Gilets jaunes : la sortie de crise n’est pas pour demain

« Comme il semble loin, ce temps où des Français en gilet jaune descendaient dans la rue pour s’opposer à la hausse des taxes sur les carburants et dénoncer à juste titre la France comme le pays champion du monde des taxes ! » Ces mots que j’écrivais au lendemain de l’acte 14 des Gilets jaunes, combien j’ai encore plus de raisons de les écrire après la véritable guérilla urbaine à l’ombre des Black Blocs qui a caractérisé l’acte 18 de samedi dernier !

Comme ce temps semble loin, et combien il fut court ! Très vite, le retour de l’ISF et la haine du riche ont pris le dessus ; très vite, les revendications sont devenues typiquement « vénézuéliennes » (on sait pourtant comment cela finit) ; très vite, les manifestations du ras-le-bol fiscal ont été dissoutes dans l’émeute et la casse des symboles de « l’oligarchie et de la luxure » – pour reprendre la phraséologie quelque peu approximative de Sophie Tissier, l’une des figures des Gilets jaunes :

Alors oui, les forces de l’ordre n’ont pas été à la hauteur, tant du point de vue de la stratégie de maintien de l’ordre que du point de vue de la chaîne de commandement. Ce n’est pas moi qui le dis mais Laurent Nuñez, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur. L’impact de cet acte 18 annoncé comme marquant la fin du Grand débat semble avoir été nettement sous-estimé.

Et il est vrai que le Black Bloc a ses propres objectifs et ses propres méthodes. Groupe ultra-violent d’extrême-gauche, il s’infiltre dans des mouvements de contestation pour donner une image radicale de la faiblesse de l’Etat de droit et déstabiliser le monde capitaliste. En France, on l’a vu à l’oeuvre lors des manifestations contre la loi El Khomri (2016) et plus récemment lors des défilés du 1er mai 2018. Dans ce cadre, les Gilets jaunes ne constituent qu’un opportun vecteur de ses démonstrations de force.

Il serait cependant naïf de s’imaginer que les gentils Gilets jaunes de l’acte 18 ont été pris en otage à l’insu de leur plein gré par de méchants Black Blocs. « Qu’est-ce qu’on en a à faire que le Fouquet’s ait cramé ? » demande Sophie Tissier dans la vidéo ci-dessus. Evidemment, ça l’ennuie de savoir qu’une mère et son enfant (sauvés de justesse par un policier) aient failli perdre la vie consécutivement à l’incendie d’une banque par les Black Blocs, mais tant que ces derniers s’en tiennent à des dégâts matériels sur des symboles du capitalisme, elle les soutient !

Le respect de la propriété privée, les emplois en jeu dans les boutiques et les restaurants dévastés, tout cela lui passe au-dessus de la tête. L’important, c’est la lutte, comme dirait Philippe Poutou. L’important, c’est la rue, comme dirait Jean-Luc Mélenchon.

D’autres témoignages du même style font froid dans le dos. John, animateur de 28 ans venu de Nancy :

« Les black blocs, avant ils faisaient peur à tout le monde, maintenant on trouve que c’est un plus. C’est eux qui font avancer les choses, nous, on est trop pacifistes. »

Ou Ana, 33 ans, factrice venue de Toulouse :

« C’est génial que ça casse, parce que la bourgeoisie est tellement à l’abri dans sa bulle, qu’il faut qu’elle ait peur physiquement, pour sa sécurité, pour qu’ils lâchent. »

« Leur faire peur », tel était déjà l’un des slogans de la Nuit debout (2016).

Autrement dit, nos Gilets jaunes de l’acte 18 ont adopté les postures d’extrême-gauche d’un Frédéric Lordon avec une décontraction et une souplesse idéologique déconcertante.

Cet économiste atterré propulsé « parolier » des Nuits debout par François Rufin (député insoumis depuis 2017) déclinait en effet son activisme anti-capitaliste virulent en ces termes :

« C’est bien pour cela que nous sommes rassemblés ici ce soir (nuit debout du 31 mars 2016) : pour imaginer la catastrophe. Apportons-leur (aux tenants du monde libéral) la catastrophe. »

.
Y a-t-il un autre message politique à retenir de l’acte 18 des Gilets jaunes ? Je ne crois pas, je ne vois pas. Les collectivistes ont gagné. Les anti-capitalistes ont gagné, et bien gagné.

Car on ne parle pas seulement des 32 000 manifestants de samedi dernier dans toute la France, chiffre politiquement dérisoire, mais d’un soutien populaire qui reste élevé à 49 % malgré la lassitude qui s’installe, et dont l’essentiel se concentre chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen (74 et 75 % de soutien) et dans une moindre mesure chez ceux de Benoît Hamon (52 %).

Dans ces conditions, au-delà du retour à l’ordre public que le gouvernement doit absolument reprendre en main, on voit mal Emmanuel Macron trouver la sortie de crise dans les préconisations libérales classiques qui associent choc fiscal (à la baisse) et baisse des dépenses publiques. Dans la situation actuelle de tension et de violence, ce message serait non seulement parfaitement inaudible et fortement rejeté, mais il n’a jamais été à l’ordre du jour.

Il suffit de relire la lettre de Macron eux Européens pour comprendre que pas un seul instant il n’est question pour lui de remettre en cause notre modèle social, bien que ce dernier prenne l’eau de toutes parts et soit le premier responsable de notre marasme économique et social. Dans l’idée du Président, il est plutôt question de convaincre nos partenaires européens de s’y rallier plutôt que de nous réformer.

Il suffit d’entendre Bruno Le Maire disqualifier en permanence le profit réalisé par les entreprises et pérorer sans fin sur leur nouveau rôle social et environnemental, il suffit de le voir chercher de l’impôt partout, et surtout chez les riches et les grandes entreprises, sous la pompeuse hypocrisie de la « justice sociale » qui n’est jamais que l’augmentation d’une redistribution de revenus déjà largement plus colossale en France que partout ailleurs – « moi je vais vous dire où il est l’argent : l’argent, il est chez les géants du numérique. » Etc. etc.

Force est de constater que depuis l’élection d’Emmanuel Macron, et malgré ses mille protestations très startupeuses, tout le discours économique de l’équipe au pouvoir renforce dans l’opinion publique l’idée que le mode de production capitaliste est malsain et qu’il convient de l’encadrer vigoureusement dans des législations étroites et des impôts nouveaux.

Selon les dernières déclarations du Président de la République devant un aréopage d’intellectuels, le seul début de mesure vraiment libérale de son gouvernement, la transformation de l’ISF en IFI qui permettait aux capitaux de se réorienter librement vers la production, pourrait même être soumis à de nouvelles conditions d’investissement. Un alibi technique, en quelque sorte, afin de faire comprendre qu’on n’est pas loin de reculer sur l’ISF.

C’est en ce sens que l’on peut dire que la fin de la crise des Gilets jaunes n’est pas pour demain : de par les réclamations des manifestants eux-mêmes, qui ont reçu hier l’appui des syndicats sur le pouvoir d’achat et la défense des services publics, et de par les sympathies dirigistes du gouvernement, la sortie de crise consistera inéluctablement, et comme d’habitude, à aggraver tous les défauts de notre modèle économique et social, donc à recréer de la crise pour plus tard.

On peut éventuellement envisager ainsi un retour au calme ponctuel, mais il sera de très courte durée. Même si Emmanuel Macron parvenait à gagner les élections européennes de mai prochain, ce qui lui donnerait indubitablement un peu d’air sur le plan politique, la situation économique structurelle du pays ne s’améliorerait pas.

Il se pourrait qu’une conjoncture mondiale favorable permît de masquer les faiblesses de la France pendant un temps, mais d’une part ce n’est pas ce qui est prévu pour les mois à venir, et d’autre part, dès l’embellie internationale terminée, notre drame national reprendrait de plus belle : dépenses, impôts, dette, chômage… et de nouveaux gilets jaunes mécontents … et de nouvelles violences … et de nouvelles fausses solutions.

Je ne me résous pas à voir mon pays s’enfoncer aussi obstinément dans le marasme économique et l’affrontement civil consubstantiels au socialisme. Je ne me résous pas à entendre que c’est la générosité et la politique du coeur qui motivent le maintien d’un système qui nous entraîne de façon aussi voyante vers le fond. 

Alors j’écris, j’écris, j’écris, pour essayer de convaincre un Français après l’autre, un lecteur après l’autre, que l’unique solution à la crise des Gilets jaunes, celle que nous vivons aujourd’hui comme celles que nous nous condamnons à vivre encore, passe par une réforme libérale totale.

Je sais, c’est inaudible et aucun parti politique n’en parle ; mais j’écris.


Illustration de couverture : Gilets jaunes acte 18, Boutique Hugo Boss des Champs Elysées (avant d’être vandalisée), Paris, 16 mars 2019. Photo : Henri Seckel pour Le Monde.

32 réflexions sur “Gilets jaunes : la sortie de crise n’est pas pour demain

  1. Bonjour Nathalie,

    Je comprends votre profond désarroi mais malheureusement cette situation n’est pas prête de changer car l’Etatisme et le Socialisme est dans l’ADN même des citoyens français et cela depuis plus des siècles.
    En effet, d’une part, le rejet de l’argent a d’une certaine manière débuté avec la religion.
    Historiquement, les protestants comme les juifs ont eu une relation plus saine avec l’argent, contrairement au catholicisme.
    Et plus récemment, nous sortons de la 2eme guerre mondiale avec un parti communiste fort qui d’une manière dicte lois et pensées.
    Depuis l’après guerre, l’Etat n’a de cesse de « prendre en charge » ses citoyens, les déresponsabilisant de plus en plus. ( Sécu, retraites par répartition et j’en passe)
    En 81, la haine de l’argent et la détérioration de la valeur travail prend une nouvelle dimension avec : la création de l’ISF, De 40 à 39H, 5eme semaine de congés payés….les mentalités changent fortement !
    Un peu plus tard, le RMI, payé par l’ISF ( discours de Rocard à l’assemblée) : le message est clair : les riches payeront ceux qui n’ont pas de travail, ni ceux qui souhaitent travailler !
    Puis, 35H …. Jusqu’au pont culminant où lors de la dernière présidentielle, une candidat propose le revenu universel !
    Tous ces changements ont été applaudis et sont aujourd’hui considérés comme des acquis sociaux !

    Inutile malheureusement d’espérer un quelconque revirement des mentalités en faveur du libéralisme. Le seul moyen de le toucher du doigt un petit peu est… de s’exiler…

    la France continuera à s’enfoncer dans un socialisme mou et pourtant continuera à fustiger les maux du libéralisme ! Triste paradoxe.

    Amicalement, Vladimir

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  2. « dénoncer à juste titre la France comme le pays champion du monde des taxes » et championne du monde des effectifs de fonctionnaires en surnombre faramineux ? (1980 > 2,6 millions v/s 5,6 millions de nos jours, càd 2 à 3 millions d’inutiles (hors régaliens de terrain faut-il le préciser!)
    – 1 agent de l’état coûte en moyenne 3,6 millions d’€uros du début de sa carrière à la fin de sa retraite
    https://fr-fr.facebook.com/contribuables.associes/posts/un-fonctionnaire-co%C3%BBte-en-moyenne-40-000-par-an-%C3%A0-l%C3%A9tat-donc-aux-contribuablesco/530258163704158/?_fb_noscript=1

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  3. 7. La dernière histoire belge : Ils vont arrêter de soigner les personnes au-dessus de 85 ans !

    8. La Nouvelle Zélande, une terre lointaine, improbable, cul de sac de l’Empire Britannique vient de se faire connaître d’une bien curieuse façon : ils ont aussi leurs arabes !

    9. Les intellauds ont un nouveau gourou. Ils ont été convaincus en 8 h 10 ! C’est magique !

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  4. Ventre affamé n’a point d’oreilles… Vous prônez le libéralisme à tout va comme porteur de toutes les espérances et pouvant apporter une solution à tous nos maux… J’en doute. Je soutiens les GJ au moins pour une raison : le mensonge qui fleurit les discours de tous nos politiques et j’ai en travers de la gorge cette belle promesse de Macron : « je ne toucherai pas au montant des retraites… » Et bien si il les a baissé…. Pas dérangeant quand on a une belle et bonne retraite bcp plus grave qd on a même pas 800,00 €/mois comme moi. L’argent n’a pas la même importance ni la même valeur que l’on soit riche ou pauvre.

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    • Le problème des retraites est justement là : que Macron (en fait l’Etat en fonction de ses besoins) puisse y toucher ou n’y pas toucher. Le système par répartition organisé par l’Etat providence met chaque retraité à la merci de décisions étatiques. Sortons de l’Etat providence ! Ayons chacun la possibilité de constituer notre retraite. Reprenons la maîtrise de ce que nous versons en cotisations obligatoires !
      Le système de retraite des Pays-Bas est considéré comme l’un des meilleurs du monde : au-delà d’un socle commun de retraite obligatoire, il intègre une part importante de retraite par capitalisation (sachant que l’âge légal de départ à la retraite est de 67 ans ….).
      Un monde où un Etat prétendument bienveillant décide unilatéralement du montant des salaires et des retraites est une illusion aussi totale que délétère. Notre système complètement à bout de souffle en est la preuve. Les rafistolages ne servent à rien.

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    • Vous savez il y a un certain nombre de sujets sur lesquels je n’ai pas vraiment le droit de m’exprimer.

      Je suis un homme, on me dit donc que je ne peux pas parler de féminisme parce que je ne sais pas ce qu’est d’être une femme.

      Je suis blanc, je ne peux pas parler de racisme parce que je ne sais pas ce que c’est d’être « racisé ».

      Mais là c’est ma chance, je sais ce que c’est d’être « pauvre » (je ne me suis jamais considéré comme tel), 800 euros par mois c’est plus que la somme que j’ai eu à ma disposition pendant les 25 premières années de ma vie, et je parle en tant que revenus du foyer. Oui mes parents et moi vivions avec moins de 800 euros pour trois personnes. A 18 ans j’ai pu prendre l’ascenseur social et vivre avec 450 euros par mois seul, revenu que j’ai gardé pendant toutes mes années universitaires.

      L’argent n’aurait pas la même valeur qu’on soit riche ou pauvre ? L’argent n’a la même valeur pour personne, c’est une question très personnelle, mais être pauvre ne justifie en rien la violence et la bêtise, ou plutôt la paresse intellectuelle.

      Ce qui a la même valeur cependant, c’est la liberté. Si vous êtes prêt à sacrifier votre liberté en étant pauvre, vous en ferez de même en étant riche. L’amour pour la liberté n’est pas une question sociale.

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  5. Plaidoyer superbe et triste ; mais l’espoir fait vivre (et écrire ! Surtout, continuez -:))
    Quant à moi, je reste persuadé qu’il n’y aura pas d’autre solution qu’une grande convulsion qui risque de tout emporter pour… recommencer avec de nouveaux « mêmes » [exploiteurs du peuple].
    L’histoire fourmille d’exemples.

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  6. Bonjour,
    Partout où le collectivisme a été appliqué, ce fut le malheur pour les peuples…..et il semble qu’on veuille en rajouter couches après couches!!!
    Il faut sabrer dans les dépenses publiques, faire que l’Etat se contente du régalien, supprimer l’impôt sur le revenu et transformer la CSG en « flat taxe » de 15% avec bien entendu une décote de 10 000€ pour tous (pour aider les faibles revenus) Il faudrait se rapprocher de la mise en place de la réforme des retraites du Chili qui semble bien fonctionner(?)
    Et puis surtout, comme le disait le président Pompidou, cessez d’emmerder les français!

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  7. Oui, continuez à écrire chère Nathalie MP, comme je le fais moi même pour dénoncer la cogestion de nos entreprises par l’Etat dans The Conversation (https:// theconversation.com) et Contrepoints.
    Bon courage !

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    • Que pensez-vous de The Conversation ? Cet article [ https://quadrant.org.au/opinion/tony-thomas/2014/02/rather-one-sided-conversation/ ] le dénonce comme un site gauchiste, sous des dehors neutres.

      Il serait, en particulier, vigoureusement réchauffiste. Extrait de la charte des commentaires : « Keep comments relevant to the article and replies relevant to the initiating post. We reserve the right to delete off-topic comments to keep threads on track. For example : in an article about the policy response to climate change, comments made about denial of climate change will be considered off topic. »

      Etre « hors-sujet » signifie donc, apparemment, être en désaccord avec ce que l’auteur de l’article écrit sur le sujet. « Nice try », comme on dit en français.

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  8. Ils veulent plus de pouvoirs d’achat, mais ne veulent pas travailler plus (repasser aux 39h).
    Ils veulent plus d’écologie pour sauver « nos enfants », mais veulent que la dette qu’on va leur laisser finance cette écologie.
    Ils veulent plus d’emplois, mais détestent les entreprises (et par dessus tout ceux qui les dirigent).
    Ils veulent plus de justice sociale, mais il ne faut surtout pas toucher aux avantages de certaines professions.
    Ils veulent la fin du capitalisme, mais sont incapable de citer une réussite du socialisme.
    Ils veulent ne plus voir toutes les mesures ultralibérales du gouvernement, mais les vrais libéraux continuent à chercher une trace de libéralisme même soft depuis 40 ans.
    Ils veulent une révolution, …, car c’est bien connu, les révolutions, ça a toujours apporté le bonheur aux peuples.
    Ils veulent le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière. Ils auront la pénurie de beurre, la fuite des capitaux, et la crémière n’aura plus jamais envie de rigoler.

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  9. houla… un coup d’mou chez les libéraux?
    Rejoice mes frères, Macron vient de permettre cet après midi au RU, ou ce qu’il en restera, de naviguer seul sur la voie du libéralisme « pur et non faussé » de vos rêves, vous pourrez toujours vous installer dans un pays de cocagne; ha? non… en fait le Parliament a tellement la trouille qu’ils se font le débat de la dernière chance

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    • Je sais que les socialistes sont d’abord des matérialistes et aiment tout ramener à l’argent mais côté libéral on considère la liberté comme un tout.
      Du coup parler de libéralisme en Angleterre quand la liberté d’expression y est éhontément bafouée me paraît une vaste blague.
      Je pense non seulement à ce genre de fait divers: https://www.dailymail.co.uk/news/article-6687123/Mother-arrested-children-calling-transgender-woman-man.html
      Mais surtout aux (absences de) réactions de la police, des média et autorité locales face aux scandales de Rochdale, Rotherham et Telford.
      Les mêmes autorités n’ont pas les mêmes scrupules vis à vis de Tommy Robinson qui dénonce cette situation.
      Bref, un socialiste qui qualifie les « identité politics » portées par d’autres socialistes de « paradis libéral »…

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  10. Ce qui est certain ce que l’Etat français bénéficie encore et toujours de taux d’emprunts très faible au niveau de l’Allemagne pour des raisons qui s’expliquent de moins en moins. Le moindre incident bancaire, politique ou géo-politique comme on dit, pourrait bouleverser la donne. Et là c’est le scénario grec en pire car la France représente une économie plus importante au coeur de la zone Euro.
    Toutes les incantations, débats de la dernière chance possibles, pourront être oubliées et en tout paraîtront alors bien futiles. C’est le FMI qui imposera sa politique comme condition à des aides même si la rue et à feu et à sang. Car il faut bien retenir une chose, c’est que les autres ne nous viendront pas en aide comme des dindons de la farce franchouille ! Même pour sauver Versailles ou la Tour Eiffel.

    Il est clair que nos gouvernants successifs et Macron sinon plus que les autres n’ont su démontrer une quelconque fermeté avec les zestes quelques peu libéraux de leur politique. Lâches ils demeurent et abandonnent dés la moindre contestation; pire leur incompétence la transforme en révolte durable…

    « c’est inaudible et aucun parti politique n’en parle ; mais j’écris. » oui, et vous pourrez vous dire j’aurais fait tout ce qui était possible, rien à me reprocher.

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  11. Merci Nathalie.

    Dieu merci, j’ai foi en des esprits éclairés qui éveillent les consciences sclérosées par ce dogmatisme opportun d’un gouvernement toujours prompt à détourner, contourner et stigmatiser pour mieux se dédouaner.

    Jeter l’opprobre sur les comptables et coupables tout désignés pendant que des trublions de confession s’activent en toute impunité devient un rituel mécanique bien rodé.

    Je ne sais pas si Macron prendra la raclée qu’il mérite dans deux mois mais comme aucune relève probante point à l’horizon, je ne me sens pas plus rassuré.

    Toutefois, écrivez, écrivez, il en restera toujours quelque chose.

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  12. Votre genre de blogging est rare, finalement, et précieux. Vous vous interdisez les effets de manches, du moins ceux qui altéreraient la vérité. Ce n’est pas l’ordinaire du genre, quel que soit le bord politique, idéologique ou religieux.

    Le contraire, qui est si fréquent — et qui se rencontre désormais jusque dans la « grande presse » — est à la fois facteur nocif et symptôme de la décadence.

    L’ahurissant numéro de la gilétiste que vous nous présentez ici en est une parfaite illustration. Cette femme est une malade mentale, tout simplement. Elle est hystérique au dernier degré. Elle passe de la rage aux larmes sur un plateau de télévision. Elle dit des choses parfaitement insensées. Elle a besoin d’un médecin.

    Mais Christine Angot, infiniment plus haut placée dans la société, nous a fait des numéros similaires, à la télévision.

    Des gens comme ça, on en rencontre partout. Le mouvement gilétiste, en plus d’être une révolte socialiste dès le début, est un immense asile de fous à ciel ouvert.

    Sérieusement, je suis très inquiet. Partout, partout, j’observe cette maladie mentale collective qui se débonde totalement. Voyez les « anti-spécistes », les terroristes « vegans ».

    Le président du syndicat des bouchers du Nord est sous protection policière. « Tiphaine », co-présidente de l’association 269 Libération animale, parle d’holocauste et de déportation pour évoquer le sort des animaux de boucherie. Elle se livre à des actions illégale de blocage d’abattoirs, tout en suivant des études de droit à Lyon (à 36 ans). D’après ses camarades, elle s’est fait tatouer le nombre 269 au fer rouge. C’est le matricule d’un des premiers animaux « libérés » par son groupe de barges.

    « Mathilde », poursuivie en justice tout comme « Tiphaine », a décidé de « montrer que les animaux ne sont pas du bétail, ce sont des individus au même titre que l’être humain ». Les animaux ne sont pas du bétail… mmmoui… allongez-vous ici, Mademoiselle…

    « Mathilde » est auxiliaire de puériculture. Personnellement, je ne lui confierais pas mes enfants. Une femme qui pense que les animaux sont des êtres humains n’est pas loin de traiter les êtres humains comme des bêtes.

    D’ailleurs, son compagnon, « Cyril » (médiateur social !), lui aussi placé en détention provisoire pour des attaques de boucheries, se justifie ainsi : « C’était un ras-le-bol général de voir que les choses ne changeaient pas et que la manière douce était caduque ».

    On reconnaîtra là le célèbre « sans violence, on n’arrive à rien, dans s’pays », des Gilets jaunes. C’est à dire, arriver à quoi ? Les « anti-spécistes » n’en savent rien, pas plus que les Gilets jaunes. Ils veulent, ils exigent, mais quand on leur donne des trucs (10 milliards, au hasard), ils expliquent : nan, nan, t’a pas compris… c’est pas ça, qu’on veut.

    Un sens incroyable de « l’entitlement » (pas d’équivalent en français), allié à la certitude de pratiquer la vertu, plus un jusqu’au-boutisme de principe. Le tout s’ajoutant à une ignorance sidérante, une inculture radicale, une absence complète de rationalité et une incapacité totale à la pensée. De grands enfants fous ont pris le pouvoir. Une femme de 55 ans a été arrêtée par la police pendant une manifestation de Gilets jaunes, en train de lancer des cocktails Molotov. Il n’y a plus de responsabilité, il n’y a plus de repères, il n’y a plus de limites.

    Comme dit le représentants des bouchers, qui doit être flanqué de CRS pour se rendre au tribunal : « Ces militants sont des extrémistes. Bouchers, fromagers, restaurateurs… Pour eux, on doit tous disparaître, du coup c’est difficile de discuter. »

    Bon, on en sortira, hein. Les anarchistes de la fin du 19e siècle ont disparu comme ils étaient venus. En attendant, ça fait tout drôle de se retrouver au milieu d’événements historiques… Continuez de faire luire la chandelle.

    https://www.lejdd.fr/Societe/le-representant-des-bouchers-du-nord-un-jour-un-incendie-risque-de-nous-tuer-3875723
    https://www.lejdd.fr/Societe/ma-nuit-avec-un-commando-dultras-vegans-3807407
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/des-militants-antispecistes-au-tribunal-19-03-2019-8034960.php

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    • « sans violence, on n’arrive à rien, dans s’pays »,

      En effet, lorsque les citoyens ont le sentiment que l’Etat ne fait plus le boulot, ils le font eux-même et ils ne s’embarrassent pas de précautions juridiques.

      Après 18 samedis de perte de chiffre d’affaires , je pense qu’il ne manque plus grand chose pour que les commerçants forment des milices. Les médias seront ravis de faire des reportages dramatiques sur le sujet.

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      • Eric Drouet s’est fait crever les pneus de sa voiture, qui a été taguée en jaune, ainsi que sa maison. Il a trouvé ça « lâche », ce qui m’a fait beaucoup rire.

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      • Selon moi, lorsque le citoyen, le peuple, estime devoir se substituer à l’état défaillant cela s’appelle une révolution.
        Nos médias au fil à plomb ne manqueraient certainement pas un si belle occasion de dramatiser et de vouer le petit peuple aux Gémonies.

        Nous n’en sommes pas encore à ce point mais je constate que l’on affecte l’Armée à des fonctions de maintien de l’ordre. Même si cela parait encore anecdotique.

        Dans un registre moins anecdotique, ça s’appelle loi martiale.

        Il ne manquerait alors plus que nos riantes banlieues s’en mêlent.

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  13. Quel magnifique cri de désespoir !

    Vous n’écrivez pas pour rien, nous vous lisons. Cependant je crois que, pour reprendre une expression désormais célèbre, ce pays est foutu.

    Je ne suis pas pessimiste pour autant, j’estime qu’en tant qu’individu mon avenir sera lumineux (mon présent l’est déjà), ici ou ailleurs, je pense simplement que le salut ne sera pas collectif.

    J’espère me tromper, j’espère que votre démarche est la bonne, et pour ça je continuerai à vous lire.

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  14. Cinq malandrins, Alexandre B., Vincent C., Alexis K, Patrick S. et Lionel L viennent d’être renvoyés devant la justice. Le chef de la bande n’est toujours pas inquiété !
    Le parquet fera là où on lui dira de faire !

    Version journalistique :

    « La décision des sénateurs de renvoyer devant la justice trois proches d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla et Vincent Crase est absolument sans précédent. Le Sénat vient de déterrer la hache de guerre contre Emmanuel Macron.

    Bien entendu, depuis le début de la Ve République le Sénat a presque toujours été dans l’opposition, on a donc connu plus d’une passe d’armes. Mais ce qui est inhabituel, nouveau, et impressionnant, c’est le terrain sur lequel le Sénat attaque la présidence de la République, c’est à dire la présidence de la République elle-même, son fonctionnement, son organisation, les principaux collaborateurs du chef de l’État….
    Alors évidemment la majorité réplique, s’enflamme, réagit voire sur-réagit. Tout dépendra maintenant de savoir ce que fera le parquet, le procureur de la République. Est-ce qu’il décidera de classer sans suite ou est-ce qu’au contraire, il décidera d’ouvrir une enquête préliminaire. Dans le deuxième cas, cela prendra de nouvelles proportions. » Alain Duhamel

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  15. 10. Les Black-Blocs et assimilés prospèrent pour autant que le pouvoir estime qu’ils lui sont utiles !
    Il y eut dans l’Histoire des bévues considérables à ce sujet.

    11. L’affaire Barbarin nous laisse sans voix. Toutefois nous avons été quelque peu réconfortés par l’accueil réservé au Cardinal par le Pape et par la décision provisoire de ce dernier.
    Une fois n’est pas coutume !

    12. La démission inopinée du maire du Havre n’est pas autre chose qu’une manœuvre pour organiser le départ du Premier Ministre dans la douceur et le contentement de toutes les parties !

    13. Le dénommé Christian Guédon – un blanc – garde du « corps » de notre Président ferait problème ! Un pote à Benalla ! Un nouveau dossier sorti par Mediapart.
    La vie serait bien triste sans cet organisme !

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