Macron : à pieds joints dans les charentaises étatiques de Chirac

Cinq mois de colère sociale, des milliers de contributions au Grand débat national, deux heures et demie de conférence de presse présidentielle – un très joli « one man show » pour tout dire, qui nous a confirmé si on ne le savait déjà qu’Emmanuel Macron raffole de ces moments où, le projecteur étant fixé sur lui, il peut discourir tout à son aise sur « l’art d’être français » dans un déchaînement caractéristique de beaux phrasés et de silences éloquents … et au bout du compte, tellement peu de « Révolution » à se mettre sous la dent ! Celui qui devait « renverser la table » a plutôt sauté à pieds joints dans les charentaises en velours étatique de Jacques Chirac.

Que retenir de cette intervention (vidéo et résumé en fin d’article) censée donner un nouveau départ au quinquennat, lever les inquiétudes des Français et rétablir leur confiance envers les élites ? En dehors des « annonces » dont la plupart ne sont que la confirmation de chantiers déjà engagés – engagés « à la Macron », c’est-à-dire qu’on ouvre, on toilette à la va-vite et on passe au suivant, voir code du travail, voir SNCF, voir retraiteson a surtout entendu s’exprimer beaucoup de satisfaction à propos des orientations gouvernementales prises depuis deux ans.

Emmanuel Macron a beau se déclarer profondément transformé par les échanges du Grand débat, il a beau parler avec beaucoup d’émotion des difficultés des mères qui élèvent seules leurs enfants ou de ces pères de famille qui ont la « boule au ventre » face aux problèmes du quotidien, il persiste et signe, admettant seulement un manque de rapidité dans la réforme ainsi qu’une prise en compte trop limitée du facteur humain et de la demande de justice sociale, fiscale et territoriale des Français. Exactement comme il l’avait fait lors de sa précédente intervention du 10 décembre 2018.

Mais à ce petit détail près, le cap est excellent et les résultats sont déjà là. D’après lui, le gouvernement a « baissé » les dépenses publiques et les impôts comme jamais auparavant, ce qui est faux en valeur absolue, et la croissance française est meilleure que celle de la plupart des pays de l’Union européenne, ce qui est approximatif : en 2018, elle fut de 1,6 % contre 1,8 % en moyenne dans la zone euro.

Il n’y aurait donc plus qu’à poursuivre en imprimant juste un petit changement de style : les Français doivent perdre l’habitude de s’adresser au Président chaque fois que les choses ne tournent pas comme ils le souhaitent. Tout au plus dicte-t-il les grandes orientations de la nation, à charge pour les ministres de mettre tout cela en musique.

Et de fait, pour ce qui est de dicter, Emmanuel Macron dicte. Outre que son intervention de jeudi dernier a été émaillée d’un nombre incalculable de « je veux », il n’avait pas parlé depuis dix minutes qu’il s’instituait à nouveau « maître des horloges », non seulement comme celui qui veut garder la maîtrise de son propre tempo, mais comme celui qui veut décider du tempo du pays contre le reste du monde !

« L’art d’être français (…), c’est, très profondément, décider de ne pas nous adapter au monde qui nous échappe, de ne pas céder à la loi du plus fort, mais bien de porter un projet de résistance, d’ambition, pour aujourd’hui et pour demain. » (à partir de la 11ème minute environ)

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Cette phrase est proprement incroyable car elle porte en elle tous les germes d’un constructivisme étatique autoritaire et régressif des plus inquiétants. Derrière le projet de résistance au monde qui change, résistance qui ne devrait relever, le cas échéant, que de décisions individuelles, se profile nettement l’idée du planisme et la remise en selle triomphale du modèle français basé sur la croyance que la France est une exception mondiale, une sorte de star délicate qui ne doit pas manger avec les couverts de tout le monde, qui doit donc avoir son rythme propre, ses règles propres et ses petites exemptions propres.

                   

Emmanuel Macron a certes jugé que le terme « plan » ne convenait peut-être plus vraiment au monde d’aujourd’hui, mais c’est tout comme. C’est bien l’Etat qui doit prendre en main le développement des entreprises dans les domaines des nouvelles technologies, de la transition écologique et des services autour du vieillissement et de la dépendance.

D’ailleurs, rappelons-nous ; pourquoi le gouvernement cherche-t-il à céder les parts de l’Etat dans Aéroport de Paris ? Pour commencer à amortir la dette ? Pour restituer les fonds aux contribuables sous forme de baisse d’impôt et les laisser en disposer à leur guise ? Certainement pas. Uniquement pour se repositionner lui-même sur les segments économiques du XXIème siècle. On connaît ses succès à ce petit jeu…

De même, c’est bien l’Etat qui doit se répandre partout à travers des maisons « France Services Publics », maisons qui seraient une bonne idée si l’on n’apprenait pas en même temps que le projet de réduction des effectifs de la fonction publique de 120 000 postes sur le quinquennat – réduction fort peu renversante en elle-même – était en bonne voie de passer à la trappe.

Quant à l’idée de laisser aux maires la maîtrise des fermetures de maternités, hôpitaux, et écoles, c’est un passeport certain pour l’accroissement de la dépense publique. Quel élu local soucieux de sa réélection voudrait fermer quoi que ce soit ? En ces domaines, la planification à laquelle on s’évertue depuis plusieurs décennies ne marche pas. Seul le recours à une prise en charge privée et concurrentielle des besoins pourrait obtenir des résultats satisfaisants.

Tout ceci est d’autant plus curieux qu’un peu plus loin dans son intervention, Macron exhorte les Français à sortir de leur « minorité » (c’est-à-dire à cesser de se comporter comme des enfants mineurs) et à se montrer responsables. Mais ne cherchez pas la cohérence, elle est désespérément absente des théories politiques de M. Macron.

Ainsi, il est doucettement question de demander au gouvernement d’examiner la possibilité d’essayer de supprimer quelques organismes oubliés et parfaitement inutiles, histoire de trouver quand même quelques gisements d’économies.

C’est probablement pourquoi le Conseil économique, social et environnemental (CESE), « machin » typiquement décoratif, est non seulement conservé, mais affublé prochainement de 150 citoyens tirés au sort qui devront réfléchir aux défis d’avenir du pays à commencer par celui du changement climatique. Très décoratifs eux aussi, à n’en pas douter, comme tout ce qui touche à la « démocratie participative ».

C’est probablement pourquoi on crée maintenant un Conseil de défense écologique, alors qu’en novembre dernier, lors de sa conférence sur la programmation pluriannuelle de l’énergie, Emmanuel Macron annonçait un Haut conseil pour le climat devant les membres du Conseil national de la transition écologique ! Et n’oublions pas que dans CESE, il y a environnemental.

C’est probablement pourquoi l’âge légal de départ en retraite est maintenu à 62 ans (le plus bas dans l’Union européenne) au nom de l’engagement pris par M. Macron en campagne électorale tandis que la baisse des effectifs de la fonction publique de 120 000 personnes, autre engagement macronien, est abandonnée en rase campagne, la somme des deux mesures aboutissant inéluctablement à un alourdissement des dépenses publiques.

Mais ne jetons pas bébé avec l’eau du bain. L’assouplissement du référendum d’initiative partagée (RIP) est une avancée démocratique, la baisse du nombre de parlementaires aussi. De même, 5 milliards d’impôt sur le revenu en moins ne sont pas à mépriser. Mais là encore, attention. Des baisses d’impôt non accompagnées de baisses des dépenses déboucheront inéluctablement sur une remontée du déficit et de la dette publique.

Or Emmanuel Macron l’a dit lui-même, le premier sujet à traiter, c’est celui du retour au plein emploi – fixé de façon très laxiste à 7 % et reculé à 2025 quand nos grands voisins sont aujourd’hui en dessous de 5 %. Il est totalement exclu d’y parvenir dans la configuration dépensière et autoritaire qu’il a dessinée lundi soir.

En conséquence, je crains bien que M. Macron n’ait brillamment réussi une fois de plus à mécontenter tout le monde.

On échappe aux marqueurs très en vogue à l’extrême-gauche tels que fixation des salaires et augmentation brutale du salaire minimum, dispositions qui auraient certainement pu satisfaire une partie de l’opinion publique, mais on ne sort pas non plus d’une économie administrée par une fonction publique revigorée, bien au contraire.

Il n’y a donc aucune raison que les maux d’aujourd’hui disparaissent. Il n’y a donc aucune raison que le feu social ne continue à couver sous les futures poutres des maisons « France Services publics ».
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Résumé des « Annonces » de M. Macron (25 avril 2019)

Toutes les annonces du 10 décembre 2018 auxquelles s’ajoutent :

1) Institutions :
· Pas de RIC, pas de reconnaissance du vote blanc, mais un RIP (référendum d’initiative partagée avec les parlementaires) dès 1 million de signatures de citoyens (au lieu de 1/10ème des électeurs soit environ 4,6 millions).
· Dose de proportionnelle qui pourrait atteindre 20 % au Sénat et à l’Assemblée nationale.
· Baisse du nombre de parlementaires (de l’ordre de 25 à 30 %)
· Renforcement du CESE (Conseil économique, social et environnemental) par 150 citoyens tirés au sort.
· Création d’un Conseil de défense écologique.
· Mise à l’étude de la suppression d’organismes inutiles.

2) Administration : Mise à l’étude de la suppression de l’ENA et réforme de la haute fonction publique.

3) Décentralisation :
· Renforcement du rôle des maires et simplification de leur mission.
· Création de Maisons « France Services Publics » sur tout le territoire (quitte à abandonner l’objectif de baisser les effectifs de la fonction publique de 120 000 personnes sur le quinquennat).
· Fin des fermetures d’écoles ou d’hôpitaux sans l’accord des maires d’ici 2022.

4) Education :
· Extension du dédoublement des classes de CP et CE1 dans les quartiers défavorisés.
· Limitation des effectifs à 24 élèves dans toutes les classes de Grande section de maternelle jusqu’au CE1.

5) Economie :
· Baisse de l’IR (impôt sur le revenu) de 5 milliards d’euros, centrée sur les classes moyennes.
· Evaluation de la suppression de l’ISF en 2020.
· Maintien de l’âge légal de départ en retraite à 62 ans et introduction du système à points.
· Ré-indexation des retraites sur l’inflation, dès 2020 pour les retraites inférieures à 2000 € et 2021 pour toutes les autres.
· Reconduction en 2019 de la défiscalisation de la prime de 1000 € introduite en décembre 2018.
· Prélèvement par les CAF des pensions alimentaires non payées.
· Réforme de l’assurance chômage.

6) Immigration :
· Lutte contre les abus de l’asile et du regroupement familial.

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Vidéo intégrale de la Conférence de Presse donnée par Emmanuel Macron le jeudi 25 avril 2019 à l’issue du Grand débat national (2 h 24′) :


Illustration de couverture : Conférence de presse d’Emmanuel Macron à l’Elysée le 25 avril 2019.

36 réflexions sur “Macron : à pieds joints dans les charentaises étatiques de Chirac

  1. Tout ces discours creux, réitérés et ces fallacieuses promesses, récurrentes, ne sont qu’une manœuvre désormais bien huilée pour redorer son blason en nous embourbant correctement.

    Une pré campagne qui anticipe celle des élections à venir. J’espère qu’il ne leurre plus grand monde à ce petit jeu de s’ériger en sauveur systématique face aux incertitudes, aux catastrophes et au spectre populiste.

    Pourtant il risque fort de rafler la mise dans un mois.

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  2. Parler de « L’art d’être français » alors qu’on a eu l’outrecuidance de déclarer « il n’y a pas d’art français », quel misérable oxymore et quelle impudence: l’ignare du village ne recule devient rien.

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  3. « Macron exhorte les Français à sortir de leur « minorité » (c’est-à-dire à cesser de se comporter comme des enfants mineurs) et à se montrer responsables. »: mais c’est de lui qu’il parlait, puisqu’il ne parle jamais de lui-même!

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  4. Macron vu par Grant Williams fondateur de Real Vision, cité par Alastair Crooke – Les Crises :

    « Macron est intéressant. Macron est sorti de nulle part. Nous avons ici un ancien banquier de Rothschild qui a été mis en place comme alternative à la détestable – pour l’establishment en tout cas – Marine Le Pen …. Et bien, devinez quoi ? L’establishment a sorti Macron de nulle part : Jeune, beau, érudit, très dans le moule Obama, qui… parlait bien, avait l’air en forme ; il était très présentable, il était élégant. Et Macron, c’était ça au centuple. Le fait qu’il était un ancien banquier de Rothschild a semblé passer inaperçu pour la plupart des gens qui ont voté pour lui. Et il a gagné. Et l’establishment a poussé un énorme soupir de soulagement.
    « Mais, devinez quoi ? Il s’est avéré, une fois de plus, être un président consternant. Les sondages de satisfaction le concernant sont – je ne sais pas si j’ai raison de dire qu’ils sont en dessous de Hollande, mais ils sont aussi bas que ceux de Hollande, ce qui, à mon avis, aurait été une chose remarquablement difficile à faire – mais il l’a fait avec une certaine facilité. Je pense donc que Macron représentait, pour moi, le dernier lancer de dés de l’establishment. Vous savez, c’est du type : voilà un gars, on va le mettre là, on va lui faire dire toutes les choses dont on a besoin qu’il les dise, il va calmer les choses, et il va aider tout ça à s’arranger. Et rien de tel ne s’est produit. Je pense que ce mouvement populiste ne va pas s’en aller comme ça et se calmer. Je pense que ce qui est arrivé à Macron en France est l’incarnation absolue du dernier lancer de dés. Donc, le fait qu’il ait du mal à s’en dépêtrer, et que cela soit évident – je veux dire que dans les années passées, il aurait déjà démissionné. À l’époque où les politiciens avaient quelque pudeur, il aurait déjà démissionné et endossé la responsabilité quant à l’état du pays. Mais ça, ils ne le font plus.

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  5. Etant données les revendications des Gilets jaunes, les mesures d’Emmanuel Macron sont excellentes. Evidemment, comme les premières sont idiotes, les secondes le sont aussi. Mais nous sommes en démocratie.

    La package est politiquement très habile. Bien sûr, il ne contentera pas les Gilets jaunes, mais rien ne pourra jamais les contenter. C’est un mouvement nihiliste et contradictoire dans son essence.

    Quelqu’un faisait remarquer que le blot sur la ré-indexation des retraites était particulièrement malin : les bénéfices concédés sont significatifs (et souhaitables), mais en fait ils correspondent à des choses qui étaient déjà acquises (je ne rentre pas dans les détails).

    La phrase sur « L’art d’être français », qui est, « très profondément, décider de ne pas nous adapter au monde qui nous échappe » est absolument stupéfiante, et je ne l’ai vue rapportée nulle part. Comme l’écrivait The Economist il y a quelques années, la France est le seul pays du monde où les lois de l’économie sont temporairement suspendues.

    Mais reconnaissons, là encore, que c’est exactement ce que le Français veulent. De même qu’ils voulaient un président « jupitérien » et « maître des horloges » (si quelqu’un pouvait me dire d’où viennent ces expressions…), qu’ils l’ont eu, et que dès qu’ils l’ont eu, ils ont voulu le contraire.

    L’autre déclaration consternante, c’est celle par laquelle il abandonne d’avance l’objectif de réduction de 120 000 des effectifs de fonctionnaires. Objectif déjà ridiculement bas depuis le départ, sur lequel il a déjà pris un retard considérable — et maintenant il nous dit qu’en fait, il s’en moque.

    Là aussi, c’est exactement ce que demandent les Gilets jaunes. Ca, et la réduction du nombre de parlementaires. Eh bien ! on le leur a donné, voilà.

    Je retiens les informations données par un certain « spécialiste des finances publiques » nommé François Ecalle dans Le Figaro :

    – Il y a très peu de personnes dans les administrations centrales à Paris, donc la promesse de redéployer les fonctionnaires dans les mignons « territoires » et les gentilles « campagnes » (par opposition aux villes qui sont méchantes) ne coûte rien : elle est déjà réalisée.

    Et ce factoïde stupéfiant, auquel moi-même je n’aurais jamais cru (comme quoi, les clichés et la propagande étouffent l’espace public) :

    – Il y a plus de personnel hospitalier dans la Creuse ou dans l’Allier qu’en Île-de-France. Il est faux de dire que les services publics ont déserté les campagnes.

    Il ajoute :

    « On pourrait couper un peu partout, notamment dans l’éducation où il y a énormément de postes de non-enseignants, ou dans les collectivités locales. »

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/fonctionnaires-l-objectif-de-120-000-suppressions-de-postes-n-est-plus-tenable-20190426

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  6. « Création de Maisons « France Services Publics » sur tout le territoire »
    On nage en plein surréalisme. Il existe déjà les Maisons de services au public (MSAP) avec les 7 opérateurs nationaux : La Poste, CNAV, CNAM, CNAF, MSA, Pôle emploi, GRDF, impliqués dans leur financement, et les Maisons de santé (MSP) avec des médecins, infirmiers et pharmaciens.
    Donc ça existe déjà et avec un bilan mitigé souligné récemment par la Cour des Comptes :
    https://www.ccomptes.fr/fr/publications/lacces-aux-services-publics-dans-les-territoires-ruraux
    En résumé, le Président annonce un truc qui existe déjà et fonctionne pas bien (enfin on sait pas car personne mesure la qualité des services rendus….), et de l’autre les citoyens (gilets jaunes), gueulent pour le recul des services « publics » dans les campagnes.
    Tout ça peut durer encore très longtemps !

    Les CESE et les CESER ne servent absolument à rien ; on paye cher pour des rapports complétement creux.
    etc…

    En fait, ces monarques (nos Présidents), n’ont en définitive aucun pouvoir pour faire atterrir les français dans la réalité mondiale économique d’une part, et révolutionner la technostructure étatique d’autre part. Macron en est l’aboutissement de la preuve.

    Alors on fait quoi ?

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  7. Article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 :
    « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression ».

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  8. « C’est ce qui est arrivé. La chimère du jour est d’enrichir toutes les classes aux dépens les unes des autres ; c’est de généraliser la Spoliation sous prétexte de l’organiser. Or, la spoliation légale peut s’exercer d’une multitude infinie de manières ; de là une multitude infinie de plans d’organisation : tarifs, protection, primes, subventions, encouragements, impôt progressif, instruction gratuite, Droit au travail, Droit au profit, Droit au salaire, Droit à l’assistance, Droit aux instruments de travail, gratuité du crédit, etc. Et c’est l’ensemble de tous ces plans, en ce qu’ils ont de commun, la spoliation légale, qui prend le nom de Socialisme. » – Bastiat – La Loi (1850)

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  9. De grand cœur, j’accepte la devise : « Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins » et j’aimerais la voir suivie de manière plus rapide et plus systématique. Poussée à fond, elle se ramène à ceci auquel je crois également : « que le gouvernement le meilleur est celui qui ne gouverne pas du tout » – Henry David Thoreau

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  10. Puisque le gouvernement, même sous ses formes les meilleures, est un mal, le but principal qui devrait nous guider devrait être d’en avoir aussi peu que la paix générale de la société humaine le permet. – William Godwin (1756 -1836)

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  11. Le système de l’imposture politique divise les hommes en deux classes, une dont la tâche est de penser et de raisonner pour tous, l’autre qui doit accepter les conclusions des premiers. Cette distinction n’est pas fondée sur la nature des choses ; il n’y a pas de différence intrinsèque entre un homme et un autre, comme on croit pouvoir l’imaginer. Cette supposition n’est pas moins injurieuse qu’infondée. Les deux classes ainsi créées sont trop, ou pas assez pour l’homme. C’est trop attendre des uns, en leur confiant un monopole artificiel, qu’ils puissent délibérer absolument pour tous. C’est faire un injuste procès aux autres que de supposer qu’ils ne puissent jamais utiliser leur entendement, ou pénétrer l’essence des choses et qu’ils doivent à jamais se contenter d’une apparence trompeuse. – William Godwin (1756 -1836)

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  12. « Si un État avait enfanté un Microsoft, un Google, un Facebook, fait fructifier son économie comme Warren Buffett l’a fait pour les actifs de Berkshire Hathaway ces cinq dernières décennies ou inventé l’ampoule électrique, cela se saurait. » – Thierry Godefridi

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  13. « L’Etat moderne est inefficace et nuisible. Puisqu’il est inefficace on pourrait se passer de lui ; puisqu’il est nuisible on devrait le faire » – Murray N. Rothbard – Man, Economy, and State- Princeton – 1962

    BON DIMANCHE A TOUS

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  14. On note ici que Macron s’inscrit profondément dans l’illusion socialiste d’un monde fermé sur lui-même, exempt des concurrences et du progrès des autres, et s’autorisant de ce fait à mettre en oeuvre des projets, ou à initier des dépenses sans aucun rapport avec les ressources et richesses susceptibles de les autoriser. Juste pour des raisons idéologiques, constructivistes, politiques, démagogiques, quand ce n’est pas par suffisance ou arrogance, voire pire, défaut d’analyse et incompréhension des réalités.

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    • « dans l’illusion socialiste d’un monde fermé sur lui-même » et où la France est à part et ne doit surtout pas être changée :

      Déjà dans sa lettre aux Français :
      Lettre aux Français : Débattons de tout… mais ne changeons rien ! (16 janvier 2019)

      « Mais il n’est que de lire le début de sa Lettre aux Français pour comprendre qu’en dépit des multiples questions qu’elle suggère pour animer le débat national, les conclusions seront fermement restreintes à une « certaine idée de la France » qui fait que depuis très longtemps, il est entendu que notre modèle social est intouchable car moralement supérieur à tout ce qui existe par ailleurs :

      « La France n’est pas un pays comme les autres. Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte. »

      « Chez nous », poursuit-il, la santé, l’éducation, la justice, etc. sont accessibles à tous, la retraite est payée par ceux qui travaillent et les accidents de la vie comme le chômage peuvent être surmontés grâce à la solidarité de tous.

      Parce que chez les autres, chez les Allemands, les Néerlandais ou les Britanniques, les accès à l’éducation, à la justice, à la santé… seraient limités ? Parce que chez eux, le chômage ne pourrait être surmonté ? »

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  15. Il faut supprimer le socialisme. Et nous serons « libérés ».
    Et nos soldats en OPEX, reviendrons car ce sont eux qui verront leurs budgets rétrécis, disons ajournés ou retardés. Et quelqu’un pourra dire devant la nouvelle Assemblée Nationale, « Nous ne sommes plus en guerre ». Et Hollande comprendra son « erreur ».

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  16. Le délire étatiste continue : le gouvernement lance un plan salles de bain. A un milliard d’euros.

    A ce prix-là, on pourrait croire que les Français sont des gros sales et que l’Etat cherche à promouvoir un minimum d’hygiène.

    Pas du tout. C’est le contraire. Il s’agit de dégrader le confort des gens, en démolissant des baignoires pour les remplacer par des douches.

    Bon, pour être très précis, c’set à destination des personnes âgées, qui ont du mal à grimper dans une baignoire et qui (c’est ce qu’on nous assure) se tuent dans l’opération.

    Moi y’en a pas comprendre. On vit au Congo ? au Liberia ? les gens ne peuvent pas économiser un tout petit peu, au cours d’une vie de travail, pour pouvoir se payer une réfection de salle de bain au bout de soixante ans ?

    Donc, un milliard pour « le grand plan Marshall » de l’éradication des baignoires (dont on ne m’ôtera pas de l’idée qu’elles contribuent aussi au « dérèglement climatique » et à la baisse de la bio-diversité), et pour les ridicules 120 000 suppressions de postes de fonctionnaires prévues… eh bien en fait, Macron les remet dans sa culotte, c’était juste une blague.

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  17. Au passage, H16 cède au politiquement correct écologiste ambiant en écrivant ceci :

    « On tente de pallier les problèmes d’économies d’eau, plutôt que la solution de fond qui consisterait plutôt à rendre l’eau facilement recyclable, en améliorer la collecte, la distribution et le nettoyage. »

    Comment ça, rendre l’eau facilement recyclable ? L’eau est, par nature, infiniment recyclable. Elle n’a pas besoin de la moindre « solution de fond » pour être « rendue » recyclable. 100 % de l’eau que l’homme utilise, depuis son apparition sur terre, est « recyclée ». Par la nature elle-même. Longtemps avant l’invention du libéralisme.

    C’est même pour cela qu’il n’y a aucun problème de « pénurie d’eau », et que l’eau n’est nullement une « ressource rare », au contraire de ce que prétendent tout un tas d’imbéciles patentés. Et qu’il n’y a nul besoin de « l’économiser », sauf si vous voulez réduire votre facture de flotte. Ce qui serait le seul motif valable.

    Jetez un coup d’oeil sur les océans, si vous croyez que l’eau est une « ressource rare »…

    J’ajouterai qu’en France, il n’y a aucun problème de « collecte, de distribution et de nettoyage » de l’eau, qui provoquerait des dégâts écologiques. On ne peut pas en dire autant de certains pays du t… du c… du monde, comme dirait Donald Trump.

    En revanche, on ne nous parle jamais du mode d’élimination des ordures solides, dont on nous cache soigneusement la nature. Ce n’est que « recyclage » ici, « durable » par-là. Quant à savoir si les déchets si vertueusement « recyclés » sont envoyés en Chine, où ils sont jetés dans les fleuves ou autrement éliminés de façon nuisible à l’environnement, ou bien brûlés proprement dans des usines d’incinération ultra-modernes chez nous, au lieu d’être enfouis n’importe comment dans des décharges où ils se trouveront encore d’ici mille ans… motus et bouche cousue.

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