de nos sociétés en principe libérales.

La preuve par les vols intérieurs. Car aussitôt écrit par Novethic, aussitôt récupéré, sur-dramatisé, enjolivé et lancé en débat à l’Assemblée nationale par nos bons apôtres de l’urgence climatique.

C’est ainsi que François Ruffin préconise de supprimer les vols pour lesquels il existe une alternative ferroviaire dont la durée ne dépasse pas de plus de 2 h 30 celle du trajet en avion. Quant à Delphine Batho, son idée est similaire si ce n’est que l’interdiction s’activerait dès lors qu’il existe une liaison par rail en moins de 5 heures – Novethic et son critère de 4 heures, c’est vraiment trop mou !

Eh oui, depuis le temps qu’on nous le répète matin, midi et soir sur tous les tons et dans tous les médias, on devrait le savoir : un danger mortel nous guette si on laisse le CO2 se répandre en liberté dans l’atmosphère. Les enjeux sont si élevés qu’il faut agir sans trembler ni mégoter – ni se livrer à des petits calculs politiciens.

À des journalistes qui lui demandaient si son amendement n’avait pas surtout pour objectif de relancer la France insoumise fort déconfite dans les urnes lors des récentes élections européennes (6,3 %) au moyen de l’argument écologique qui a valu un score enviable et inédit à EELV (13,5 %) – question des plus pertinentes – François Ruffin a répondu dans une sorte de transe mi-hystérique mi-coléreuse (vidéo, 02′ 15″) :

« Je vous prie, vous, journalistes, qui devez être la conscience de ce pays, de faire l’effort (…) de vous mettre dans cette urgence de se dire : punaise, comment mes enfants, demain, ils vont pouvoir grandir, et grandir avec des hirondelles ! C’est ça, l’enjeu ! » (3 juin 2019)

Et tant pis si les libertés sont un peu écornées au passage. Comme le dit Delphine Batho, la première des libertés, c’est d’être vivant, point. Autrement dit, il faut choisir : vivre entravé de toutes parts – nourriture, logement, vêtements, déplacements – mais avec des hirondelles dans le ciel, ou bien mourir.

Nos deux députés jouent cependant sur du velours car les émissions carbone de l’avion et du train sont en effet radicalement différentes : un vol Paris-Nantes émet 63,3 kg de CO2 par passager (DGAC) tandis que le même trajet effectué en train est à moins de 1 kg (SNCF) – si l’on s’en tient au trajet pur sans prendre en compte la construction et l’entretien des infrastructures et des véhicules. Ces chiffres supposent en effet qu’infrastructures et véhicules sont déjà là et que l’arbitrage quotidien d’un voyageur ne peut porter que sur le choix du moyen de transport pour effectuer son déplacement.

L’affaire semble donc pliée. Pourquoi s’effaroucher d’une petite interdiction de rien du tout qui va si évidemment dans le sens de l’histoire ?

Eh bien, tout d’abord, parce que la mesure du problème s’avère parfaitement anecdotique au niveau mondial, seul niveau vraiment pertinent pour apprécier les efforts de réduction des gaz à effet de serre – si tant est qu’il faille s’en préoccuper à ce point, mais admettons. En ce domaine, l’avion représente 12 % des transports, lesquels représentent 25 % de toutes les émissions de CO2, soit une part aviation de… 3 % ! Quant à la France, sa part dans les émissions toutes sources confondues n’atteint même pas… 1 % ! On a vu combats plus appropriés.

Ensuite parce que s’il faut en venir à interdire, c’est sans doute que le choix systématique du train ne va pas forcément de soi dans tous les cas. Il se peut par exemple que celui qui se déplace à Nantes pour son travail ne parte pas du centre de Paris ; il se peut de plus qu’il souhaite faire son déplacement sur une seule journée plutôt que de fusiller une demi-journée supplémentaire de travail ou de loisir pour son trajet de retour.

Il se peut ensuite que la SNCF soit en grève, une occurrence dont on ne peut décidément pas négliger la probabilité, nous sommes en France ! C’était d’ailleurs le cas encore hier. Il se peut aussi que les retards récurrents sur tout le réseau finissent par lasser les passagers. 50 minutes hier pour le Paris-Lille de 19 h 16. Et il se peut en outre que les prix soient nettement plus intéressants en avion, secteur avantageusement concurrentiel.

Il se trouve que M. Ruffin fait partie de ces personnes qui s’opposent à la mise en concurrence de la SNCF pour le transport ferroviaire des passagers qui doit intervenir à partir de 2021 (raison de la grève d’hier). En proposant en plus une interdiction qui pourrait toucher 72 vols intérieurs français, il concourt à renforcer le monopole de la SNCF sur les transports, et donc à éloigner cette dernière de toute incitation à améliorer ses services et ses prix. Ce n’est certainement pas comme cela que le pouvoir d’achat des Français va s’améliorer.

Mais François Ruffin n’est pas à quelques contradictions près. Poursuivons. Si le rail français émet si peu de CO2, c’est aussi parce que l’électricité consommée en France est nucléaire à 75 %. Or nos écologistes de combat sont également contre l’énergie nucléaire dont la part dans la production électrique est censée tomber à 50 % en 2035 (l’objectif de 2025 initialement prévu par Ségolène Royal étant intenable sauf à relancer le charbon).

François Ruffin est également contre les licenciements et les délocalisations. C’était le thème de son film documentaire Merci patron ! dans lequel il a lourdement instrumentalisé l’histoire des Klur, ce couple d’ouvriers licenciés d’une usine de confection textile appartenant au groupe LVMH. Une fois qu’il aura obtenu son interdiction, que compte-t-il faire de tous les salariés du secteur du transport aérien, qui vont se retrouver sans emploi ? Delphine Batho a eu une idée vraiment lumineuse : créer une sécurité sociale écologique. Bien vu, des cotisations et des impôts en plus !

On sait de toute façon que l’extrême-gauche politique et syndicale, Mélenchon compris, n’a aucun problème à cracher tout son venin sur McDonald’s pour sa malbouffe et ses conditions salariales soi-disant épouvantables tout en exigeant le maintien d’un McDo particulier si cela peut arranger ses délégués syndicaux. Ne cherchons pas de cohérence, il n’y en a pas.

Mais supposons même que toutes les contradictions précédentes n’existent pas. Supposons que la supériorité du rail sur l’avion soit toujours vraie. Les voyageurs seraient-ils tellement incapables de faire leurs propres choix qu’il faudrait les contraindre ? Ou bien l’interdiction est-elle justement là pour empêcher un choix qui pourrait éventuellement se retourner contre la SNCF ?

À une époque, celle-ci avait opté pour un slogan publicitaire qui supposait qu’elle allait faire tous les efforts possibles pour que les voyageurs viennent à elle spontanément, en fonction de ses mérites pour ainsi dire :

« À nous de vous faire préférer le train »

.
Avec Ruffin et Batho, il s’agit encore de nous faire préférer le train, mais de force.

Parce qu’ils ont réduit toute notre existence à une forme de guerre contre le changement climatique, parce que les situations de guerre autorisent les lois martiales et les entorses aux libertés, parce que nous devons nous sentir coupables, parce qu’ils en ont décidé ainsi et parce qu’ils ne supportent pas que leur vision du beau, du bon et du bien ne soit pas intégralement partagée par tout le monde. Ça promet.


Sur la tentation autoritaire qui affleure sous la lutte contre le réchauffement climatique, je vous suggère de lire « Le climat ou le nouvel enjeu de la tentation autoritaire » (14 mars 2019).


Illustration de couverture : François Ruffin en conférence de presse à l’Assemblée nationale le 3 juin 2019.

28 réflexions sur “Ruffin (FI) : à nous de vous faire préférer le train – de force

  1. La tentation totalitaire de Revel est toujours d’actualité, il suffit de remplacer le communisme par l’écologie, et c’est évidemment dans les pays développés que cette tentation est à l’ordre du jour.

  2. Merci pour votre billet qui rend un peu plus public ce que j’avais déjà mentionné dans votre précédent fil.
    https://leblogdenathaliemp.com/2019/06/02/chine-1989-2019-de-tiananmen-au-controle-social-intensif/#comment-14782

    Le contrôle social, la coercition idéologique, le matage orchestré, la frénésie fiscale. La dictature, quoi !

    Avec aucun moyen de dég….destituer le satrape du 55 et sa clique de blaireaux. Pardonnez-moi je suis en colère; la même que j’avais aussi exprimée chez H16. D’autres eurent un langage plus fleuri.

      • Vous êtes décidément à l’affût.

        La colère m’égare peut-être mais je n’évoquais pas Ruffin, seulement le locataire de l’Élysée. Autrement plus dangereux.

        J’en profite pour corriger mon intervention ci-dessus:  » Sans aucun moyen… »

      • @ Léo C
        « je n’évoquais pas Ruffin, seulement le locataire de l’Élysée. Autrement plus dangereux. »

        A ce sujet, on peut évoquer le projet d’inscription de la lutte contre le changement climatique dans l’article 1 de la Constitution. Effet inhibiteur assuré, tout comme l’inscription du principe de précaution dans la Constitution par Jacques Chirac en 2005 a provoqué une paralysie de l’innovation en France. L’évaluation de toute action selon les risques entraperçus tend en effet à entraver fortement toute possibilité d’entreprendre. Cela affecte la recherche scientifique ainsi que toutes ses applications industrielles et commerciales possibles.

        Non pas que ces sujets ne donnent pas matière à débat dans la société, bien au contraire. Mais la Constitution n’est justement pas le lieu de leur reconnaissance car cela revient à figer idéologiquement le débat à leur sujet au lieu de le nourrir, cela revient à transformer des opinions et des théories en vérités éternelles.

      • @ Léo C
        on est bien d’accord, vous imputez à Macron un amendement déposé par un LFI n’ayant aucune chance de passer: procédé plus que limite!

        @Nathalie MP
        non, pas l’art 1, ça c’est l’idée d’un Orphelin, un type assis tout seul à l’Assemblée;
        Macron propose la modification de l’article 34:
        http://www.assemblee-nationale.fr/15/projets/pl0911.asp

        Au fait, qui se souvient du nom du président de la République qui a collé la Charte de l’environnement à la Constitution en 2005 ? 😉

      • Ne jouons pas sur les mots, Macron cautionne totalement et va légiférer en ce sens afin de nous mieux (et plus) ponctionner. Surtout avec le futur réservoir électoral des écolos pour 2022.
        Les anciens modèles d’autos comme la mienne seront jetées à la vindicte verte car vilaines pollueuses alors qu’elle satisfait aux nouvelles normes supplémentaires en vigueur du CT, décidées par le même satrape.

        Viendront le diesel et, comme l’évoque le billet, les avions. Notre formidable SNCF saura suppléer au mieux.
        Entre l’avion en vol intérieur et son heure de vol sans presque de retards (que le pilote parvient à combler, voire arrive en avance – j’ai assez pris l’avion pour le savoir) et le train, ses trajets interminables, ses Inter Cités hors d’âge, aux toilettes nauséabondes et au chariot à sandwiches hors de prix comme il y a 40 ans, les arrêts en rase-campagne en plein été sans une bouteille d’eau, sans voie inverse sécurisée malgré l’ouverture des portes (vécu personnellement) et ses inénarrables grèves, il n’y a pas à hésiter, franchement !!

        Il ne nous manque plus qu’un petit plan quinquennal vert à la Staline et se sera complet.

        Ceci dit Ruffin est un furieux nuisible.

  3. François Ruffin est un fanatique. Il a commencé par faire du journalisme pour propager ses idées de fou furieux, puis il est passé à la politique avec les mêmes objectifs.

    Si vous ne prenez pas le train au lieu de l’avion, les hirondelles vont mourir et ce sera crès crès grave. C’est un député de la Frônce qui vous le dit. Nous avons sombré dans l’idiocratie la plus complète. Dans un pays normal, ce type serait encerclé par des hommes en blanc et muni d’un pyjama à manches croisées sur le devant. Il ne serait pas en train de pérorer à l’Assemblée nationale.

    Il n’y a naturellement nulle nécessité de diminuer les émissions de CO2. Le CO2 est un gaz gentil, un gaz mignon, c’est lui qui permet la vie sur terre et on s’en sert comme engrais. Les gauchistes devraient ériger des monuments au CO2 et réclamer un jour férié pour la Fête du CO2, s’ils étaient conséquents.

    A l’instar des nazis, dont la Fête des moissons était le jour le plus important de l’année, ou des poutinistes, qui célèbrent chaque année la Fête de la Tchéka (un peu comme si l’Allemagne célébrait la Fête de la Gestapo).

    Le rail est une véritable obsession communiste, en France. C’est une religion. La SNCF a été créée par le Front populaire. Elle est donc sainte et sacrée.

    Rappelons que la première des missions confiées à la toute nouvelle SNCF fut de fermer en masse les fameuses « petites lignes », non rentables. Presque un siècle plus tard, les sectataires de la SNCF mettent l’histoire sur la tête, et accusent le capitalisme des actions décidées par les socialistes. Les rares « petites lignes » qui subsistent encore, depuis 1936, devraient être préservées. Et il faudrait rouvrir les autres. Qui ont montré leur inutilité depuis… 1870.

    De même qu’il faudrait rouvrir des services qui ont été fermés, parce que personne n’en veut : les trains de nuit, et le transport des voitures par le train.

    Mais les communistes savent que c’est bon pour nous, de même qu’ils savent qu’un trajet en train, cher et interminable, est meilleur qu’un trajet en avion, court et bon marché.

    Le but du communiste, c’est essentiellement de casser les couilles à ses contemporains.

  4. « je n’aime pas les écologistes, parce qu’ils ne sont pas écologistes », pour paraphraser De Gaulle avec les socialistes. entièrement d’accord avec vous, l’écologie politique est la nouvelle gamelle et la nouvelle religion, voire une belle théocratie. Nous n’avons pas fini d’en manger, fustigés, punis, humiliés, nous les méchants pollueurs seront la cible des nouveaux Savonarole, ces ayatollahs du climat, les grands inquisiteurs de la planète verte. Et le pire c’est que les bobos vont s’y laisser abuser. Nous aurons ainsi l’insigne honneur de nous flageller constamment . Et bien sûr, les vrais pollueurs, je veux dire les plus gros, les plus beaux donateurs de campagnes électorales, les plus grands mafieux ne seront pas inquiétés. Nous ferons comme les Allemands, dans l’hypocrisie totale qui n’est pas sans rappeler celle des religions, nous délocaliserons nos cochonneries comme nous avons commencé à le faire avec la voiture dite « écologique électrique » (exploitation des terres rares, c’est loin on ferme les yeux) , nous continuerons d’envoyer nos déchets dits « recyclables » en Afrique pour y être traités sans contrôle par les mafias locales, il y a du fric à se faire. L’écologie, le prochain totalitarisme va « essentiellement casser les couilles de ses contemporains » comme dit si bien Mr Marchenoir.

  5. Au sujet des hirondelles, celles-ci sont très fidèles et reviennent chaque année dans ma ferme refaire leur nid. Il n’y en a beaucoup, bien que l’élevage a été arrêté il y a 60 ans. Depuis, j’épand du glyphosate partout (petite provoc’ au passage) et les cinquante ruches à proximité se portent à merveille.

  6. Pas un jour, pas une heure sans propagande :
    Le patron de la IATA s’inquiète modérément sachant que toutes les interprétations peuvent être exploitées comme victoire par les idéologues :
    https://www.lepoint.fr/economie/honte-de-prendre-l-avion-le-mouvement-qui-inquiete-alexandre-de-juniac-30-05-2019-2316062_28.php

    En laissant crever les vieux, ça ferait toujours ça de gagné :
    https://www.atlantico.fr/decryptage/3573751/arreter-de-soigner-les-personnes-agees-pour-preserver-la-planete–bienvenue-dans-le-monde-merveilleux-des-ecologistes-neerlandais-bertrand-vergely
    Quand je dis que l’eugénisme revient à la mode !

    Les voitures diesel polluent moins que celles à essence d’ailleurs le Japon a reviré de bord :
    « le gouvernement japonais estime, sur base des fiches constructeurs, que les récents moteurs équipés de filtre à particules et de catalyseurs DeNOx sont propres et qu’ils peuvent revenir en ville. il est admis que le Diesel consomme donc rejette en moyenne 15% de CO2 de moins que l’essence. »
    Pourtant à Berlin, il vaut mieux se planquer pour faire son plein :
    https://www.the-postillon.com/2019/04/fuel-pumps-fitted-with-shame-barriers.html
    Avant interdiction complète :
    https://www.courrierinternational.com/article/en-allemagne-premiere-interdiction-de-vehicules-diesel-sur-une-autoroute

    Et méfiez-vous, Greta is watching you :
    https://www.causeur.fr/big-greta-te-regarde-161760

    • Françoise,
      Paul François, la victime française » du glyphosate qui l’a rendu malade selon lui, avait respiré dans son tonneau des vapeurs de Lasso, qui contient du glypho et un solvant.
      Toujours en France, trois agriculteurs « pisseurs volontaires » et utilisateurs du Round-up ont réalisé une analyse d’urine dans un labo agréé: taux de glyphosate inférieur à 0,4 nanogrammes alors que la moyenne des pisseurs volontaires est de 1.6.

      De son côté, la Coordination Rurale a démontré que le glyphosate que l’on retrouve parfois dans l’alimentation des Français provient uniquement des importations.

      Le glyphosate n’est pas cancérigène continue d’affirmer les agences de santé US:
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/le-glyphosate-n-est-pas-cancerigene-dit-l-agence-de-protection-de-l-environnement-americaine-815911.html

      Dans un communiqué du 9 avril, Bayer dit être « convaincu que le glyphosate est un produit sûr et continuera de défendre avec énergie ses produits qui en contiennent ». « L’entreprise continuera de fournir des informations issues du corpus de science robuste qui confirme que le glyphosate et les produits à base de glyphosate sont sans risque lorsqu’ils sont utilisés dans les conditions d’emploi définies dans le cadre de leur autorisation de mise sur le marché, et que le glyphosate ne cause pas de cancer.

      • @Béret vert
        je ne sais pas à quelle françoise ce message s’adresse mais je ne me sens pas concernée; j’ai juste répliqué que le lien glyphosate-abeilles est infondé ainsi que le lien glyphosate-viande rouge, phrase qui ne sort pas d’un rapport du Sénat mais d’une parole individuelle.
        Si vous avez une idée à défendre, adressez vous à tous.

  7. L’argument ultime de Ruffin (on met ses enfants en danger) est extraordinaire. On pourrait s’en servir pour à peu près n’importe quoi… Vous produisez des broccolis? Mon enfant est allergique aux broccolis, vous êtes donc un criminel et j’invoque la légitime défense pour vous taper dessus.

    Cet amendement confine à la folie furieuse.

    • « Figurez vous quelle a été Ministre »
      Moi qui aie sagement suivi les conseils de mes parents (sous la contrainte parfois certes) d’apprendre, d’étudier, de faire des efforts. J’ai pris la mauvaise pente, j’aurais du apprendre à vociférer des âneries en boucle. Mais voilà arriver à un tel niveau de nullité pour prétendre à ce genre de poste, c’est au-dessus de mes forces. Je n’ai pas été formé à ca. Snif.

  8. Normal, il manquait plus que les bateaux :
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/les-cotes-europeennes-face-au-fleau-de-la-pollution-des-paquebots-de-croisieres-1026721#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=re_redaction-20190605
    Néanmoins les règles environnementales sont particulièrement laxistes en Méditerranée et il paraît normal de s’insurger contre les rejets d’oxyde d’azote et de soufre. Cette écologie là, me paraît normale et indispensable.

  9. Pingback: Ruffin (FI) : nous allons vous faire préférer le train — de force | Contrepoints

  10. Quand on pense que dans le sud ouest un 6 juin, on chauffe encore dans les maisons,10° ce matin à 8 h,à quand une date de fin de chauffage allez les écolos on se réveille!

  11. La justice donne raison pour la troisième fois à un agriculteur face à Monsanto:
    L’agriculteur Paul François a remporté jeudi à Lyon une nouvelle bataille judiciaire dans le long combat qu’il mène face à la firme américaine Monsanto, filiale du groupe allemand Bayer, depuis son intoxication en 2004 par un désherbant.
    Dans son arrêt, la cour reproche à Monsanto « de ne pas avoir sur l’étiquetage et/ou l’emballage du produit apposé une mention sur la dangerosité spécifique des travaux dans les cuves et réservoirs ».

    Moralité, ne confondez pas la cuve de votre pulvérisateur avec votre baignoire.

Répondre à douar Annuler la réponse.