Homosexualité : Ecouter le pape au lieu de polémiquer bêtement

« Tu es mon fils, tu es ma fille, tel que tu es. Je suis ton père (ou ta mère), parlons ! »

Voici comment le pape François conseille à des parents de parler à leur enfant qui leur annonce son homosexualité. À ces mots pleins de douceur et d’humanité, mon coeur se serre et les larmes me montent aux yeux. Car je suis la mère d’un fils homosexuel et je ne peux éviter de me souvenir avec tristesse que je n’ai pas accueilli ses premières confidences avec autant de calme et d’élégance.

Et mon coeur se serre une seconde fois quand je vois que le message essentiel et si utile du pape à ce sujet, celui de l’accueil et du dialogue avec son enfant homosexuel, a été complètement occulté par la polémique qui a surgi à propos de l’utilisation du mot « psychiatrie » dans le cours du propos – une utilisation clairement malheureuse, mais plus maladroite que scandaleuse, d’après moi.

Dans cet article, j’aimerais donc d’abord utiliser rapidement ma casquette de blogueuse politique pour remettre la polémique à sa place, puis l’abandonner pour rejoindre le rivage plus personnel du témoignage particulier, avec la conviction que le pape a dit aux parents d’enfants homosexuels – et à toute la société par la même occasion – des choses importantes qu’il ne faut pas laisser disparaître dans le brouhaha politicien ambiant.

• Il se trouve que dimanche 26 août dernier, dans l’avion qui le ramenait d’un voyage en Irlande, le pape François a donné une conférence de presse d’une quarantaine de minutes principalement centrée sur les affaires de pédophilie dans le clergé catholique (vidéo complète ici). Mais à la fin, il s’est également exprimé sur l’homosexualité. A ce sujet, un journaliste lui a demandé quels conseils il donnerait à des parents qui découvrent que leur enfant a des tendances homosexuelles.

Le pape s’est exprimé en italien. Voici l’intégralité de sa réponse avec sous-titres en français (02′ 32″) :

Et voici donc ce qu’il a répondu précisément sur le sujet qui fâche :

« (…) Qu’est-ce que je dirais à un père qui verrait que son fils ou sa fille a cette tendance ? Je lui dirais premièrement de prier, ne pas condamner, dialoguer, comprendre, donner une place au fils ou à la fille, donner une place pour qu’il s’exprime.

Et puis, à quel âge se manifeste cette inquiétude de son fils ? C’est important. C’est une chose quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a alors beaucoup de choses à faire, par la psychiatrie ou …, pour voir comment les choses se présentent. C’est autre chose quand cela se manifeste après vingt ans.

Mais je ne dirai jamais que le silence est un remède. Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité. Tu es mon fils, tu es ma fille, tel que tu es. Je suis ton père ou ta mère : parlons ! Et si vous, père et mère, vous ne vous en sortez pas, demandez de l’aide. Mais toujours dans le dialogue, toujours dans le dialogue. Parce que ce fils ou cette fille a droit à une famille. Et sa famille qui est-elle ? Ne le chassez pas de la famille. C’est un défi sérieux fait à la paternité et à la maternité. »

.
Et maintenant, voilà ce que je pense de tout cela. Le terme spécifique de « psychiatrie » avait effectivement de quoi choquer – et Dieu sait que des médias progressistes aux associations LGBT en passant par Marlène Schiappa, toute la planète du politiquement correct triomphant a démarré au quart de tour pour s’indigner bruyamment. La psychiatrie s’occupe de traiter les maladies mentales et les homosexuels furent longtemps considérés comme des malades mentaux à traiter en internement psychiatrique. C’est seulement au début des années 1990 que l’homosexualité a été retirée de la liste des maladies mentales de l’OMS.

Si l’on ne retient du discours du pape que la phrase qui inclut ce mot, on peut effectivement se demander si la psychiatrie est préconisée pour traiter les tendances homosexuelles des jeunes ou s’il s’agit plus généralement de recourir à une aide psychologique pour traiter non pas l’homosexualité en elle-même mais le mal-être qui en résulte souvent chez les adolescents qui découvrent leur « différence » et restaurer aussi par ce biais le dialogue parents enfants.

Cependant, si l’on tend l’oreille, si l’on prête attention à la façon dont le pape a prononcé sa phrase, on entend clairement que « psychiatrie » est un premier exemple de choses à faire dans une liste que le pape ne complète pas à haute voix. Cela n’a pas été retranscrit dans la presse, mais à l’écoute, on voit qu’il convient de mettre une virgule après « il y a beaucoup de choses à faire » et d’ajouter un « ou » suivi de points de suspension après « psychiatrie » (comme je l’ai fait ci-dessus) qui montre que le pape ne fait pas de la psychiatrie l’unique élément des choses à faire.

De plus, il recommande ensuite aux parents de chercher « de l’aide » s’ils se sentent dépassés, ce qui apporte de la clarté à ses propos. Le mot « psychiatrie » a finalement été retiré du verbatim publié par le service de presse du Vatican afin de ne pas « altérer la pensée du pape ».

Pour ma part, je vois dans ce mot une énorme maladresse – et un trop beau cadeau fait à nos progressistes professionnels qui n’ont pas tardé à attraper la perche qui leur était si bien tendue – mais certainement pas une occasion de s’alarmer comme si on revenait aux heures les plus sombres de l’histoire des homosexuels.

• A vrai dire, le fond du message du pape aux parents (et par extension à la société tout entière) est tout le contraire d’une mise au pilori des homosexuels. Loin d’être le discours de haine que certains se complaisent à y voir, c’est essentiellement un message d’accueil et de dialogue. Un message d’amour, en fait. Votre enfant est-il moins votre enfant s’il est homosexuel ? Non. Perd-il toutes les qualités que vous aimiez en lui s’il est homosexuel ? Non.

L’appel au dialogue et à l’écoute pourrait sembler évident, voire superflu, entre gens de bonne compagnie qui se respectent les uns les autres, mais d’après mon expérience, il n’est pas inutile de le rappeler. Les jeunes homosexuels chassés de chez eux existent, et si ce n’est pas ce qui s’est passé chez nous, je mentirais en disant que tout fut parfaitement simple et naturel.

Par la suite, j’ai rencontré des gens, des mères notamment, qui m’ont dit que j’avais une chance énorme d’avoir un fils homosexuel, qu’ils espéraient eux-mêmes avoir un enfant homosexuel, les homos sont tellement plus sensibles et proches des femmes que les autres ! J’avoue qu’encore aujourd’hui cette sorte d’assentiment furieusement béat m’échappe totalement.

Cependant, avec le temps, j’ai fini par réaliser que je connaissais très bien mon fils et que j’étais très bien placée pour savoir qu’il n’était ni idiot, ni tordu, ni pervers. Il faut l’avoir vu pleurer en disant que s’il avait le choix, il ne serait certainement jamais homosexuel pour comprendre toute la souffrance et toute la solitude qu’il a dû endurer pendant son adolescence quand il en est venu à réaliser, après moult tentatives pour se convaincre qu’il était hétérosexuel, qu’il préférait les garçons.

C’est le grand reproche que je me fais : pendant longtemps, je n’ai rien vu, et aucune fenêtre ne s’est ouverte dans notre vie familiale pour qu’il puisse nous parler. Il a toujours été un enfant facile, brillant à l’école, cultivé, faisant du sport et de la musique, et bien entouré d’une multitude d’amis de lycée garçons ou filles. À 17 ans, il a quitté la maison pour aller étudier à Paris. Je suppose que d’une certaine façon, il a vécu cet éloignement comme un soulagement, comme un allègement de la contrainte de devoir donner le change.

Le temps a passé et j’ai fini par avoir des doutes. Des doutes qui m’ont totalement rongée. Je m’en suis ouverte à mon mari qui n’a pas montré tellement plus de clairvoyance que moi puisqu’il m’a répondu avec beaucoup d’assurance que je me faisais des idées. Mais j’ai continué à ruminer, ne dormant plus, compulsant fiévreusement le compte Facebook de mon fils pour y découvrir des indices révélateurs et lui lançant de temps en temps des petites questions tests, attitude sournoise que je me reprochais amèrement dans la minute suivante. Finalement, un jour, n’y tenant plus, j’ai provoqué moi-même ses confidences. L’orage a éclaté.

Le soir même, il devait regagner Paris. Nous l’avons accompagné à la gare et nous lui avons dit au revoir comme s’il partait à l’abattoir. Nous pleurions tous, lui, moi, mon mari, un autre fils, effondré, qui répétait en sanglotant : Non, ce n’est pas possible, tu te trompes. Et lui répondait : Non, je ne me trompe pas. Je donnerais tout pour ne pas être comme ça, mais je suis comme ça.

Il a fallu plusieurs semaines pour que nos relations redeviennent naturelles. Je l’avoue, au début, j’avais du mal à lui parler, je ne savais pas quoi lui dire tout en brûlant de l’interroger sur sa vie et je laissais mon mari ou ses frères et soeur le prendre au téléphone.

Pendant de nombreuses semaines, pendant de nombreux mois, je me suis réveillée chaque matin en me disant : Ah oui, c’est vrai, Gabriel est homosexuel. C’était comme un boomerang impitoyable qui me revenait chaque jour à l’esprit, mélange d’incompréhension, d’angoisse pour son avenir (sera-t-il accepté ? pourra-t-il vivre sans se ghettoïser ?), de crainte sur la façon dont notre entourage (ma terrible mère, en particulier) allait prendre la chose et de déception à l’idée que ce n’était pas ce fils-là qui me donnerait des petits-enfants.

A cette époque, j’ai ajouté une nouvelle demande à mes prières : que Dieu mette sur son chemin une femme dont la personnalité serait de nature à l’émouvoir. Ma prière était sincère mais je réalise maintenant qu’elle était vaine. Aujourd’hui, je prie pour tous mes enfants, pour leur avenir et pour que Dieu leur donne à chacun selon leur position particulière dans le monde le discernement nécessaire pour mener une vie honnête, épanouie, et responsable.

Mais là encore, le temps a passé. Diplôme en poche, Gabriel est parti vivre à Londres où il avait décroché son premier emploi. Et au printemps suivant, c’était en 2015, il nous a invités à venir le voir pour fêter son anniversaire … et pour rencontrer son compagnon. A ce moment-là, j’avais fait beaucoup de chemin et avant même de rencontrer J., j’étais convaincue que mon fils ne pourrait pas avoir choisi un individu quelconque. Cela s’est révélé exact en tous points. J’ai vu que mon fils était heureux et depuis lors, je connais dans ma vie un apaisement qui m’avait désertée depuis un long moment.

Un trop long moment, je m’en rends compte, en écoutant les paroles du pape. « Tu es mon fils, tu es ma fille, tel que tu es » : une évidence, une déclaration d’amour paternel et maternel à dire et à redire à tous ses enfants.


Illustration de couverture : le pape François donne une conférence de presse dans l’avion qui le ramène d’Irlande le 26 août 2018. Capture d’écran de la vidéo youtube ci-dessus.

13 réflexions sur “Homosexualité : Ecouter le pape au lieu de polémiquer bêtement

  1. Il est facile de sortir une phrase de son contexte, et comme l’anti-catholicisme est le dernier préjugé acceptable dans nos médias, je ne suis pas étonné de la tournure qu’ont donné nos journalistes.

    Beau texte, fort émouvant, qui n’a certainement pas été facile à écrire.

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  2. Bonjour Nathalie,
    Vous m’avez ému par votre texte comme rarement je l’ai été sur ce sujet. J’ai vécu la même chose que vous, certes différemment car la « révélation » m’a été faite quand il ne s’agissait plus que d’une confirmation de doutes. Pas de larmes, pas de drame familial ou autre, mais bien entendu la prise de conscience que son enfant a dû solitairement affronter son cas et que moi, père, je ne l’ai aidé en rien…. Terrible de voir qu’on est passé à côté et qu’on n’a rien vu ou voulu voir. Je ne sais pas comment ou en quoi je l’aurais aidé, ce que je sais c’est que je n’ai pas été là pour lui sur ce point.
    On ne peut que se féliciter qu’une autorité religieuse prône le dialogue. Moi je ne suis pas choqué par le fait qu’il dise qu’il faut une aide psychiatrique. Attention je ne parle pas se soigner l’homosexualité par la psychiatrie. Je parle d’accompagner les gens à commencer par les parents vers l’acceptation de la situation. Il y a des personnes qui sont très loin d’une simple acceptation et qui sont prêtes à renier leur enfant. Clairement, eux, il faut les aider à ne pas commettre cette énorme erreur de briser une famille pour ceci. Il y a aussi des jeunes qui se révèlent à eux-mêmes leur homosexualité et qui compte tenu de leur contexte social ou familial vont jusqu’au suicide. Là la psychiatrie a un rôle.
    Enfin pour conclure, que mon garçon soit homosexuel ne me pose qu’un seul regret purement égoïste : je ne serai jamais grand-père d’un enfant de mon si beau, si intelligent, si drôle….(liste très longue)… fils. Tenir dans mes bras l’enfant de mon enfant, le voir grandir ne me sera pas donné. Comme j’ai dit c’est purement égoïste.
    Amicalement

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  3. Merci de ce bel article qui relate un épisode semblable de notre vie de parents, mes inquiétudes en tant que mère et l’orage qui éclate le jour de Noël en 2012, et ce même jour au milieu de nos pleurs, l’assurance que nous donnons à notre fils que nous l’aimons toujours, qu’il est notre fils et que l’amour prime tout.
    En tant que parents, il y a un deuil à faire par rapport aux éventuels petits enfants; il existe des craintes quant à la santé de notre fils. L’homosexualité n’est pas un choix et j’entends la douleur de mon fils lorsqu’il parle du regard des autres, par exemple quand il tient la main de son ami. J’adore mes amies qui trouveraient super d’avoir un enfant homo, et ne comprennent pas qu’on puisse être désolés.
    À l’époque, notre prêtre polonais nous a réconforté. Il nous a aussi dit qu’ au séminaire on soulevait la question de l’homosexualité de Paul.
    Le choix du mot psychiatrie est très malheureux mais il faut lire le texte à la source. C’est encore une occasion de taper sur les cathos.
    Merci encore de votre témoignage qui aurait pu être le mien.

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  4. Et si le Pape s’était trompé de mot ? psychiatrie pour psychologie ? après tout, il ne s’exprime pas dans sa langue maternelle … Quoiqu’il en soit, merci de nous permettre d’y voir clair, car ce n’est certainement pas en lisant la presse qui a pu aider !

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  5. Merci beaucoup à tous pour vos commentaires sympathiques et vos témoignages émouvants.

    Pour rebondir sur ce que vous dites, Pheldge, il me semble que la différence de langue n’est pas en cause : que ce soit en français, en italien ou en espagnol, les mots psychiatrie et psychologie se disent exactement de la même façon (avec terminaison en a pour l’italien et l’espagnol).
    En revanche, il est très possible que la langue du pape ait « fourché », et surtout, il est très possible aussi que venant d’un pays (l’Argentine) très féru des thérapies et autres accompagnements « psy », il n’ait pas mis dans le terme psychiatrie plus qu’une simple mention des possibilités des aides « psy ». Le pape François a lui-même suivi une analyse et j’imagine qu’il entretient un rapport beaucoup plus décontracté que nous autres Français avec ces disciplines.

    Encore merci à tous.

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  6. La presse a fait, à peu de frais, un bon gros procès d’intention au Pape, bien gras et bien facile, car il me semble qu’il s’était déjà exprimé sur le sujet, et peut-être est-ce ici que j’ai lu « Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger? » 29 juillet 2013 – Vol retour des JMJ de Rio de Janeiro
    Alors, lui tomber dessus, sans même se renseigner sur ses propos antérieurs, et l’accuser d’homophobie, voire pire, c’est assez malhonnête typique de la presse française. A ce propos je n’ai pas d’idée des réactions dans le reste du monde, en avez-vous ?

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  7. Bonjour Nathalie,

    Comment conciliez-vous votre foi catholique et l’homosexualité active de votre fils ? L’Eglise catholique respecte profondément les personnes homosexuelles mais les appelle à la chasteté.

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    • Bonjour et merci pour votre question.
      Question très difficile car il faut essayer de distinguer entre ce qui relève effectivement de la foi catholique, ce qui relève d’interdits liés aux circonstances historiques des temps anciens et ce qui relève de mon adaptation pratique aux circonstances familiales.
      Eléments de réponses :
      1. Ce serait plutôt à mon fils de dire comment, pourquoi et si cela affecte sa foi.
      2. Ma foi en Dieu est intacte. Si je suis catholique, c’est parce que Dieu est amour, c’est parce qu’il pardonne, c’est parce qu’il nous dit : changez vos coeurs de pierre en coeurs de chair.
      3. Il s’agit bien de changer nos coeurs, pas le coeur des autres, même si par notre attitude dans la vie on peut éveiller la curiosité des autres et susciter certains débats. Pour ma part, je suis très loin de tout ce qui est « correction fraternelle » très en vogue chez certains catholiques. Je trouve que c’est une présomption inouïe que j’ai vue personnellement à l’oeuvre chez des personnes toujours promptes à donner des leçons de morale et qui se sont parfois révélées par la suite très éloignées de leurs beaux préceptes. En quoi suis-je fondée à dire aux autres comment ils doivent vivre en société (dans la limite du respect des biens et des personnes, naturellement) et vivre leur foi ? Discuter, débattre, donner son avis s’il est sollicité, d’accord.
      4. Pourquoi les homosexuels sont-ils appelés à la chasteté ? Est-ce un impératif religieux immuable ou est-ce le résultat des préjugés valables à l’époque du lévitique (lévitique qui émet bien d’autres interdits dont les catholiques se sont allègrement affranchis depuis, et heureusement).
      5. Est-ce humain de vouloir priver un individu de toute vie affective, de toute relation humaine amoureuse ? Le plus important n’est-il pas le respect des personnes entre elles. L’hétérosexualité à elle seule ne garantit nullement ce respect.
      6. Autant l’adultère (qui est une tromperie effective) est bien un péché, autant la relation homosexuelle entre deux personnes qui s’aiment et se respectent ne cause de tort à personne.
      7. En définitive, je pense que c’est à chacun de voir comment vivre sa vie avec le Christ. Dieu seul sonde les reins et les cœurs.

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  8. L’essentiel de l’interview concernait les affaires de pédophilie dans l’église catholique. Mis en accusation personnelle grave par le témoignage de Mgr Carlo Maria Vigano, le 26 août, il était peut-être assez déstabilisé….
    https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/ancien-nonce-Etats-Unis-porte-graves-accusations-contre-pape-2018-08-26-1200964027?from_univers=lacroix
    La question sur le conseil aux parents était très accessoire dans le contexte.
    Le fait homosexuel fait partie pour moi d’un mystère total. J’ai des amis qui le sont, nous n’avons pas d’enfant (sur 7 tout de même) qui se soit révélé. Les incompréhensions sont souvent le résultat de nombreux facteurs.
    Il n’y a pas à se sentir coupable d’égoïsme dans le fait de regretter de ne pas avoir de petits enfants. C’est complètement naturel de se projeter dans l’avenir de l’espèce et de sa progéniture.

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  9. Votre témoignage est très touchant et je sais qu’ il est très difficile en tant que parent de trouver la bonne attitude lorsqu’un enfant se révèle homosexuel.
    Cela dit ,j’en viens à notre « bon pape François » (ironie de ma part)…….Et je ne vais pas être tendre….
    Il me semble que celui-ci a surtout tendance à mettre le problème de la pédophilie sous le tapis (contrairement à Benoit XV)I. En tant que catholique, je ne peux supporter la lâcheté du Vatican et je dirais même sa complicité. Ce Pape est un tartuffe et ceux qui sont proches de lui ne valent pas mieux (cela dit la tartufferie date de Vatican II).
    Il ne faut pas stigmatiser les homosexuels mais il faut aussi voir les choses en face. 82% des victimes de viols par des hommes d’église sont des garçons dont 91% sont mineurs. Il ne s’agit pas de faire l’amalgame entre pédophilie et homosexualité mais de soulever un problème de taille dans l’église. Et ce n’est pas en mariant les prêtres que le problème sera résolu.
    https://reinformation.tv/accusations-vigano-pape-francois-verite-jallais-87475-2/

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  10. Nathalie , ton analyse et ton témoignage m’ont touché, et , aussi important à mes yeux, ont permis de rétablir la vérité sur ce qui s’est vraiment dit pendant cette conférence de presse à 10 000 m d’altitude.

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