Benalla : pas une affaire d’Etat mais une affaire de trop d’Etat

On peut se trouver en complet désaccord avec la politique de M. Macron – et c’est une réflexion que je me faisais encore hier en prenant connaissance des chiffres du chômage du deuxième trimestre 2018 – sans forcément succomber à l’hystérie collective qui s’est emparée des médias, des oppositions politiques et des réseaux sociaux suite aux révélations sur l’affaire Benalla.

• Il y a indiscutablement une affaire Benalla. La meilleure preuve nous en a été donnée par la sanction qui fut prise contre lui par le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron dès le lendemain de la manifestation du 1er mai au cours de laquelle, s’octroyant des pouvoirs de police qu’il ne possédait pas, il en est venu à molester deux manifestants (pas si « badauds » que ça) en compagnie d’un comparse dont on parle moins, Vincent Crase, et entouré de CRS qui n’avaient pas l’air de trouver ça bizarre.

Alexandre Benalla devait assister à la manifestation en tant qu’observateur ; on le retrouve en pleine action policière avec casque et brassard. Là est la rupture de l’Etat de droit, là est la gravité de l’affaire.

Il est manifeste que l’Elysée a très mal appréhendé la gravité des faits, soit par faiblesse vis-à-vis d’un salarié apprécié et utile par ailleurs, soit par trop grande arrogance, trop grande certitude que le jugement du Président a force de loi et ne saurait souffrir contradiction, soit les deux. Le système présidentiel français est à beaucoup d’égards calqué sur le système monarchique, les courtisans anxieux de ne pas déplaire au Prince sont légions tandis que le Prince, dès lors qu’il se sait investi du suffrage universel, n’est pas loin de se penser infaillible.

Ce n’est pas une mise à pied de 15 jours qu’il aurait fallu signifier à Benalla, mais un licenciement sec et direct, d’autant que son profil d’homme qui aime en découdre était connu. Il ne s’est pas trompé dans les photocopies, il est allé faire sa loi tout seul. Pas un seul citoyen non officiellement doté de pouvoirs de police n’y est autorisé. Erreur majeure de l’exécutif que de n’avoir pas réagi plus fermement.

Il est bon que tout ceci soit maintenant connu du public car les décisions absolument nécessaires et indispensables pour garder la République « irréprochable » – comme s’en vantent tous les Présidents fraîchement élus – ont enfin été prises sous la pression des révélations (procédure de licenciement engagée, implication de l’autorité judiciaire). Et rien ne dit qu’elles l’auraient été sinon. De ce point de vue, je trouve le coup de semonce  qui ébranle l’Elysée extrêmement salutaire.

Il est bon également que la représentation nationale demande des explications sur certaines facilités qui ont été octroyées à Alexandre Benalla, notamment la détention d’un badge H lui permettant d’avoir ses grandes et ses petites entrées à l’Assemblée nationale.

• Mais de là à dire que nous sommes confrontés à une affaire d’Etat, éventuellement encore plus grave que celle du Watergate, il y a cependant un océan que pour ma part je ne franchirai pas, ne serait-ce que pour éviter de me ridiculiser. La dérive Benalla est effectivement assez inédite, mais elle reste celle d’un homme. A aucun moment, je crois, il n’a reçu d’ordres de l’exécutif pour aller casser du manifestant gauchiste.

Au reste, on voit bien que le problème originel n’a guère préoccupé longtemps les oppositions, les réseaux sociaux et les médias hurlants. Très rapidement, la seule chose qui les a intéressés, c’est de pouvoir faire un lien malsain entre Macron et Benalla, quitte à inventer pas mal de choses bien au-delà du manquement avéré, de préférence en dessous de la ceinture, et mettre le pays en état d’excitation maximale. Très vite on a vu se lever une presse en mal de clics et des oppositions raplapla du point de vue des idées soudain avides de saisir une occasion facile de reprendre la main et exister enfin.

Au-delà de la sanction logiquement et moralement due à Benalla, on échappe difficilement au fait que la France Insoumise (qui est à l’origine de la vidéo accusatrice) a profité du boulevard ouvert par une vraie affaire très mal gérée pour allumer un énorme raffut anti-Macron à teneur hautement anti-libérale, certainement pas par souci de préserver l’Etat de droit. Elle a été aimablement aidée en cela par le reste de l’opposition qui a eu à coeur de surjouer les idiots utiles de l’anti-capitalisme.

L’affaire Benalla a ceci de similaire à l’affaire Fillon qu’une fois Macron bien amalgamé à Benalla, elle vise de façon plus ultime à décrédibiliser Macron aujourd’hui, comme Fillon à l’époque de la campagne présidentielle, afin d’empêcher toute tentative de réforme un tant soit peu libérale de notre pays.

En général, le gouvernement accouche de projets qui me semblent désespérément insuffisants. Ils sont de plus enveloppés dans trois épaisseurs de projets progressistes façon loi Pacte pour les entreprises ou inscription de la lutte contre le changement climatique dans la Constitution, mais pour Mélenchon et consorts, c’est encore trop pour les premiers projets et pas assez pour les seconds.

La fin du recrutement au statut de cheminot semble actée, mais il n’est pas dit que l’extrême-gauche compte laisser longtemps la situation dégénérer ainsi contre ses intérêts. Une réforme des retraites est sur la table, une réforme du statut de la fonction publique également. Inacceptable, pour la gauche marxisante. Le premier faux pas un peu sérieux fera l’affaire pour déclencher une riposte paralysante le moment venu. On peut dire qu’avec Benalla, elle a été servie aux petits oignons. Merci Macron, dirait François Ruffin.

• Or des Benalla – ou des Cahuzac ou des Fillon ou … – on en fabrique à la pelle. Je pense en effet que si cette affaire n’est pas une affaire d’Etat au sens strict, c’est pourtant une affaire d’Etat au sens où nous avons trop d’Etat. C’est ce que j’évoquais à l’époque de l’affaire Fillon sous le titre « La lèpre de la démocratie, c’est d’abord celle d’un Etat à 57 % », les 57 % correspondant aux dépenses publiques rapportées au PIB.

La puissance de l’Etat, ainsi que les postes, les honneurs et les deniers publics afférents se répandent comme « une lèpre » dans tous les recoins de la société, entraînant automatiquement, rapidement et partout des effets délétères qui s’appellent ambition maladive, jalousies pour avoir les bonnes places, corruption rampante et incompétence récurrente, ainsi qu’une adaptation des individus en général au bon vouloir de l’Etat.

Un excellent terreau pour voir fleurir des Benalla, ceux qu’on connaît et tous ceux qu’on ignore, mais qui sont bien là, dans l’administration, dans les ministères, dans les collectivités territoriales, au parlement européen, bref partout où il existe une autorité d’Etat, c’est-à-dire à peu près partout.

Un excellent terreau pour que l’Etat tout puissant se retrouve régulièrement pris la main dans le sac des manquements et des prébendes, donnant ainsi facilement prise au chantage pour la plus grande satisfaction de tel ou tel opposant à tout changement.

Il est à noter que « lèpre de la démocratie » est une expression de Macron (sortie à l’occasion de l’affaire Fillon). Mais lui comme tous les autres qui sont aujourd’hui contre lui s’imaginent qu’il suffit de se débarrasser des moutons noirs ponctuels et de faire une loi de moralisation de la vie publique pour que tout redevienne idyllique à l’ombre de notre Etat vigilant.

Là se situe le terrible paradoxe de la France. Si les sans-culotte sont nombreux aujourd’hui à monter sur les barricades pour hurler à l’affaire d’Etat et  réclamer la tête de Macron, peu nombreux sont ceux, aussi bien du côté Macron que du côté de ses opposants, à voir que c’est notre Etat envahissant et omnipotent lui-même qu’il faut racourcir, aussi bien à des fins de prospérité économique qu’à des fins de moralisation de la vie publique et de respect de l’Etat de droit.


Illustration de couverture : Vincent Crase, Alexandre Benalla et des CRS interpellent des manifestants. Paris, 1er mai 2018, place de la Contrescarpe. Photo : Naguib-Michel Nahom, AFP.

32 réflexions sur “Benalla : pas une affaire d’Etat mais une affaire de trop d’Etat

  1. J’avais lu un article dont je n’ai pas gardé les références avant la sortie de cette affaire (fin mai/début juin) qui se demandait ce que ce personnage faisait aux cotés du Président. Rien dans son CV, rien dans ses compétences n’explique pourquoi il est là, ce qu’il fait et pourquoi il est si bien payé. Toutes les tâches évoquée (sécurité, organisation) sont déjà affectée dans l’organigramme de l’Elysée aux services de police. En se focalisant sur les fait divers, l’opposition ne s’est pas attaquée au problème fondamental de la dérive de l’Etat, elle « a botté en touche » trop impliquée elle aussi dans les magouilles.

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  2. Macron a dû trop regarder « 24 » et rêvé d’avoir son « Jack Bauer » à lui …
    Pour ce qui est du côté « dessous de la ceinture », Macron lui-même est conscient de l’émoi que provoque pas tant la révélation de la vidéo, mais celle de la situation très particulière et des privilèges hors norme dont disposait ce personnage, sorti de nulle part ou presque … Il en ressent tellement l’ambiguïté et du personnage et de sa position, qu’il a éprouvé le besoin de faire cette mise au point devant les députés de son parti « «Alexandre Benalla n’a jamais détenu les codes nucléaires, Alexandre Benalla n’a jamais occupé un appartement de 300 m2, Alexandre Benalla n’a jamais eu un salaire de 10.000 euros, Alexandre Benalla n’est pas mon amant».. C’est quand même une première de la part d’un chef d’état en exercice, que de se justifier sur son intimité !

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  3. Cette actualité est très révélatrice et typiquement franchouillarde de l’atmosphère. Il y a plusieurs aspects.
    Les français élisent un monarque, c’est comme ça (comme l’avait dit Fillon). En plus le jeune homme a été porté aux nues, c’est un phénomène, un Mozart comme certains journalistes l’ont dit. Le processus en résultant, c’est que tous les collaborateurs, proches du prince, n’ont qu’à crier « service du roi » pour que tout le monde s’efface, s’incline comme dans l’ancien régime. A cet égard, les fastes républicains, la garde, les réceptions à Versailles avec la vaisselle, ne sont comparables nulle part ailleurs, même à Buckingham. Une de nos exceptions, mise en scène quotidiennement, que fait le prince aujourd’hui ?

    Le prince qui n’a jamais gravité que dans les hautes sphères de l’école, la finance, l’Administration a pensé nécessaire (ce qui à priori n’est pas idiot mais comporte des risques), s’adjoindre un cerveau des banlieues, c’est-à-dire qui raisonne comme le peuple et cela impose une certaine intimité de fonctionnement. Il n’a pas été choisi au hasard, il est son contraire. Le prince a d’ailleurs déclaré sa « fierté » d’avoir embauché M. Benalla, un jeune homme « dévoué et qui avait un parcours différent ». En plus, même s’ils s’en défendent tous, le Benalla tout le monde le connaissait trop bien, et il agaçait considérablement, ce qui devait amuser le prince. Il est donc extrêmement possible qu’il soit très vite remplacé sur les mêmes critères, ce qui sera doublement amusant et un sacré pied de nez.

    Ensuite il y a un curieux concours de circonstances. C’est que le prince finit par exaspérer les barons. Il n’y a qu’à voir l’ambiance des commissions, la représentation d’aubaine, pathétiques sont-ils, car tellement éloignées des préoccupations de fond concernant la situation de la France. Justement pour interrompre et repousser la révision constitutionnelle qui visait à diminuer entre autres, le nombre des barons (les élus). Mais il y aussi le contrat état-collectivités (<1,2%) qui fait gueuler dans les conseils locaux, la ligne de chemin de fer inutile que le député du coin ne pourra plus se targuer d'avoir défendue, dossier « CAP 2022 », top secret mais finalement rendu public par Le Figaro (pas par hasard, voir ce qui suit), qui ouvre des pistes de réduction des dépenses, des effectifs, remise en cause de certains statuts, de certaines niches fiscales (TVA de la presse). Pas étonnant d’ailleurs que la presse, Le Monde, a impulsé la polémique. C’est fou comme les boules puantes se répandent tout à coup dès qu’on évoque de baisser la voilure, et il est facile d’en avoir toujours en réserve.
    Enfin le feuilleton est particulièrement propice à la période car plus que jamais les français sont toujours connectés et même en vacances encore plus disponibles. L’entracte estival n’existe plus. D’ailleurs Nathalie n’aviez-vous pas mis le blog en congé ?
    Trop d’Etat bien sûr et même plus que cela !!!

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    • « D’ailleurs Nathalie n’aviez-vous pas mis le blog en congé ? »
      Cette affaire Benalla faisait un tel vacarme que ça m’a réveillée de ma sieste estivale 🙂 mais je m’empresse de retourner à mon farniente.
      Encore que demain il y a éclipse totale de lune, ce qui vous vaudra une petite mise à jour … 🙂

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  4. l’affaire BENALLA est une non-affaire d’Etat mais ce qui pourrait suivre si la justice fonctionne bien, pourrait mettre au jour une affaire d’Etat. Lors des perquisitions, les policiers ont-ils trouvé des pièces compromettantes pour de hauts fonctionnaires et son patron ? Généralement ce type d’homme de confiance à tout faire (privé comme professionnel) est au courant de tout et garde des traces de ses découvertes. BENALLA était si confiant en son impunité, qu’il n’a dû avoir le reflexe des vrais pros de mettre en lieu sûr toutes ses pièces ou photos. D’autant plus qu’il était étonnement habilité « secret défense » ce qui n’est pas rien même pour des vrais militaires. Toute cette affaire présente ne fait que camoufler ou se préparer aux mois à venir. Mais grâce à son habilitation, il sera aussi en mesure et dans son droit de refuser à répondre à certaines questions embarrassantes.

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  5. Le problème de fond est le mélange des genres entre le « public » et le « privé ». M. Benalla a de fait par son emploi démontré qu’il est très dangereux de mélanger les genres. Le « régalien » ne se privatise pas sans grand risque de transformer la « République » en institution bananière. L’appartenance à une Loge n’est par ailleurs pas étrangère à ces copinages, ces couvertures, ces soutiens et pour tout dire à ces embrouilles.

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  6. Charles Dunoyer sur la convoitise des places et des fonctions publiques en 1830 : « « Où l’abus des places s’est-il étendu plus loin qu’aujourd’hui en France? écrivait le marquis d’Argenson, il y a près d’un siècle. Tout y est emploi, tout s’en honore, et tout vit des deniers publics. Gens de finance et de robe, administrateurs, politiques, gens de cour, militaires, tout prétend satisfaire son luxe par des emplois, et des emplois très-lucratifs. Les jeunes gens ne savent que faire s’ils n’ont pas de charge. Il faut donc que tout le monde se mêle d’administration: par-là l’État est perdu. Chacun veut dominer le public, rendre service, dit-on, au public, et personne ne veut être de ce public. Les abus sensibles de cette vermine augmentent chaque jour, et tout dépérit. »
    Le marquis d’Argenson faisait ces remarques en 1735, quelques années après qu’il fut appelé au ministère. Depuis, l’abus dont il se plaignait ne fit que croître. A mesure que le tiers-état devint plus puissant et plus riche, les fonctions publiques furent plus convoitées, et chaque jour on conçut plus d’aversion et de jalousie contre les privilèges des classes qui en faisaient le monopole. » https://www.institutcoppet.org/la-recherche-des-fonctions-publiques-par-charles-dunoyer-1830/

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  7. « Tant que nous voudrons que le service public soit un métier, une industrie, une profession lucrative, il arrivera, bon gré mal gré, que le nombre des gens à places ira toujours croissant, que le gouvernement étendra chaque jour ses usurpations, qu’il aggravera chaque jour ses dépenses. Les salariés engendreront les salariés; les places engendreront les places ; le génie de la fiscalité se déguisera sous mille formes pour surprendre les revenus du public. Quand il ne sera plus possible de rien prendre sur les revenus, on vantera les heureux effets du crédit, et l’on commencera, à l’aide de l’emprunt, à dévorer les capitaux. » https://www.institutcoppet.org/de-linfluence-quexercent-sur-le-gouvernement-les-salaires-attaches-a-lexercice-des-fonctions-publiques-par-charles-dunoyer-1819/

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  8. « Il est allé faire sa loi tout seul »
    « La dérive Benalla…mais elle reste celle d’un homme. »
    Et paf! vous tombez vous aussi directement dans le piège de la version qui arrange au mieux les affaires du pouvoir en place pour avancer une irresponsabilité générale de tous les acteurs,et faire retomber la faute et le discrédit uniquement sur le seul Benalla,qui serait coupable d’être une sorte de loup solitaire devenu incontrôlable…
    Au fond, ce que cette affaire révèle,au delà du fait du prince et de la collection invraisemblable de passe -droits dont a bénéficié ce nervi,c’est bien le mode de fonctionnement de notre démocratie fonctionnant comme une république bananière;avec un président élu pour cinq ans et irresponsable durant ce laps de temps,ne rendant de compte à personne,se permettant même une ultime provocation,comme Macron l’a fait en mettant au défi de « venir le chercher ».

    Vous trouvez que nous sommes encore dans un Etat de droit et qu’il vaille la peine de se déplacer tous les cinq ans pour élire un despote?

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  9. c’est faux ce que vous dites. on est deja dans la tentative de normalisation pour quitter l’inconfort de la situation.

    Ce n’est pas un cas isolé. C’est pas un problème qui aurait été résolu en se débarrassant d’un mouton noir: c’est la question de l’etablissement d’une police parallèle, toute puissante, créée par Macron un peu comme la Gestapo.

    Ce qui s’est fait jour, c’est que Benalla agissait déja comme si c’etait officiel, et toutes les structures policières et autres s’y conformaientt déjà pour pas être orthogonal à la volonté du roi.

    Bref, article raté, partial et partiel.

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  10. A priori vous filtrez les commentaires.

    Je tente quand même, pour que vous me démontriez que vous n’etes pas de mauvaise foi, seulement que vous vous trompez, ce qui arrive pour tout le monde, même quand on a consacré du temps à rédiger un article.

    Voir le schéma, pas besoin de mots…

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      • Perso je suis pas de la FI. Pour votre info j’ai voté Asselineau.
        Je note que vous ne répondez pas sur le fond: avec un organigramme comme ça, à partir de combien de personnes impliquées vous commencez à admettre que c’est une affaire d’etat? 200? 400?

        😉

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      • Vous avez voté Asselineau… tout s’explique. Le type qui ne représente rien, sinon l’espionnage russe (et encore ! c’est un agent russe particulièrement peu performant, malgré ses efforts…), mais dont les trolls s’accrochent à tous les blogs comme des morpions. Avec une méthode particulièrement rodée :

        1. Je débarque sur un blog où personne ne me connaît, et j’entreprends immédiatement d’insulter l’auteur : vous racontez des conneries, vous n’y connaissez rien, etc.

        2. L’auteur (ou l’un des commentateurs) réagit.

        3. Je hurle derechef : vous censurez ! vous ne parlez pas du programme d’Asselineau ! pourtant Asselineau a une formule magique, il suffit de l’appliquer !

        4. Rebuffades diverses.

        5. Personne ne fait attention à Asselineau ! C’est une pôv’ victime ! Il y a complot !

        Et après, les asseliniens s’étonnent qu’Asselineau n’ait aucun succès… Remarquez que la méthode des trolls d’Asselineau est exactement la même que celle du troll Poutine : je proclame que mes voisins sont mes amis, j’envahis mes voisins, puis j’accuse mes voisins d’ingratitude envers leurs amis.

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      • @Robert Marchenoir Je peux pas vous répondre en dessous, je vous répond ici:

        1. je ne suis pas un groupie de l’UPR. J’ai voté pour Asselineau car j’ai estimé que c’etait le seul qui s’adressait à l’intelligence plutot qu’à l’émotionnel.

        2. On m’a tout dit sur lui et son parti: Nazis, cathos reacs, etc. Pro-russes? aussi.

        3. Pourquoi donc avez vous une dent contre la Russie? De manière pragmatique, ca ne devrait etre qu’un client, un partenaire economique. Comment expliquez vous l’histoire des fregates russes? c’est génial pour l’industrie française?

        4. ce que vous dites à propos de la mécanique victimaires des partisants UPR, je ne l’ai pas fait. donc vous etes encore hors sujet. J’apportais juste la contradiction, sur le sujet de l’article. Qui vise à minimiser l’importance de cette affaire, et le décrit comme un complot FI !
        Si vous préférez un certain ‘entre-soi’ dans vos pages de blogs, rassurez vous, je ne les fréquente pas.
        J’etais là juste parce qu’un ami qui à les mêmes convictions que vous l’a posté sur FB. Alors j’ai réagis. Puis j’ai copié/collé ma réaction ici.

        Je sors de nulle part, parce que je ne fais jamais ça, parce que c’est stérile.
        Je n’ai jamais vu quelqu’un changer d’idée après une discussion dans un blog.
        C’est un entetement obtu, où on a 2 discours paralleles qui ne s’ecoutent pas.

        Bref, Je rend hommage à Nathalie MP, qui prend du temps pour ecrire. Et même pour répondre.
        Bonne vacances 😉

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      • « Je n’ai jamais vu quelqu’un changer d’idée après une discussion dans un blog. »

        Vous n’avez pas vu grand’chose, alors. Pour ma part, j’ai changé ma vision du monde du tout au tout après des discussions sur des blogs. Et plus généralement après avoir profité d’informations diffusées par Internet. D’ailleurs, si vous pensez que les discussions sur les blogs ne servent à rien, pourquoi les provoquez-vous ?

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  11. Ces organigrammes sont complètement bidons et ne démontrent rien ni des pouvoirs et ni des relations en jeu.
    Plus sérieusement, nous venons d’être champions du monde de foot mais aujourd’hui nous sommes en haut du podium pour la nième année consécutive de la fiscalité. Ce 27 juillet nous avons fini de travailler pour l’Etat. Chic alors !
    http://www.institutmolinari.org/la-pression-sociale-et-fiscale,3426.html
    Ainsi on découvre dans le dossier que pour un salaire moyen de 56 815 €, il ne reste plus que 24 582 € dans la poche du français moyen. Qu’il est doux de vivre en France..

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  12. En prenant appui sur le témoignage offert par sainte Nathalie et ses compagnons, nous demandons -selon les mots du Pape Benoit XVI-: « Que l’Amour du « Dieu avec nous » donne persévérance à toutes les communautés chrétiennes qui souffrent la discrimination et la persécution, et inspire les responsables politiques et religieux à s’engager pour le plein respect de la liberté religieuse de tous ». (Pape Benoit XVI. Message « Urbi et Orbi » du 25 décembre 2010).

    Bonne fête ma chère Nathalie !

    Vous souhaitant de n’être point trop privée de repos par l’actualité …

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  13. Il y a des lustres que je ne visitais pas le blog, on y est pas dépaysé, tout est toujours à sa place, le même refrain.

    L’auteur ne voit pas l’affaire Benalla, bon. Voilà un type qui n’a aucune formation, aucun diplôme, même pas vigile de supermarché, un passif de voyou long comme le bras et qui est très proche de la présidence, et en surplus possède port d’arme et accès privilégié là où ça le chante.
    Le bonhomme, brute épaisse, n’a pas non plus de fonction nettement établie, garde du corps non plus car, ceux qui pratiquent ce métier sont des gens particulièrement entraînés et longuement formés et de surcroît évoluent au sein d’une structure hiérarchisée qui ne leur laisse aucune latitude. En bref, des soldats.
    Même les barbouzes, dont certains sont des 00, évoluent dans un monde cadré. rappelons nous les faux époux Turenge et l’affaire du Raimbo Warrior.
    Jupiter ayant par ailleurs sa propre garde rapprochée correspondant aux critères cités plus avant. Qui est donc Benalla ?

    Benalla est un électron libre. La France, même si ça y ressemble parfois, n’est pas non plus la Cour du roi Pétaud, du moins pas officiellement et encore moins dans le recrutement de mercenaires improbables au service des plus hautes sphères.
    Sa proximité avec le Président et son épouse ne peut se justifier en aucune manière, au simple fait qu’il n’a rien à y faire.
    Les gens proches du pouvoir sont scannés en permanence, y compris leurs familles, c’est une logique à laquelle tous se soumettent.
    Ne perdons pas de vue non plus que le type avait du personnel, recruté par lui, répondant à la même absence de critères que les siens, autant dire une police privée , une milice, ou plutôt un gang.

    Dès lors, la question est : quels sont les attendus en retour des privilèges accordés à Benalla ? Que fait vraiment ce gugusse ?

    Dans le monde anglo-saxon, le pouvoir aurait sauté avec une telle affaire. Arrêtez moi si je me trompe.

    Pour terminer, il serait bon qu’un jour vous arrêtiez de caviarder vos articles avec le joker « libéralisme », à croire qu’on vous paye chaque fois que vous réussissez à caser le mot.

    C’est l’été, si ce n’est fait, la lecture de Christopher Lasch « La révolte des élites », vous rappellera à quel point « libéral » ne veut rien dire, et à quel point les prétendus libéraux sont des communistes qui s’ignorent…

    À un de ces jours. Publiez ou pas, mais vous l’aurez lu.

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  14. Joseph_P : « Publiez ou pas, mais vous l’aurez lu. »
    Nadirat : « A priori vous filtrez les commentaires. Je tente quand même, pour que vous me démontriez que vous n’êtes pas de mauvaise foi »

    Amusant de voir à quel point les gens qui écrivent absolument n’importe quoi s’imaginent qu’ils écrivent des choses si radicalement dérangeantes et pertinentes qu’on souhaiterait absolument les censurer !
    Eh bien figurez-vous que je laisse aux commentateurs la responsabilité de leurs propos et que ça ne me dérange absolument pas de les laisser exposer leur bêtise publiquement.
    Avec « à quel point les prétendus libéraux sont des communistes qui s’ignorent… » je dois dire qu’on atteint un rare niveau de lol.

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    • Dites donc, c’est vous qui tenez blog et ce dernier est bien soumis à modération ? Alors pourquoi vous emporter de la sorte ? En vous lisant, le doute qu’une expression un tant soit peu contraire à votre doxa, est légitime, cessez donc de pérorer sur ceux qui vous font la grâce de vous visiter.

      Lolez tant qu’il vous plaira, le libéralisme est une fable si ce n’est une mauvaise farce. Vous procédez de la même manière que tous les « ismes » avec une forte prégnance vers ceux socialistes et communistes.
      Le libéralisme ne se définit pas, ses déclinaison sont tellement nombreuses que leur multitude en révèlent l’imposture intellectuelle. Je reste pour ma part fidèle à la maxime de Boileau qui est quelque part le principe du rasoir d’ockham : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ». Quand vous avez dit « libéral » vous n’avez rien dit.

      faites nous loler, décrivez simplement le libéralisme… bonne chance ! ou alors à user de l’art de la dialectique, si cher aux marxistes.

      Les libéraux ou prétendus tels, ont une morgue affichée, « nous les libéraux », eux savent ce qui est bon pour les autres, leur mantra c’est la liberté, terme valise s’il en est. Moi c’est les patates au four, tout un programme.
      Les socialistes disent qu’ils ont des valeurs de gauche, les libéraux des valeurs libérales. Les communistes rêvent d’une société parfaitement administrée, mais une intelligence moyenne perçoit facilement que ce n’est qu’utopie et que de facto le communisme ne s’impose que par la contrainte.
      Les libéraux sont le miroir du communisme, ils s’illusionnent d’un société « libre », ils ne perçoivent même pas qu’elle exige la perfection, qu’elle n’est donc qu’utopie et que si on se prend à l’imposer, ce n’est question que de passage à l’acte, cela ne sera qu’un autre totalitarisme. Le libéralisme est en cela un communisme qui s’ignore.
      À l’instar du socialisme, il apparaît clairement que, soit les libéraux sont des êtres stupides, soit des imposteurs car, dès qu’ils parlent de leur idéologie (s’en est une, regardez vos réactions…), ils ont prétention à savoir ou positionner le curseur. Seul votre libre arbitre pourra vous désigner.

      Pour parfaire, l’entête du blog est particulièrement intéressante. « À la recherche de la liberté », autrement dit le Saint Graal. « Politique et libéralisme » autrement dit fiction et idée de pouvoir et administration de la société.
      « Catholicisme », ici c’est particulièrement intéressant et en dit long sur votre lecture du monde.
      Les religions sont l’antithèse de la liberté, ce n’est que soumission à un dogme, catholicisme compris.
      Les monothéismes sont des institutions hautement patriarcales, la femme n’y a jamais eu sa place et ce n’est pas demain la veille que cela va arriver.
      Nonobstant le fait que la Chrétienté c’est bâtie sur une fable, que ce roman auquel vous adhérez en tant que femme a été écrit par des hommes, tous misogynes affichés et revenbdiqués, leurs écrits ne laissant aucune place au doute ! relisez Paul de Tarce ou Saint augustin, ne serait ce que ces deux.
      Mais d’évidence, comme pour votre « libéralisme » vous ne voulez extraire que ce qui vous intéresse, ce qui vous illusionne. Mais rassurez vous, moi aussi je suis libéral, car c’est vous qui voyez !

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      • Joseph, je rentre dans votre fan club.
        Je partage une grande partie de votre constat sur le libéralisme. Ses vertus supposées ne sont démontrées par rien. Ce que l’on constate c’est plutot les fusions/acquisitions, qui aboutissent dans la création de géants privés supra-nationaux (lisez « au dessus des lois » ou « au dessus de la fiscalité »). Ce qui resulte en la création de monopoles privées.
        Personellement, je ne pense pas que ça soit mieux.

        En réalité, tout est affaire d’equilibre et de contres-pouvoirs.
        Et chasser une utopie pour la remplacer par une autre, ca me parait très pueril en réalité.
        Il faut quelquechose entre le « tout privé » et le « tout public ». C’est con, on l’avait déjà 😉

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    • Merci de prendre le temps de répondre.
      J’attend de voir comment vous êtes fondé à dire que j’expose « ma bêtise publiquement », puisque vous répondez difficilement sur le fond, préférant nous renvoyer à des supposées appartenances politiques.

      Votre raisonnement me parait de type complotiste et sectaire. Parce que : vous partez d’abord de vos croyances, pour aller ensuite chercher dans le réel des élements pour l’etayer, tout en filtrant et rejetant toutes les informations contradictoires.
      L’unique raison etant que vous êtes d’accord avec ce que réalise Macron et son gouvernement, vous vous refusez à voir ses dérives dangereuses. Vous vous refusez à constater cet empilement de mensonges effarants de betises.

      Benalla Bagagiste? Benalla avec un badge de l’assemblée pour aller dans la salle de sport?

      Je fini avec ceci:
      En mai, Macron a été « trahi« par Benalla.
      Du coup en Juillet il lui a filé un appart de fonction. Ça lui apprendra.

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      • « L’unique raison etant que vous êtes d’accord avec ce que réalise Macron et son gouvernement »
        Nathalie MP d’accord avec ce que fait Macron ???
        Et après, vous osez demander en quoi vous exposez votre bêtise publiquement.

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