Sibeth Ndiaye ou l’autre « bodyguard » du Président

Sibeth Ndiaye vient de faire une grande découverte : la discrimination positive peut causer plus de tort que de bien. Invitée sur BFM TV quelques jours après sa nomination au poste de porte-parole du gouvernement, elle constatait non sans amertume que « quand vous êtes une femme et qu’en plus vous êtes noire, on met toujours en doute la raison pour laquelle vous êtes là » :

« On vous dira que c’est la discrimination positive, on vous dira que c’est un peu du hasard, on vous dira que c’est le fait du prince, on vous dira que ce sont vos amitiés. » (vidéo du tweet ci-dessous, 46″)

Que n’alerte-t-elle pas son collègue du gouvernement Bruno Le Maire qui a intégré dans la loi PACTE des sanctions pour les entreprises qui ne respecteraient pas les quotas de femmes dans les conseils d’administration et qui envisage sérieusement d’obtenir à terme une « stricte parité dans l’entreprise » ! On tremble à l’idée de toutes ces femmes étouffées par la sollicitude absurde de Bruno Le Maire, qui vont devoir affronter les doutes sur les raisons qui ont motivé leur nomination à tel ou tel poste.

Ceci étant, le choix de Sibeth Ndiaye pour la fonction de porte-parole du gouvernement ne relève probablement pas d’un souci prioritaire de parité et de minorité visible de la part d’Emmanuel Macron. Il s’agirait plutôt de récompenser une vraie fidèle de la première heure tout en essayant de mettre un terme aux manières aboyeuses qu’elle n’employait que trop souvent envers les journalistes dans son « job » précédent de conseillère presse et communication du Président.

Née en 1979 à Dakar, mariée et mère de trois enfants, Sibeth Ndiaye appartient à une famille de notables très impliqués dans la vie politique de leur pays. Sa mère, magistrate, fut présidente du Conseil constitutionnel du Sénégal. A l’adolescence, elle arrive en France (dont elle obtiendra la nationalité en 2016) pour poursuivre sa scolarité au Lycée Montaigne puis à l’université où elle obtient un DESS en économie de la santé.

A partir de là, son parcours devient typique des jeunes pousses de la gauche : elle rejoint l’UNEF pendant ses années étudiantes et adhère au Parti socialiste sous le coup du « choc » du 21 avril 2002 qui a vu Jean-Marie Le Pen accéder au second tour de l’élection présidentielle. Lors des primaires de gauche de 2006, elle soutient Dominique Strauss-Kahn puis se tourne vers Martine Aubry en 2011.

François Hollande étant élu en 2012, elle devient chargée de mission presse et communication auprès d’Arnaud Montebourg, nouveau ministre de l’économie sous le titre de ministre du redressement productif. Elle fait alors la connaissance d’Emmanuel Macron dont elle dit qu’ « il était d’un abord agréable, avec beaucoup d’humour ». Il deviendra son patron quand il sera nommé à Bercy en 2014 et n’aura guère de mal à l’entrainer à sa suite dans l’aventure En marche ! à partir de 2016.

Sibeth Ndiaye est véritablement entrée dans le paysage politico-médiatique français quand on l’a découverte dans le documentaire passablement hagiographique « Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire » (Netflix) diffusé sur TF1 dès le lendemain de l’élection présidentielle. Omniprésente, dynamique, aux petits soins pour son candidat et toujours prête au combat pour le défendre, on la voit aussi décrocher son téléphone pour tancer vertement un journaliste.

La conversation commence gentiment par : « Je me permettais de vous appeler parce que j’étais un peu étonnée par un titre dans un papier sur votre site internet » et se termine sauvagement par : « Ça, c’est pas du travail de journaliste. C’est du travail de sagouin. C’est pour ça que je suis un peu vénère. » 

C’est malheureusement une habitude qu’elle va garder une fois Macron élu et elle nommée conseillère communication du Président. Que la qualité de la presse laisse souvent à désirer, que la propagande prenne souvent le pas sur l’information, nul ne s’en étonnera, mais les innombrables coups de fil pour demander des correctifs ou faire pression sur les rédactions dans un langage de fond de taverne deviennent éminemment problématiques quand ils émanent du cercle élyséen.

Pour Sibeth Ndiaye, cependant, rien de plus normal :

« Nous appelons les médias quotidiennement quand on a des divergences d’interprétation » 

Pour nous, individus qui constituons l’opinion publique, rien de plus suspect.

Pas étonnant dès lors que Sibeth Ndiaye soit attendue au tournant dans sa nouvelle fonction de porte-parole du gouvernement. Et l’on voit bien que sa qualité de femme d’origine africaine n’est nullement en cause dans les réticences de fond qu’elle suscite.

Il est vrai qu’elle a dû subir des remarques parfaitement désobligeantes et totalement déplacées à propos de sa coiffure ou sa tenue. Permettez que j’en dise deux mots.

Je connais bien ce type de chevelure, c’est absolument ingérable. Il faut des heures pour rajouter des tresses et si vous laissez les cheveux au naturel comme elle le fait maintenant, ils deviennent rapidement tout emmêlés. Un vrai défi pour toutes les femmes qui possèdent sa texture capillaire.

Quant aux « baskets » qu’elle portait lors de l’investiture d’Emmanuel Macron, c’était en fait des chaussures plates de chez Repetto. Sujet clos.

Plus fondamentalement, on reproche d’abord à Sibeth Ndiaye d’utiliser un langage trop cavalier, trop « bande de potes qui dégomme tout ce qui bouge » – pour reprendre l’expression d’un proche de Macron pas très emballé – dans des circonstances où l’on attendrait plus de considération et de hauteur de la part d’une conseillère du Président de la République. Encore tout récemment, elle parlait familièrement de « job » pour annoncer sa nomination sur Twitter :

Plus grave, elle aurait répondu « yes, la meuf est dead » à un journaliste qui l’interrogeait par SMS sur la mort de Simone Veil (juin 2017). Elle a toujours démenti et il s’avère finalement que l’échange avec le journaliste fut le suivant :

Journaliste : « Aura-t-elle des obsèques nationales ? »
Sibeth Ndiaye : « Aucune idée, la meuf est morte depuis moins de vingt-quatre heures. »

Mais franchement, est-ce tellement mieux ?

Jusque là, il ne s’agit que de forme, mais le fond laisse aussi beaucoup à désirer. En juillet 2017, elle déclarait au magazine l’Express :

« J’assume parfaitement de mentir pour protéger le Président. »

On voit bien ce qu’une telle théorie pourrait devenir dans la bouche de celle qui est devenue entre temps porte-parole du gouvernement. Elle n’a d’ailleurs pas tardé à voir débouler les remarques mi-ironiques mi-sceptiques à ce sujet. De Guillaume Meurice, chroniqueur sur France Inter, par exemple :

Interrogée sur ce point lors de son premier compte-rendu du Conseil des ministres, elle a plaidé la décontextualisation des propos rapportés sur un sujet concernant la vie privée du Président :

« Les paroles auxquelles vous faites référence sont des paroles qui ont été sorties de leur contexte, des paroles qui ont été tronquées. (…) Elles visaient à protéger la vie privée du Président de la République. » 

D’après une enquête du journal Libération, Sibeth Ndiaye aurait répondu « non » à un journaliste qui lui demandait si le Président allait profiter des élections législatives (juin 2017) pour s’offrir un bain de foule. Finalement, les journalistes ont appris ensuite que Macron était sorti pour jouer au tennis … et profiter d’un bain de foule au passage. Suite à quoi Sibeth Ndiaye a expliqué au journaliste en question qu’elle « assumait » sa réponse négative pour protéger le Président.

Quant à la journaliste de l’Express qui l’a interviewée sur cette affaire un mois plus tard, elle considère que la discussion lui a semblé beaucoup plus générale que le simple cas de la partie de tennis.

Admettons le bénéfice du doute. Il reste néanmoins une circonstance gravissime à propos de laquelle le doute n’est pas permis : Sibeth Ndiaye fait partie de la petite garde rapprochée du Président qui a jugé bon, pour tenter de disculper Alexandre Benalla, d’utiliser les images d’une vidéosurveillance obtenue illégalement et de les mélanger à d’autres images sans aucun rapport afin de véhiculer l’idée que les coups assénés par le désormais célèbre garde du corps de l’Elysée étaient parfaitement justifiés compte-tenu du contexte de violence dans lequel toute la scène se déroulait.

Selon le journal Le Monde, Emmanuel Macron et sa conseillère presse étaient en déplacement à Périgueux à ce moment-là (juillet 2018), mais c’est bel et bien Sibeth Ndiaye qui a eu pour mission de suggérer à quelques oreilles journalistiques disponibles de consulter un certain compte Twitter sur lequel la vidéo soigneusement trafiquée venait d’être publiée :

« Va voir un compte qui s’appelle French Politic. Tu verras que Benalla n’est pas celui qu’on dit. »

.
Qu’en conclure, sinon que Sibeth Ndiaye, plus inconditionnelle et plus « bodyguard » que jamais, « assume parfaitement de mentir pour protéger le Président » très largement hors du champ de sa vie privée et n’hésite pas à le faire sans sourciller ? Ça promet.


Cet article a rejoint les 42 portraits de ma page « Portraits politiques ».


Illustration de couverture : Sibeth Ndiaye, nouvelle secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement, BFM TV le 3 avril 2019.

27 réflexions sur “Sibeth Ndiaye ou l’autre « bodyguard » du Président

  1. Devenir inconditionnelle de Meremptoire en 2011, alors « cheffe » du PS, montre davantage un arrivisme d’ambitieuse Soce que la dilection pour une pensée politique de qualité. Puisqu’il aurait déjà fallu que Meremptoire pense….

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  2. Nous avons aussi eu des commentaires sur son activité de cousette domestique quant aux vêtements de ses rejetons et peut-être même de certains de ses habits. Probablement destiné à faire pleurer dans les chaumières d’avoir une telle personne aussi simple…
    Perso, ce genre de détails me passe au dessus comme sa coiffure afro. Sur ce dernier plan, je serais bien davantage interloqué par une coiffure avec des cheveux façon baguettes de tambour…

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  3. Et la phrase sur « les juifs qui ont un copyright sur la Shoah » ? Vous ne la rappelez pas, c’est pourtant sa sortie la plus scandaleuse. Qui aurait dû la disqualifier à n’importe quel poste de ce type. Ministre…

    En outre, il est tout à fait choquant de voir quelqu’un naturalisé depuis 3 ans accéder à ce poste, comme s’il n’y avait pas assez de gens qualifiés dans ce pays… Ça tient du passe-droit et de la république bananière.

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    • Sur ce point, je suis moins sévère que vous. C’est une scène du docu de campagne dont je parle. Il s’agit d’une réunion interne où Laurence Haïm cherche ses mots pour expliquer à Macron que sa phrase sur le crime contre l’humanité associé à la colonisation passait mal car cette expression est fortement associée à la shoah. Ndiaye suggère « copyright » :

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      • Comme quoi… je ne connaissais pas l’incident, j’ai fait une petite recherche Start Page (et non Google)… et j’ai appris de quoi il s’agissait, sur un site juif. D’où il ressortait que ce n’était pas aussi simple que ça.

        Ce n’est pas Sibeth Ndiaye qui avait sorti ça toute seule, c’était dans le cadre d’un échange avec Laurence Haïm. D’après l’article du site en question, on comprenait que c’était la journaliste Laurence Haïm qui avait posé une question à Sibeth Ndiaye, en suggérant la notion de monopole, et que celle-ci avait répondu avec le copyright.

        Puis je regarde cette vidéo, et je constate que cette version était encore fausse. Haïm n’agit pas en tant que journaliste, mais en tant que membre de l’équipe de Macron. Et elle n’interroge pas Ndiaye, elle donne des conseils à Macron. Ndiaye ne dit pratiquement rien, elle lâche simplement le mot copyright en même temps que Haïm parle.

        De plus (il faudrait regarder un extrait plus long pour bien s’en assurer), Haïm n’accuse pas les Juifs de s’être réservé un monopole indu sur le crime contre l’humanité : elle met en garde son patron sur le fait que la phrase sur l’Algérie risque d’être mal comprise (ou a été mal comprise, on ne sait), en raison de la connotation de l’expression crime contre l’humanité qui est rattachée à la Shoah.

        Autrement dit : cette citation attribuée à Sibeth Ndiaye est une bonne grosse fake news — ce qui ne veut pas dire qu’elle n’aurait pas été capable de la sortir. C’est le propre des fake news de s’appuyer sur un fond de vérité, et souvent (pas toujours) de vraisemblance.

        A noter que Laurence Haïm est juive, selon Wikipédia, ce qui rendait la version intermédiaire d’autant plus invraisemblable. Mais pas impossible… Et d’ailleurs, il est exact qu’il y a un monopole indu. Le patron d’une des plus grosses assoces de lutte contre l’antisémitisme américaines (et donc du monde) a été filmé (en caméra cachée) en train d’exiger du premier ministre ukrainien que son pays cesse de revendiquer la qualification de génocide pour l’Holodomor, car cela faisait une concurrence indue à la Shoah… dans un passionnant documentaire sur l’antisémitisme, filmé par un journaliste israélien…

        Rien n’est simple.

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  4. Plutôt que de gloser sur ce que tel ou tel journaliste des « médias d’État » a à dire sur cette « cousette domestique », je préfère m’en référer à Juan Branco qui dans plusieurs chapitres consacrés à l’information écrit :
     » En France, l’information se dilue, étouffe sous l’effet de la bêtise et de la servilité, et cette bêtise et servilité sont produites, recherchées. Aucun des oligarques n’aurait l’idée, après avoir investi des millions pour les racheter, de perdre quelque argent pour le bien de ces médias qu’ils assurent détenir dans le but de défendre la démocratie… Pourtant les journalistes prétendent y croire… Criant à leur indépendance, niant tous les mécanismes de contrôle et d’écrasement déployés, ils croient défendre leur dignité, là où ils se rendent complices… »
    Juan Branco – « Crépuscule » – Au Diable Vauvert Massot Éditions

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      • @ Midred

        Eh bien, il suffit de lire la citation que vous nous balancez :

        « Aucun des oligarques n’aurait l’idée, après avoir investi des millions pour les racheter, de perdre quelque argent pour le bien de ces médias qu’ils assurent détenir dans le but de défendre la démocratie… »

        Donc au début de la phrase, votre lumière communiste reproche aux « oligarques » (terme absolument neutre et objectif) de dépenser trop de pognon dans les médias, et à la fin de la phrase, il leur reproche de ne pas en dépenser assez. Il faudrait savoir…

        Quant à la vieille scie facho-jauno-communiste selon laquelle « lémédias » seraient aux mains de « milliardaires », et que ce serait mal, ben évidemment qu’ils sont au mains de milliardaires. Puisqu’il s’agit, soit de grandes entreprises qui se portent bien et donc qui valent des milliards (télévision), soit d’entreprises plus fragiles qui ont besoin d’injections massives de capitaux (presse écrite), puisque les voleurs de la CGT les ont pillées depuis 1945.

        Mais on a bien compris que pour la gauche, les médias doivent tous être pauvres, aux mains de coopératives tenues par une poignée d’ouvriers gauchistes qui sentent mauvais, et surtout ne pas faire un rond, parce que l’argent c’est sale. Mais l’Etat communiste doit leur donner plein de pognon, parce que l’argent communiste, c’est pur et noble.

        C’est incroyable combien on entend, en ce moment, cette assertion scélérate selon laquelle « je m’en tape si untel est communiste, s’il dit la vérité ça me va ». Justement : un communiste ne dit pas la vérité sur ce qui est important, sinon il ne serait pas communiste. C’est curieux, tout de même, cette hypocrisie de la droite de gauche…

        Même un libéral auto-proclamé comme Charles Gave (et qui l’est en effet pour une large part de son discours, mais pas pour le reste) trouve très smart, très chic, très « woke », comme on dit en amerloque ces temps derniers, de trouver de chatoyantes vertus à d’innombrables communistes, plus ou moins dissimulés.

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      • @Robert Marchenoir

        Si on suit votre raisonnement il n’y a plus de problème et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes puisqu’Emmanuel Macron a été placé à la présidence de la République par les media, bien plus qu’il n’a été élu par le peuple français !

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      • @ Mildred

        Vous avez visiblement beaucoup de mal à « suivre mon raisonnement », comme vous dites. Quant à Emmanuel Macron, il n’a pas été « placé à la présidence de la République par les médias ». Il a été élu démocratiquement, que cela vous plaise ou non.

        Vous n’avez pas l’air de comprendre en quoi consiste la démocratie. La démocratie, ça ne consiste pas à mettre le bololo quand le type qui a été élu n’est pas celui qui vous plaît. Ca ne consiste pas à mépriser le vote de vos concitoyens en prétendant qu’il vaut moins que le vôtre. Ca ne consiste pas à chercher tous les prétextes du monde pour prétendre qu’il y a eu un complot de je ne sais qui pour mettre le gars à la présidence, quand vous êtes vexée de son élection parce que ce n’est pas votre genre de beauté.

        Quant aux médias, ils ont parfaitement le droit de prendre position pour Macron, ou pour Hitler. C’est un truc, vous n’avez pas l’air de connaître non plus, ça s’appelle la liberté de la presse.

        La liberté de la presse, ça ne veut pas dire que les journaux doivent penser la même chose que vous. Il y a visiblement, dans ce pays, beaucoup de gens qui ont du mal à faire la différence entre leur nombril et le reste du monde.

        Je n’ai pas voté pour Macron. Son programme ne me disait rien qui vaille.

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    • @ Robert Marchenoir

      Vous faites indiscutablement partie de ces personnages qui, quel que soit le sujet, savent se hisser au-dessus de leurs interlocuteurs, les surplombant de toute leur arrogance, sans jamais avoir à prouver le bien-fondé de ce qu’ils affirment puisque personne ne leur demandera de le faire.

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      • @ Mildred

        Vous faites incontestablement partie de ces personnages qui se répandent en attaques personnelles faute d’être capables du moindre raisonnement, et qui attribuent leurs propres vices aux adversaires politiques dont ils sont incapables de réfuter les arguments.

        Une vieille habitude des communistes. Il n’est pas très étonnant que vous nous fassiez l’éloge de l’un d’entre eux.

        Nous attendons toujours que vous « prouviez le bien-fondé », comme vous dites, du soutien que vous apportez à la citation de Juan Branco dont vous avez décidé de nous gratifier. Origine de cette discussion, je vous le rappelle.

        Mais je pense que nous pouvons attendre longtemps. Vieux truc gauchiste : je balance une affirmation péremptoire sans me donner la peine de la moindre justification, puis, dès qu’elle est contestée, arguments à l’appui, je me répands en attaques personnelles sur le caractère de mes opposants. Toujours sans me sentir obligée de fournir la moindre argumentation.

        Ça fait un bon siècle que les Soviétiques et leurs laquais utilisent cette méthode. Je m’étonne qu’il y ait encore des naïfs pour s’imaginer qu’elle fonctionne.

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    • @Robert Marchenoir

      Ainsi, pour avoir osé imaginer qu’ici, quelqu’un AYANT LU LE LIVRE DE JUAN BRANCO, saurait en faire l’analyse critique, je me vois traitée de gauchiste, de communiste et que sais-je encore ?
      Bravo, c’est ce qu’on peut appeler du bon boulot !

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      • @ Mildred

        Vous sauriez faire l’analyse critique du livre de Juan Branco ? Vous sauriez la faire ? Elle sait la faire !

        Vous êtes franchement mignonne, à vous agiter comme ça. Depuis le début de ce « dialogue », que vous avez institué ici, vous ne cessez de vous enferrer.

        Vous avez commencé par tenter de faire notre édification en nous balançant un copié-collé d’un communiste quelconque. Sur un site libéral, vous avez provoqué la réfutation inévitable. Et puis, vous grimpez aux rideaux en nous faisant votre numéro de gauchiste soi-disant insultée.

        Mais de bout de la queue d’une « analyse critique » du « livre » de Juan Branco, toujours rien, de votre part. De tentative de présenter vos idées, de les argumenter, de les appuyer sur des faits, on n’a toujours pas aperçu la moindre trace.

        En revanche, vous indigner, accuser les autres de je ne sais quels travers de caractère, jouer les pauvres victimes, étaler vos tripes sur la table et prendre la posture de l’opprimée, ça, vous savez faire.

        Vous n’avez pas l’air de réaliser à quel point vous illustrez jusqu’à la caricature, par vos commentaires successifs, la perversité de la mentalité de gauche.

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  5. Et à propos de véritable anti-sémitisme…

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/je-voulais-tuer-juif-homme-agresse-violemment-habitant-bourdon-au-couteau-1651932.html

    Un homme de 18 ans fait irruption dans la maison d’un ancien directeur d’école. Il a l’air bizarre. Le propriétaire lui demande s’il a besoin d’aide. L’autre le larde de coups de couteau. Il dira plus tard qu’il a voulu tuer un Juif. Si un voisin n’avait pas été là pour maîtriser l’assassin, la victime était morte. Ça se passe dans un village de 396 habitants…

    Ce pays s’enfonce dans la folie. Et nous avons un vrai problème avec l’immigration. Même s’il s’avérait (ce qui n’est pas exclu) que l’auteur de la tentative de meurtre ne soit pas musulman.

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  6. C’est bizarre comme les français n’arrivent pas à dépasser certains blocages.
    Confieriez-vous l’entretien et l’assurance de votre voiture par l’intermédiaire d’un tiers ? Assurément non. Si le garagiste ou l’assureur ne vous satisfait pas, vous en changez rapidement, la concurrence ne manque pas.
    Pourtant pour votre santé, vous admettez qu’un tiers s’en préoccupe à votre place : la (Sacro-Sainte) SS ; Alors qu’entre votre santé et votre bagnole….bref !

    Pour nos médias c’est pareil ou presque car le jeu est encore plus pervers. Les citoyens refusent de payer pour avoir des formations politiques qui les représentent et ne les trahissent pas; une poignée de ploutocrates ultra connue, de milliardaires et de lobbies (sauf exceptions, en connivence) s’en occupent. Là aussi c’est donc un tiers qui paie et qui exerce ses droits. Qui paie commande !
    La profession journalistique (sauf exceptions, subventionnée) ne vit pas de ses recettes-clients, elle achète donc son lectorat pour continuer d’avoir une audience.
    Les meilleures perversités fonctionnent à trois : les ploutocrates, les journalistes (peu importe ses salades, Juan Branco fait partie de cette catégorie) qui dinent tous les soirs ensemble pour ajuster leurs petites déclarations furtives (interviews, tweets etc…) et se moquent de vous, les spectateurs du théâtre médiatico-politique des clowns…
    Les français ne veulent pas payer pour avoir une représentation propre, ils ne veulent pas payer pour être informés, un tiers là encore y pourvoit (le système étatique) et les maintient dans la dépendance.

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  7. Madame,
    Si j’ai pris la liberté d’intervenir chez vous, c’est qu’au départ, il m’avait semblé que le problème posé par Sibeth Ndiaye était infime en comparaison de ce que je commençais à découvrir à la lecture de « Crépuscule ».
    Je regrette d’avoir eu la naïveté de croire que vous-même ou quelqu’un de vos intervenants, qui aurait lu ce livre aurait pu nous en faire l’analyse critique, chose qui n’est absolument pas à ma portée puisque j’ignore à peu près tout des milieux étatiques, industrialo-financiers et médiatiques qui se partagent le pouvoir chez nous, et les lie les uns aux autres.
    Si j’avais su à quoi je m’exposais et quels inconvénients vous et vos lecteurs allaient avoir à subir, je ne serais jamais intervenue ici.
    Aussi je vous demanderais, ainsi qu’à vos lecteurs, de bien vouloir accepter mes excuses.

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    • Mais Mildred, je ne crois pas qu’il faille en venir là. Pour ma part, je ne ressens aucun besoin d’excuses de votre part.

      Je suis cependant surprise de ce que dites maintenant : « Je regrette d’avoir eu la naïveté de croire que vous-même ou quelqu’un de vos intervenants, qui aurait lu ce livre aurait pu nous en faire l’analyse critique, chose qui n’est absolument pas à ma portée ».
      D’une part je ne vois pas en quoi Juan Branco ne serait pas à votre portée, et d’autre part vous aviez d’abord dit : « Plutôt que de gloser sur ce que tel ou tel journaliste des « médias d’État » a à dire sur cette « cousette domestique », je préfère m’en référer à Juan Branco ».
      Ce qui, vous en conviendrez, ne ressemble pas tellement à une demande d’éclaircissement mais à une « référence » en matière de presse et communication qu’on apporte au débat.

      Je vous avoue que je n’ai pas lu Crépuscule. Je me livre à ma critique du macronisme comme vous pourriez le faire vous-même, sur la base de ce que je vois se réaliser concrètement dans les textes de loi ou sur la base des déclarations d’intention des membres du gouvernement ou sur la foi de rapports divers qui me semblent sérieux.

      Il se pourrait que je rejoigne Branco sur certains constats, mais il est absolument certain que je m’en écarterais résolument quand on en viendrait à parler solutions. Mon plaidoyer constant pour une France plus libérale est à l’opposé radical des projets de l’extrême-gauche.

      Critiquer Macron, très bien, il y a certes beaucoup de choses à dire, mais c’est devenu à mon avis l’horizon trop limité de la pensée politique actuelle. L’alliance LR, socialistes et communistes pour contrer la privatisation d’ADP est un exemple très révélateur du petit militantisme anti-Macron de base qui domine le débat aujourd’hui. Encore faudrait-il proposer autre chose.

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  8. Je l’admets, j’ai eu tort de parler de Juan Branco d’une manière qui pouvait laisser entendre qu’il serait une sorte de référence, alors que j’avais acheté son livre à la suite d’une interview de Thinkerview, sans rien connaître de lui, mais en me disant : « Ce type va se faire descendre ! »
    Je n’ai pas encore fini de lire le livre mais j’ai bien été obligée de penser que tout ce qu’il dit sur la fabrication de l’information est juste puisque moi-même, grande lectrice de journaux depuis des décennies, j’y avais renoncé pour ne plus lire que Valeurs Actuelles et Le Canard Enchainé depuis l’élection de monsieur Macron.
    Je dois avouer que je trouve le silence qui entoure ce livre assez inquiétant quand on sait le sort que nos sociétés réservent aux lanceurs d’alerte.
    Bien à vous.

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