Revendications pour la liberté et la prospérité (#GiletsJaunes)

Petit mémo de ce qu’il faudrait demander à Emmanuel Macron pour retrouver la liberté et la prospérité économique – un début, tout au moins :

Plus les manifestations des Gilets jaunes se succèdent – et nous avons assisté samedi 1er décembre dernier à un Acte III particulièrement déchaîné – plus ne surnagent dans nos esprits que les violences auxquelles elles donnent lieu et les listes éparses mais déjà vues des revendications essentiellement « vénézuéliennes » qui les accompagnent.

Vénézuéliennes, c’est-à-dire boursouflées de ces recettes prétendument miracles – SMIC à 1 300 € nets, salaire maximum à 15 000 €, ISF, interdiction des délocalisations, collectivisation de tous les services possibles, etc. – qui plaisent beaucoup aux extrêmes, qui ne révulsent pas totalement les socio-démocrates et qui font qu’au Venezuela, cela fait longtemps qu’on ne manifeste plus, mais qu’on préfère s’exiler plutôt que mourir faute de soins ou de nourriture.

Le mouvement des Gilets jaunes a beau être qualifié d’inédit, il a beau laisser la classe politique « abasourdie » ainsi que titrait Le Monde hier, n’est-on pas reparti finalement dans une de ces convulsions paroxystiques qui saisissent la France avec la force des grandes révolutions tous les 50 ans et avec la force du folklore national tous les ans ou presque – pour revenir ensuite non pas à une situation sociale améliorée, ni même au point de départ, mais toujours plus haut dans la folie dépensière, toujours moins loin dans la volonté de réformer le pays en profondeur et toujours à la traîne de tous les autres dès lors qu’il est question de chômage, d’éducation ou de croissance ?

Il y a certes de l’inédit dans la naissance de ce mouvement. Contrairement à ce qu’on observe habituellement, point de syndicats d’extrême-gauche pour appeler à refuser toute évolution de statut, toute réforme de l’Education nationale, toute modification, même minime, du code du travail. Mais un mouvement spontané venu du coeur de la société pour s’élever contre des taxes devenues de plus en plus insupportables. Un sentiment pas complètement absurde dans un pays champion d’Europe des prélèvements.

Et l’on ne peut totalement réduire les Gilets jaunes à un unique pack de revendications mélenchoniennes et à un mouvement uniformément composé de casseurs. Nombreux sont les manifestants qui souhaitent juste travailler en paix et jouir un peu plus du produit de leur travail ; nombreux aussi, ceux qui réprouvent avec amertume les violences de samedi dernier, au Puy-en-Velay, par exemple, où la préfecture a été incendiée.

On ne peut le nier, la France est passablement bousculée dans ses habitudes de contestation. Un flottement dans les certitudes qui entourent habituellement le modèle social dont nous sommes si fiers s’est fait jour. Tout le monde se demande comment Emmanuel Macron va pouvoir s’en tirer, car dans un contexte budgétaire tendu, chacun sent confusément qu’il se passe quelque chose de grave et différent dont le pays n’a ni l’expérience ni les codes pour se sortir.

Et pourtant, personne ne va jusqu’à additionner deux et deux. Alors qu’il faudrait parler responsabilité, initiative individuelle, baisse drastique des dépenses publiques et liberté de choix retrouvée, personne ou presque n’aborde ces questions, ni au gouvernement, ni chez les manifestants, ni chez les commentateurs politiques habituels.

Personne n’ose ou ne veut envisager la prospérité économique et la « justice sociale » en dehors de la sacro-sainte redistribution des richesses des plus riches vers les plus pauvres. Personne ne veut admettre que c’est la production qui tire tout le monde vers le haut quitte à ce que certains montent plus haut que d’autres, car le roman français a toujours privilégié un idéal d’égalité qui ne s’obtient in fine que dans le nivellement par le bas.

C’est vrai sur le plan économique, mais c’est vrai aussi pour le Bac que tout le monde exige d’obtenir, pour les études supérieures dont l’accès ne doit pas dépendre des résultats scolaires, pour l’égalité H/F qui voudrait imposer aux homme des congés paternité obligatoires, etc. etc. La passion française de l’égalité tourne à l’obsession destructrice.

Aussi, depuis leur petit camp, pas retranché mais largement négligé ou dédaigné par le public et les politiciens, quelques libéraux tentent de se faire entendre :

Pour rappeler d’abord que le respect des personnes et des biens est un principe intangible. Sans la sécurité, sans le respect de la propriété, rien de durable ne peut se développer. Se plaindre de la spoliation de l’Etat, atteinte caractérisée aux biens, et se livrer ensuite à des blocages, des dégradations et des violences est une incohérence intellectuelle, morale et économique. Saccager une Porsche sous le coup de la haine du « riche », c’est ne pas comprendre que les riches, en consommant des produits chers et souvent sophistiqués, contribuent aussi à l’innovation, au développement économique, à l’emploi et au pouvoir d’achat global.

Puis pour interroger : si les impôts qui sont censés couvrir les dépenses publiques – et ils n’y suffisent même pas, la dette caracole à 100 % du PIB – finissent pas sembler trop lourds aux riches qui quittent le pays, aux classes moyennes qui manifestent aujourd’hui et aux Français les moins bien lotis qui paient au minimum la TVA sur leur consommation, ne serait-ce pas en raison des dépenses incontrôlées et incontrôlables de l’Etat ? 

Avec pour conséquence que les subventions déversées, les aides nouvelles et les réglementations pour protéger a contre les entreprises de b et b contre les entreprises de c ne seront jamais qu’un baume de court terme étalé sur des plaies mal analysées.

Rappelons-nous la « garantie jeunes » de Manuel Valls au moment de la loi El Khomri en 2016 : 450 millions d’euros. Rappelons-nous l’appli financée par l’Etat pour aider les taxis à « concurrencer » les VTC. Plus récemment, songeons aux 500 millions d’euros d’aides à la transition écologique annoncés en plus par Edouard Philippe pour amadouer les Gilets jaunes avant leur Acte I. On est déjà à un milliard d’euros d’argent de poche !

L’Etat dépense, réglemente et interdit dans des proportions compulsives, et pourtant, curieusement, la « justice sociale » réclamée à cor et à cri par tout le monde semble s’éloigner un peu plus tous les jours. Quand on a les dépenses et les prélèvements obligatoires les plus élevés d’Europe, constater aussi un chômage au double ou au triple de celui de nos voisins est en effet un vrai échec social.

Mais comment en irait-il autrement puisque tout est fait pour déverser toujours plus d’argent dans les fosses abyssales de la machine étatique, laquelle, souvent monopolistique et bien à l’abri de toute concurrence, n’a aucune, mais absolument aucune obligation de résultat ou d’efficacité ?

Dans le même temps, le secteur marchand, celui qui doit performer pour mieux servir ses clients car il est confronté à la concurrence, celui qui est ponctionné pour alimenter la machine étatique – ce secteur dispose de moins en moins de moyens pour produire et investir, donc créer des emplois, donc contribuer à la hausse du pouvoir d’achat et à la prospérité économique de chacun.

Le résultat étant que lorsqu’un Etat en arrive à dépenser pour une valeur qui dépasse largement la moitié de la production annuelle de richesse réalisée dans le pays (57 %), il n’est plus seulement l’entité qui assure la liberté et la sécurité des citoyens, mais un acteur incontournable et surpuissant de la vie culturelle, sociale et économique du pays.

Qu’on le veuille ou non, il imprime sa marque, oriente les décisions selon ses propres critères de ce qui est bien et ce qui est mal et finit par étouffer toute velléité d’autonomie. L’ensemble de la société dépend de lui et se positionne par rapport à lui. Peu à peu, tous les contre-pouvoirs possibles,  y compris une presse indépendante et la société civile, sont affaiblis.

Nous, les libéraux, parlons de baisse des dépenses publiques, une formule qui fait tout de suite penser à ces horribles concepts de rigueur ou d’austérité…, mais en réalité, c’est bien de liberté et de prospérité qu’il s’agit. 

Alors, si vous aimez la liberté et si vous voulez retrouver la prospérité économique :

· Ne demandez pas un minimum de 1 200 € pour les pensions de retraite ; exigez de pouvoir préparer votre retraite vous-même, en dehors du système étatique imposé qui vous met à sa merci, comme on l’a bien vu dans le budget 2019 qui a prévu une revalorisation (0,9 %) inférieure à l’inflation (1,4 %) pour une simple question d’équilibre budgétaire.

· Ne demandez pas un salaire minimum de 1 300 € nets ; exigez plutôt qu’il soit baissé pour permettre aux personnes les plus fragiles, les moins bien formées et les moins expérimentées d’entrer sur le marché du travail, donc de gagner en expérience, donc de pouvoir peut-être évoluer vers de nouvelles fonctions.

· Ne demandez pas le rétablissement de l’ISF et ne faites pas la guerre aux riches ; demandez plutôt que la pression fiscale baisse pour tout le monde, riches compris, afin que plus de capitaux soient disponibles pour être investis dans des activités productives concurrentielles, gage ultérieur de croissance et d’emplois.

· Soyez fermes sur le gel des taxes sur les carburants, mais ne demandez pas leur remplacement par un nouvel impôt ; exigez plutôt que le gouvernement trouve des économies à faire, exigez que les fonctionnaires travaillent leur 35 h, exigez le non remplacement des fonctionnaires partant en retraite selon une analyse précise des missions de l’Etat. Les montants récupérés viendront irriguer directement notre économie.

. Et si vous y tenez, exigez d’Emmanuel Macron qu’il demande la démission en bloc de son gouvernement pour nommer une nouvelle équipe sur de vrais critères de compétence, afin qu’elle mène, enfin, une  vraie politique de liberté et de prospérité. « Garder le cap » qui nous engloutit lentement mais sûrement depuis plus de 45 ans n’est plus possible !


L’ensemble de mes articles consacrés aux Gilets jaunes sont regroupés dans ma nouvelle page La révolte des « Gilets jaunes ».


NOTE DE SERVICE DE LA MAISON MP

Chers lecteurs,

Voici bientôt 4 ans que je tiens ce blog libéral auquel vous contribuez grandement par vos lectures, commentaires et partages. Peu à peu, j’ai eu le plaisir de voir se former une petite communauté bien vivante autour de mes articles. C’est pourquoi je propose aujourd’hui à ceux qui le souhaitent (et le peuvent) qu’on se retrouve autour d’un verre pour faire connaissance et discuter de nos sujets préférés en toute décontraction.

Jeudi 10 janvier 2019 à Paris de 18 h à 20 h.
Le lieu exact sera précisé quand j’en saurai plus sur le nombre de participants.
Vous pouvez me contacter par mail : Nathalie_MP@sfr.fr


Illustration de couverture : Echauffourées à l’Arc de Triomphe le samedi 1er décembre 2018 lors d’un Acte III des Gilets jaunes émaillé de violences et dégradations.

33 réflexions sur “Revendications pour la liberté et la prospérité (#GiletsJaunes)

  1. Et surtout, « Exigez que les fonctionnaires démissionnent s’il veulent exercer un mandat électoral » car quand 75% des élus nationaux et locaux sont fonctionnaires on ne peut obtenir qu’un État fonctionnaire, un État où tout est fait pour spolier les non-fonctionnaires afin d’entretenir les fonctionnaires. CQFD.
    Corruption de la fonction publique à tous les niveaux: voilà le mal français mis en place par M. Thorez (le délicieux stalinien du PCF) en 1948, et ce, grâce au général De Gaulle!

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  2. Bonjour Nathalie.

    Comme de coutume, vous avez parfaitement exposé la situation de faillite orchestrée dans laquelle nous nous trouvons depuis trop longtemps.

    Je ne suis pas de gauche, ne l’ai jamais été, ne le serai jamais. Hermodore a bien résumé un des maux français.

    La gauche, de mon point de vue est la médiocrité planifiée. La prodigalité pathologique dont elle fait preuve envers tout ce qui s’avère superflu, inutile ou néfaste se dispute à la même compulsion systémique et systématique à l’organiser en nous ponctionnant outrageusement sous toutes les formes possibles.
    Très généreuse avec l’argent des autres. Comme je l’ai toujours dit à mon frère, grand gauchiste de salon au prosélytisme continuel, il faut être riche pour être de gauche ; ça permet de s’acheter une conscience de façade.

    Je vais sans doute continuer avec un raisonnement simpliste mais n’en vois pas d’autre qui puisse résumer les besoins et les nécessités qui conduisent les Gilets Jaunes dans la rue.

    Par principe, l’État n’a jamais généré de richesses. Bien fol qui y croit. Il en utilise à un point qui atteint la rupture aujourd’hui.

    Seul l’investissement et la production génèrent de la richesse, dans la mesure où ils ne sont pas contrariés par une fiscalité écrasante qui les obère.

    Un autre grand mal de notre pays est cette centralisation (dont on nous ait accroire depuis 35 ans qu’elle est transférée.) qui frise le collectivisme.
    Notre mille-feuilles administratif est un modèle en Europe comme dans le monde occidental ; j’en entends même certains souhaiter le passage à 32 heures sous les mêmes motifs pathétiques de redistribution du travail ; d’autres vouloir encore plus de fonctionnaires. C’est dramatique.

    On accuse les Gilets Jaunes (certains, du moins) de revendiquer plus d’engagement de l’État alors qu’ils combattent les impôts et taxes. C’est sans soute ce que souhaite relayer le service de propagande des médias au fil à plomb. Je pense qu’ils sont un peu plus subtils que cela.

    Les caisses sont vides, c’est un fait. Les seules mesures viables, qui sont tout le contraire de celles que proposera ce gouvernement d’incompétents, sont simples.

    Des coupes claires et profondes sont non seulement nécessaires mais indispensables sinon salutaires dans les services inutiles, surnuméraires, dans les gabegies, dans les avantages, privilèges et autres prébendes intolérables. Le pays ne pourra se satisfaire d’une batterie de réformettes, d’une nouvelle brassée d’états généraux bidons, de moratoires ridicules, de comités Théodule et autres mesurettes bancales jetées comme autant de miettes à la face du contribuable comme os à ronger.

    J’aurais juste aimé entendre, tant dans la bouche des GJ que dans celle des chefs de partis, qui ne vont pas manquer d’aller démagogiquement récupérer le mouvement, la seule demande logique qui puisse accompagner la demande de la baisse des taxes : la réduction rapide, purgative et tangible des dépenses publiques qui explosent à chaque fois que la gauche est au pouvoir, du train de vie outrancier de nos élus, la fin de leur traitement à vie ainsi que celle de tous les avantages pléthoriques en nature ou numéraire liés à leur fonction.
    La fin des subventions indues, injustifiées et iniques à ces institutions parasitaires et autres organismes stériles et oiseux.
    La fin de l’état providence à la mécanique dispendieuse qui n’a qu’un seul résultat, l’assistanat que la gauche érige régulièrement en vertu cardinale et son corollaire : l’immigration incontrôlée.

    Combien serons-nous de productifs pour combien d’assistés professionnels et chroniques en 2030 ?

    Pour terminer, il ne faut omettre la tête de l’État dont le représentant actuel n’a pas hésité à rehausser le traitement annuel de madame à 440 000 €.

    440 000 € pour parader ; c’est tout juste intolérable quand son histrion de mari nous demande des efforts.

    Je clos avec l’évidence que cet impétrant doit quitter le pouvoir ; il n’en fera rien mais face au mépris qu’il témoigne, cet infatué pédant et creux, mégalomane devra prendre vite une décision, la bonne sous risque qu’on aille le chercher, puisque il nous y a invités.

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    • En effet, commencer par réduire drastiquement le « budget parade » de Madame, l’entretien « à vie » des anciens ministres et présidents, interdire le cumul de mandats et autre arguments, j’en suis bien d’accord. Je partage également votre point du vue sur le fait de ne pas pouvoir « assister » tout et tout le monde, mais il me semble malgré tout bien important de sauvegarder le système de santé, d’éducation ou autre bijoux de famille afin que l’état/les élus, puisqu’ils sont élus, aient un rôle à jouer dans la société. Oui, je suis beaucoup plus à gauche, qu’au centre, ou même à droite, et je ne m’achète pas pour autant une conscience de façade. Bien cordialement l’ami.

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      • Je n’avais pas évoqué notre système de santé auquel je tiens tout autant que vous. J’entends simplement ne pas le pervertir en accordant plus de couverture à des non cotisants qu’à des salariés contraints de souscrire à une complémentaire santé.

        Ça revient à ce que j’exposais plus haut.

        Je suis désolé si je vous ai heurté plus haut; j’ai sans doute été un peu vif. Rassurez-vous j’ai des amis de gauche. C’est le dogmatisme de certaines consciences de salon que je ne supporte pas.

        Toutefois, malgré quelques réussites qu’on peut accorder à la gauche, force est de constater que les mandatures qui l’ont portée au pouvoir- je me limiterai à la Vème République – ne furent pas de brillants succès, avec les sanctions conséquentes qui ne manquèrent pas. Je maintiens mes positions.

        Tout aussi cordialement.

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      • Léo C :
        Je n’ai pas été heurté rassurez vous. Nous sommes ici pour échanger, et à minima éclairci ou tenter de comprendre une situation, et au final, évoluer. Cependant, je dois avouer que j’ai eu une sourire sur « Rassurez-vous j’ai des amis de gauche » qui me fait penser à une phrase d’une certaine Nadine. Je n’irai pas jusqu’à vous comparer à elle, mais je ne n’ai pas pu m’empêcher de sourire.
        Sinon, je suis en partie d’accord sur le système de santé, et considère que les gens qui, bien que ne cotisants pas, bénéficie de la CMU, ont aussi droit au système de santé. C’est dans la dérive que le système devient pervers, et il faudrait alors contrôler qui peut bénéficier de la CMU…

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      • @ Pheldge

        Effectivement le rapport est ridicule; pourquoi alors ne pas continuer ? Ce que se disent sans doute bien d’autres.

        D’autant que ce serait plus volontiers 278 000 que 440 000. Qui croire en cette époque de grande mode fake-news, lancée à dessein par le satrape de l’Elysée ? Selon le sens du vent, fake-news ou vérité de terrain, authentique.

        Ça ne nous donne que 23000 / mois d’argent de poche sans évoquer les avantages annexes. Pardonnez-moi de trouver cela parfaitement inique.

        Vous devriez aller conter cela à un GJ.

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    • « Le traitement annuel de madame à 440 000 €. »
      Sur ce site sérieux on ne peut laisser passer cette chose qui n’est qu’une fake news de plus. la « Cours des Comptes pas tendre avec les deniers de l’État a chiffré le budget de Mme Macron à 278 750 E. Il est certain que Hollande en dépensait moins sur le sujet ayant, avec l’élégance que l’on sait, renvoyé Valou dans ses foyers (elle s’est vengée ensuite c’est de bonne guerre), Julie étant sa « Back Street » on ne sait rien de son budget mais elle profitait d’une protection rapprochée et sa famille aussi, le gentil Thomas H profitait largement de la résidence dite de la Lanterne et de sa cave avec les copains et copines, ect…
      Pour le reste on peut être d’accord avec vos arguments, il y beaucoup à faire du côté du Sénat ou de L’AN, sans parler du CESE qu’il faut supprimer très vite, j’ai d’ailleurs appris récemment qu’il en existait un au niveau de chaque région, bref il y aurait du boulot.

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      • Des Conseils économiques et sociaux (et environnementaux, et mon cul sur la commode) au niveau des régions ? Mais il y en a même au niveau de certaines communes…

        Quant au « traitement » de Brigitte Macron, l’appellation est trompeuse. Il s’agit d’un budget. Désolé de donner dans la « logique comptable »… Brigitte Macron ne touche pas cette somme pour s’acheter des sacs à main.

        Et puis là aussi, il faudrait savoir ce qu’on veut. Le « travail » d’une femme de président, c’est avant tout de distribuer, directement ou non, des allocs, des passe-droit et de se livrer à des actions gentilles et de gauche. Du poupougnage. Du feelgood. Elle a besoin, pour cela, d’un certain personnel et d’un certain budget.

        Les Français passent leur temps à assiéger leur député pour réclamer des subventions, une part de la cassette du Roy de Frônce renommée réserve parlementaire, ils s’adressent à la femme du présidôn en dernier recours, alors quoi ? on supprime tout ça ? Je suis pour. Mais il ne faudra pas venir se plaindre après.

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  3. J’ai rencontré des G.J. sur le rond-point près de chez moi. Braves personnes, déterminées mais hélas bien confuses dans leurs revendications, un peu comme l’enfant que l’on emmène dans un magasin de jouets et à qui on demande de choisir: il veut tout!
    Arrive en premier le SMIC: + 20% (référence incontournable à Carlos Ghon qui touche 45000 € par jour). Suite à ma réaction (délocalisation, mort de petits employeurs -porteurs peut-être de GJ-, augmentation du coût de la vie…), « ouais , d’accord mais faut ça!… »
    Puis viennent les suppressions de taxes, la baisse des impôts, la création d’hôpitaux de proximité et de bureaux de poste dans les campagne. Comment dire…?
    Alors, prudemment je les oriente vers l’oligarchie manipulatrice, leur non représentation dans les organes de décision, la limitation des libertés, leur non consultation sur des sujets de société et du bout des lèvres : l’immigration. Là, on se tortille, on hésite, sujet délicat, on ne veut pas être taxé (c’est à la mode) de raciste.
    On se quitte bons amis.
    Impression mitigée quant à l’issue du mouvement. L’énergie est là, tout comme dans la foudre dont on ne sait quelle direction elle va prendre, mais pourrait bien finir par s’autodétruire tout comme elle.

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    • Finalement, en leur soufflant du bout des lèvres des faits poussant à prendre conscience de la situation, c’est que vous aussi, (arrêtez moi si je me trompe) vous avez des revendications, certes plus claires, voire étayées que les gilets jaunes. En fait, vous êtes un gilet jaune qui s’ignore non ? 🙂

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      • Ironie, o.k, mais je n’en vois pas bien le sens. Alors oui, je suis gilet jaune et j’ai des revendications mais
        qui rejoignent le billet de notre hôte. Quant à ne pas heurter les gens, cela s’appelle du tact et de la considération, certains en ont manqué d’ailleurs d’où la situation actuelle.

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      • En effet, légère ironie. C’était simplement afin de souligner que l’on a tous des revendications, et qu’il semble y avoir un peu de gilet jaune en nous tous. Qui s’exprime à divers degrés certes. Mais qui s’exprime malgré tout. J’imagine que vous êtes allé discuter avec des gilets jaunes pour savoir qui ils étaient (mais peut être que je me trompe), puis vous les avez quittés – sous entendu que vous ne vous sentez pas faire partie de cette manif (?). Selon moi, les gilets jaunes s’expriment, font passer un message, et c’est tant mieux, même si de fieffés casseurs sont là pour ternir le mouvement. Par curiosité (et non provocation) que faites vous, vous, pour exprimer vos revendications ? Vous défilez avec eux (les GJ) ?

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  4. Chère Nathalie MP, j’ai lu très attentivement et avec beaucoup d’intérêt votre mémo.

    On sent que vous vous êtes vraiment creusé le « rassoudok »(c’est dans L’Orange mécanique de Burgess).
    Mais je ne vois vraiment pas ce que je pourrais réclamer à Emmanuel Macron,sinon qu’il tire l’échelle et se retire dans l’honneur,n’étant pas à la hauteur de la fonction qu’il a usurpée.
    On ne dirige pas un pays comme une banque d’affaires ou une start up et un peuple n’est pas une réunion de jurés de l’ENA,où on déroule la pensée complexe enseignée à l’école,pour sortir brillamment dans la botte.

    Mon désir est un voeu pieux,je sais pertinemment que je ne peux pas aller chercher un homme protégé par les institutions,sauf renversement ou révolution…

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    • Petite contradiction sur cette phrase répétée jusqu’à la nausée : « On ne dirige pas un pays comme une banque d’affaires ou une start-up ». Bien sûr que si. Si seulement la France pouvait être dirigée comme une entreprise ou une start-up !

      Les chefs d’entreprise sont responsables de leurs actes, ils investissent souvent leur propre argent, ils sont obligés de satisfaire leurs clients et leurs actionnaires, ils ne peuvent pas, contrairement à l’Etat, extorquer l’argent des citoyens à la pointe des pistolets Glock de la Police nationale.

      Aucune entreprise, ou banque d’affaires, ou start-up, ne tiendrait deux minutes si elle était dirigée comme la France.

      Maintenant, le gouvernement d’un pays exige les qualités et les méthodes appliquées au gouvernement d’une entreprise, et d’autres en plus. Naturellement.

      Ce beau morceau de langue de bois anti-libéral est l’une des plus belles arnaques politiques et intellectuelles en circulation.

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      • Si, si, il y a des différences. Par exemple le chef d’état ne peut pas licencier les citoyens qui n’ont plus leur place dans le pays…

        Cela dit je suis globalement d’accord avec vous. Le dernier livre de Nicholas Taleb « skin in the game » (« jouer sa peau » dans la traduction française) expose le problème: on peut faire confiance à des dirigeants seulement s’ils ont vraiment quelque chose à perdre dans l’affaire.

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      • @ fm06

        Bonne remarque sur le licenciement, à condition de prendre en compte la contrepartie : les citoyens ne peuvent pas non plus licencier leurs compatriotes (y compris les « riches »), ils ne peuvent pas licencier leur pays (sauf à s’expatrier, et encore) et ils ne peuvent pas licencier leur histoire (c’est à dire « déclarer la dette illégitime et arrêter de payer les intérêts »).

        Et ils ne peuvent pas non plus licencier la réalité. ils ne peuvent pas faire que 2+2 = 5, ou que l’argent pousse sur les arbres.

        C’est pourquoi je suis très réservé face à l’omniprésence, dans le discours public, de ce clicheton en forme de défi infantile (issu d’un dramaturge communiste, faut-il le rappeler) : vous ne pouvez pas changer de peuple hin-hin-hin. C’est tout à fait exact. Personne ne peut empêcher des abrutis d’être abrutis, ni d’agir de façon à aggraver leur pauvreté. Et celle des autres.

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  5. Excellente synthèse. Le mouvement des Gilets jaunes, c’est ce moment prévu par Margaret Thatcher où le socialisme a épuisé l’argent gratuit des autres. Les Français viennent de rentrer dans le mur, ce mur vers lequel ils fonçaient en klaxonnant, et, comme prévu, ça va être la faute du mur.

    Le drame est qu’il n’y a pas un seul mur. Il y en a une infinité, alignés les uns derrière les autres. La décadence d’une civilisation, d’un pays ou d’une économie n’a pas de fin. C’est un processus continu, qui peut se poursuivre pendant des siècles.

    L’erreur de la plupart des analystes est de considérer la révolte des Gilets jaunes comme absolument inédite. C’est faux. C’est toujours le cirque habituel, les mêmes plaintes qui amènent les mêmes revendications, avec les mêmes méthodes — et les mêmes réponses des autorités.

    La seule différence est que cette fois-ci, il n’y a même pas eu besoin de chefs communistes pour amorcer le mouvement. Les gens sont devenus tellement cons, ils ont tellement absorbé le politiquement correct ambiant, qu’ils se mettent en route tout seuls. La servitude est parfaite. Il n’y a même plus besoin « d’avant-garde de la classe ouvrière », la « classe ouvrière » fait le boulot sans qu’on le lui demande.

    En face, ce n’est pas mieux. Le chef du bololo, là, il a annoncé un moratoire de six mois sur les mesures qui font bobo. Avec une « grande concertation » entretemps. Le temps de trouver des « mesures d’accompagnement ».

    Si je comprend bien, ça veut dire que les augmentations, l’aggravation du contrôle technique et tout le toutim auront bien lieu, mais qu’on les retarde simplement, le temps de mettre au point la litanie habituelle d’allocations compensatoires, d’exceptions pour les gens Bien et de punitions supplémentaires pour les sales riches.

    Bref, le jeu de bonneteau habituel : tu n’aimes pas mes nouvelles taxes ? Hop, hop, hop, je ferme le robinet bleu, je débranche le tuyau vert, je le rebranche ici, je crée une petite dérivation vachement sioux dans le coin, regarde un peu mon nouvel évaporateur fiscal à transition isotopique incorporée, je pose 4 et je retiens 2, et par ici messieurs-dames le bon pognon gratuit des autres.

    Après, on attend la prochaine « vague de colère », et on recommence.

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    • Les probabilités sont effectivement plus en faveur de votre pronostic que des mesures que j’ai exposées.

      Des coupes massives et une réaffectation des priorités économiques; j’ai sans doute eu un moment de faiblesse.
      Ils continueront à emprunter pour payer, à faire fuir les investisseurs, à tuer la production et nous accabler mais qu’ils se rappellent bien qu’on ne tond pas un œuf et que l’autorité cesse où le respect cesse.
      Nous y sommes arrivés.

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    • Je comprends, et ait déjà conscience de ce résonnement, et même de ce jeu de bonneteau. Mais ne pensez vous pas que les gilets jaunes, du moins une partie, en ont aussi conscience ? Et que, de ce fait, ils risquent de ne vraiment pas lâcher le morceau comme les manifestation précédentes ? Je m’interroge vraiment sur l’ampleur de ce mouvement, et sur la prise de conscience de la politique « outrancière » qui est actuellement menée ?

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      • @ Cedric Maunier

        Je n’en sais rien. Je n’ai pas d’antennes particulières chez les GJ. J’ignore si une part singificative d’entre eux sont mûs par des convictions libérales.

        Tout ce que je sais, c’est que dans leurs revendications écrites, dans leurs déclarations et dans leurs actes, j’ai cherché en vain quelque chose qui se démarque de l’étatisme habituel. Si quelqu’un a relevé des éléments allant en ce sens, qu’il n’hésite pas à les faire connaître…

        Quant à la détermination à continuer le mouvement, c’est une question tout à fait distincte.

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  6. @Léoc C
    « On accuse les Gilets Jaunes (certains, du moins) de revendiquer plus d’engagement de l’État alors qu’ils combattent les impôts et taxes. C’est sans soute ce que souhaite relayer le service de propagande des médias au fil à plomb. Je pense qu’ils sont un peu plus subtils que cela. »
    Assez d’accord.

    Je suis allé moi aussi voir les GJ samedi dernier; ça n’a évidemment aucune valeur représentative mais j’ai plutôt entendu une dame dire qu’elle en avait marre des taxes et des impôts mais aussi de toute cette insupportable redistribution….
    Contrairement à nos médias qui nous bassinent avec un phénomène inédit, nous avons là une révolte dont l’avenir nous indiquera la profondeur mais qui s’inscrit dans un processus extrêmement classique.
    Au début des revendications assez précises sur les taxes sur les carburants et le ras le bol fiscal, un gouvernement sourd et plutôt méprisant et certains partis ou syndicats qui récupèrent vers des revendications plus idéologiques (ISF, SMIC, etc.;) donc un message qui commence pas mal à se brouiller…et repris bêtement par les médias.
    Puis acte II et III, la publicité attire la canaille (marginaux, pillards, etc…) de plus en plus nombreuse qui va profiter du désordre (je les ai rapidement repérés samedi d’autant qu’ils arboraient un drapeau noir). La latence du gouvernement qui est littéralement hors sol favorise le brouillage et la confusion. Et comme les premiers, ceux du 17, sont toujours méprisés voir insultés (peste brune), leur colère monte progressivement (psychologiquement normal), alors ils laissent la canaille installer la violence quand il n’y participent pas eux-mêmes.
    Il y a aussi un aspect plus subtil, une véritable CONSTANTE que l’oligarchie ne veut pas entendre : la DEFIANCE TOTALE des corps constitués dits intermédiaires, des élus et des médias; et les revendications résultantes et désordonnées mais parfaitement logiques : suppression du Sénat, forte diminution des députés et de leur train de vie, participations citoyennes par tirage au sort, etc…Ce n’est pas pour autant un irrespect de l’autorité, c’est tout le contraire, c’est l’importance de sa nécessité.
    Je ne vois pas là de « servitude parfaite » au contraire et si cela aboutit alors nous aurons fait un pas vers la démocratie et la liberté !

    En tout cas Hulot et Collomb qui auraient été à l’épicentre du séisme, en ont senti le souffle pour se tirer à temps, ce qui confirme une très très mauvaise indication pour l’avenir de Macron !

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    • Vous avez raison, Tino, le mouvement se durcit avec l’arrivée, comme vous le dites, de marginaux et crapules diverses qui peuvent faire basculer le mouvement dans le chaos.

      Ce qui m’effraie est que les banlieues, je le rappelle, armées comme des milices paramilitaires, ne se sont pas encore mêlées à l’action. Selon moi, c’est une éventualité à plus ou moins court terme.

      Nous serions alors confrontés à un conflit social majeur et massif qui ferait passer mai 68 pour un pique-nique champêtre.

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      • Peut-être quelques canailles pilleuses viennent des banlieues hors droit républicain.
        Mais au contraire pendant les désordres, on leur fout la paix et les affaires prospèrent, stups et salafisme en tout genre.
        Et profitant de la redistribution, il vont pas râler contre des taxes qu’ils ne paient pas.

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  7. L’art de complexifier les choses simples, de s’attaquer aux faux problèmes, toujours les mêmes réflexions qui reviennent !
    Attaquons nous plutôt aux véritables problèmes, à cette libéralisation outrancière, cette mondialisation sans limites, cette volonté que tout aille vite, trop vite (et souvent mal) et ensuite peut-être seulement à la protection sociale ou à la taxation soi-disant outrancières.
    Toujours pareil ici : les fonctionnaires « c’est mal », les abus de quelques-uns « c’est mal » (et ça l’est mais c’est négligeable), libérer la capacité d’entreprendre « c’est bien » (et ça l’est lorsque cela n’est pas au profit exacerbé d’une minorité), simplifier les lois (déjà les faire appliquer c’est mieux), les extrémistes de droite ou de gauche sont des imbéciles qui n’ont rien compris, … mais qui sont les véritables extrémistes ?
    Ce blog caricature les citoyens, leurs pensées, leurs actions, mais il est à lui seul une caricature de ce que certains aiment nommer « la bonne pensée ».

    Quand le sage montre la lune du doigt, les imbéciles regardent le doigt …

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  8. Bonsoir à tous et merci pour vos commentaires.

    @ Cedric Maunier
    La revendication qui consiste à demander qu’on arrête de distribuer l’argent des autres n’est pas de même nature que celle qui demande qu’on augmente le Smic, les pensions, les APL, les aides aux jeunes… en « faisant payer les riches ».
    La première est une une demande pour un changement de politique où l’Etat intervient moins, tandis la seconde a tout de la revendication catégorielle aux dépens des autres.

    @ Galatine
    Virer Macron. OK. pour quelle politique alternative ? Vous n’en dites rien.
    En ce qui me concerne, j’ai écrit que Macron était en train de se planter et que ce n’était pas réjouissant,
    mais à part une soudaine épiphanie libérale des Français qui ferait que le discours libéral deviendrait audible et permettrait à des politiciens de le mettre en avant, toutes les oppositions disponibles me semblent pires sur le plan économique. Après tout, Sarkozy n’a pas supprimé l’ISF …

    @ Leo C
    Pourquoi garder un système de santé complètement collectivisé qui engendre des déficits et des pénuries et qui démotive complètement les médecins ?

    @ Rufus : Comme relevé par Tino et Robert, où sont vos arguments, quelles mesures adopteriez-vous ? Parler dans le vague de grands principes vaseux, ça ne suffit pas.
    —-
    Sur le budget de l’Elysée : 104 millions en 2018. Beaucoup de travaux nécessaires qui ont été mis en suspens. Pour les financer, ainsi que pour financer ceux du Fort de Brégançon, ouverture de la boutique de l’Elysée qui a fait un tabac lors des journées du patrimoine. La France et Paris font rêver les touristes et il ne manque pas de Chinois et autres qui paieraient n’importe quel prix pour avoir des jolis riens estampillés Elysée. Je trouve que c’est une bonne idée.

    La question qui se pose, c’est de savoir, combien, nous les Français, sommes prêts à payer pour assurer la représentation régalienne du chef d’un Etat qui figure quand même parmi les dix premières économies mondiales. Le misérabilisme qui consiste à s’indigner chaque fois que des travaux de modernisation sont entrepris n’est pas forcément très judicieux.

    En revanche, ce qui pose problème, par exemple, c’est que la manufacture de Sèvres, (celle du service commandé récemment) est lourdement subventionnée par l’Etat et que ses employés sont des fonctionnaires. J’avais parlé de tout cela dans : « Vaisselle de Jupiter : c’est la faute à Colbert ! »

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    • Bonjour Nathalie.

      On sait effectivement ce qu’a pu engendrer le collectivisme outrancier; un autre nom pour la spoliation. Je suis d’accord avec vous sur son interprétation.

      Notre système de santé est appelé à s’écrouler s’il est maintenu en l’état. C’est ce système d’assistanat systématisé que je rejette. Je déplore juste qu’il faille une complémentaire santé à des salariés dans le pays le plus taxé d’Europe alors que d’autres « bénéficiaires » de tout crin, improductifs de métier, viennent d’ailleurs pour profiter de la gamelle à 100%.

      Néanmoins je maintiens ma préférence pour ce système dans une première mesure où celui-ci n’est ni perverti ni galvaudé. Nous en sommes donc très éloignés depuis que la CPAM est ouverte à tous vents et qu’elle a dévoyé ses priorités et ses principes. Il faut donc les revoir. Encore une fois, je suis pour l’aide non pour l’assistanat.
      Dans une seconde mesure, j’incline en sa faveur car je n’en connais pas de meilleur pour l’instant. Le système à l’américaine me fait frémir. Je suis même certain que le NHS britannique n’est pas meilleur.

      Pour terminer, malgré le déficit de la CPAM qu’il faut donc revoir comme je l’ai dit, j’ai été pleinement satisfait de la couverture à 100% dont a bénéficié mon fils lorsqu’il a eu son cancer.

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    • Quelle enfilade de propos creux ! Quelle absence de pensée ! Quelle tartarinade ne conduisant nulle part !

      Je vous conseille les questions, encore plus gratinées que les réponses. La valeur d’un penseur se reconnaît, aussi, aux personnes à qui il choisit de se confier :

      « Oui, je te posais en effet la question du béjaune pour lire ici de toi ce que j’avais lu de toi ailleurs… Je reconnais l’analyste des gaudeamus solaires ou noirs des tribus. Pourtant tout ceci est anxiogène parce que l’analyse qu’on peut en faire peine à rencontrer une pensée…palliative. »

      « Dès lors, aux champs démocratique, républicain, que faire, que ‘penser faire’ ? ‘Reconnaître’ le tragique sur un mode néo-stoïcien et en admettre l’avènement des dernières conséquences, se disposer à des termes politiquement ‘innommables’, à une téléologie aventureuse ? Régresser vers une autorité, un arbitraire refoulés ? Penser un avenir du recours de proximité ‘du jour’ mais alors… depuis quel stimulus politique ? »

      « Cher Michel, un exercice tout empathique : tu es gilet jaune, comment ‘poursuis-tu’ ? »

      Et puis, sur le fond (qu’on cherche avec un microscope électronique), cette somptueuse sottise de fait, écrite par Michel Maffesoli :

      « Ce politique s’est constitué dans la modernité (18ème siècle – 20ème siècle) en démocratie représentative : c’est-à-dire que tous les corps intermédiaires, toutes les corporations, confréries ont été dissous, que les individus se sont retrouvés libres de toute attache communautaire liés entre eux par un contrat social, c’est-à dire-un ensemble de normes leur dictant leur comportement les uns par rapport aux autres. »

      L’increvable clicheton qui traîne partout sur la « disparition des corps intermédiaires ». Avec les fameuses « corporations », érigées en parangon de vertu civique.

      S’il y a un pays qui est farci, incrusté et enserré de corps intermédiaires et de corporations, c’est bien la France. Entre les syndicats, la franc-maçonnerie, les mille et un corps de la fonction publique et leurs règles spécifiques (et secrètes), les syndicats professionnels en veux-tu en voilà, l’ordre des médecins et celui des architectes, les coteries des grandes écoles avec bizutage à la clé, les fameux « réseaux » (tout passe par le « réseau », si vous n’êtes pas recommandé ce n’est pas la peine), j’ai du mal à voir l’absence de corps intermédiaires.

      En revanche, la haine de tous contre tous et l’absence de normes de comportement hormis la contrainte, je vois fort bien d’où elle vient : d’une part du socialisme et de l’étatisme forcenés, mais curieusement Maffesoli n’insiste pas là-dessus, d’autre part de la déshérence du christianisme, et là aussi, motus et bouche cousue.

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