« La Commune de Tolbiac » ou la nouvelle sitcom du printemps 18

Mise à jour du vendredi 20 avril 2018 : le blocage de l’université de Tolbiac a été levé tôt ce matin suite à une opération de police qui s’est déroulée « dans le calme » et « sans incidents » selon les déclarations de la préfecture de police.
Mise à jour du Mardi 24 avril 2018 : Suite à l’évacuation, des « rumeurs », relayées par des « témoins », faisaient état d’un mort, puis d’un blessé grave, puis d’un étudiant dans le coma. Aussi bien la Préfecture de Police que les Hôpitaux de Paris ont démenti tout ceci, ce qui a alors donné lieu à la thèse du « mensonge d’Etat ». Mais Libération a fait sa petite enquête. Il en résulte que ce sont les communiqués officiels qui étaient dans le vrai et les « témoins » mélenchonistes qui mentaient.

Et c’est reparti pour la « convergence des luttes » ! L’élection présidentielle de l’an dernier, quoique assez riche elle-même en rebondissements spectaculaires, nous avait fait perdre le fil de nos célèbres festivals syndicaux de printemps, mais Dieu merci, tout est enfin redevenu normal ! Dans la foulée des cheminots guidés par la bannière rouge de la CGT contre la fin de leur recrutement au fameux statut, pilotes de lignes, étudiants, éboueurs, fonctionnaires … tous protestent, tous manifestent, tous font grève. « France is back », pourrait-on dire, et ça tombe drôlement bien car on a justement le cinquantenaire de mai 68 à célébrer !

Comme en 68 et comme d’habitude, la fièvre de la lutte finale a bien évidemment gagné les universités. Ou du moins certaines, une quinzaine sur 70. Et on a envie de dire : toujours les mêmes et toujours dans les filières de sciences humaines et sociales – Nanterre, Tolbiac, Rennes 2, Lille 2 … – celles où l’on ne veut surtout pas voir atterrir ses enfants en âge d’étudier, y compris quand on a gardé de longue date une petite faiblesse gauchiste au coeur qui resurgit de temps à autre.

C’est ainsi que grâce à la géniale créativité que nous confère notre exception culturelle en tous les domaines et grâce au niveau académique sublimement élevé de nos étudiants les plus … disons, dynamiques, le festival « Nuit debout » de 2016 a trouvé ces jours-ci une réécriture parfaite dans la sitcom « Commune de Tolbiac » dupliquée avec empressement dans les autres points chauds du soulèvement étudiant : même goût pour la déconnade et la mise en scène potache, mêmes slogans politiques ultra-creux, mêmes revendications ébouriffantes de ridicule, même illusion grandiloquente de lutter contre l’oppression, et finalement, même esprit sectaire au nom de … Ah oui, au nom de quoi  au fait ?

Tout a commencé il y a environ un mois lorsque la loi Orientation et réussite des étudiants (ou ORE) portée par la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a été publiée au Journal officiel. Associée à Parcoursup, le nouveau site destiné aux lycéens de Terminale pour s’inscrire en ligne dans les études supérieures, elle vise d’abord à tirer les leçons des échecs du précédent site (Admission Post Bac ou APB), notamment du fait que l’an dernier, face à l’afflux de candidatures dans certaines filières, il avait fallu procéder au dernier moment à un tirage au sort.

On imagine difficilement plus injuste que cette sélection aveugle qui met sur le même pied des parcours scolaires totalement différents. Et on voit mal comment, dans ces conditions bêtement égalitaristes, les élèves et les étudiants auraient la moindre incitation à donner le meilleur d’eux-mêmes dans leurs études.

Il s’agit en outre de rechercher une meilleure adéquation entre les voeux des candidats, leurs possibilités intellectuelles, leurs résultats scolaires et les places disponibles, ceci afin d’enrayer l’effroyable taux d’échec de 60 % observé en fin de première année d’université faute d’une orientation vraiment personnalisée des lycéens. La loi ORE prévoit donc :

« IV.-Pour l’accès aux formations autres que celles prévues au VI, lorsque le nombre de candidatures excède les capacités d’accueil d’une formation, les inscriptions sont prononcées par le président ou le directeur de l’établissement dans la limite des capacités d’accueil, au regard de la cohérence entre, d’une part, le projet de formation du candidat, les acquis de sa formation antérieure et ses compétences et, d’autre part, les caractéristiques de la formation. »

Il est donc effectivement question d’opérer une petite « sélection » afin de faire entrer prioritairement dans les filières très demandées les étudiants ayant la meilleure probabilité d’y réussir au vu de leurs antécédents scolaires. Et au vu d’une lettre de motivation de 1 500 caractères maximum. On espère que ce n’est pas trop demander à un bachelier (mais il paraît que ça favorise les enfants des milieux aisés). Ils doivent également dire quel grand domaine de formation ils privilégient afin qu’on puisse leur faire des propositions au cas où ils ne seraient acceptés dans aucun de leurs premiers choix.

Notons que les formations « prévues au VI » dans la loi ORE sont justement celles qui fonctionnent déjà avec une sélection à l’entrée (classes prépas, écoles spécialisées …) et notons également que de nombreuses formations disponibles en France ont leur propre site d’inscription avec leurs propres outils de sélection, que ce soit sur concours ou sur dossier (Sciences Po Paris, les IEP et Dauphine, notamment).

Curieusement, ces filières sélectives promettent un peu moins de chômage à la sortie à leurs étudiants. De plus, de nombreuses autres filières, moins recherchées, moins intellectuelles, plus directement professionnelles mais pas forcément moins sélectives (BTS par exemple) préparent à des métiers en sous-emploi chronique. Le taux de chômage reste pourtant très élevé chez les jeunes (21,6 %). Bizarre, bizarre… L’université non sélective serait-elle une voie sans issue ?

« Sélection », le mot est évidemment horrible quand on a été si bien pénétré de l’idée que le Bac est un dû et que ce n’est plus seulement l’éducation qui est un droit, mais les diplômes et les emplois. 

Mais voilà, la « sélection » mettrait les étudiants « en concurrence ». Ce ne sont pas des marchandises, quand même ! Si l’on constate tant d’échecs dans les premières années de fac, ce n’est pas une question d’orientation, de capacités intellectuelles ou de motivation, c’est une question de moyens. MOYENS.

Imaginez-vous que les pauvres bacheliers qui débarquent pour la première fois dans un amphi bondé n’ont jamais été formés à la prise de notes (vidéo, très drôle) ! Comment voulez-vous qu’ils réussissent dans ces conditions ? Une seule solution, celle qu’on a toujours utilisée sans aucun résultat, dépenser plus pour réussir plus : et pourquoi pas des millions d’euros pour embaucher des assistants à la prise de notes afin de soutenir les premiers pas balbutiants de nos petits étudiants timides et rougissants dans le monde sauvage de la responsabilité et de la vie adulte ?

Tout ceci fait sourire. Car nos petits étudiants timides, tout chamboulés à l’idée de passer par les arcanes d’une épouvantable sélection – dont ils ont toutes les manettes pour se tirer haut la main par leur travail et leur assiduité dans une branche adaptée à leurs capacités, eh bien ces petits étudiants sont largement moins timides lorsqu’il s’agit de faire les guignols, proférer des énormités, occuper les facs, les dégrader, empêcher les autres étudiants d’y accéder et s’étonner ensuite qu’on veuille les déloger.

Perle de la « Commune libre de Tolbiac » :

Raison du blocage : « Ici, on bloque la production de savoir institutionnel pour créer nos propres savoirs. »

Pas mal pour de pauvres malheureux apparemment incapable de prendre des notes ! Et pas mal pour des zigotos qui ont le culot de finir tous leurs communiqués par :

 « Tolbiac reste et restera une université ouverte. »

Ouverte pour ceux qui sont de leur avis et fermée pour les autres, c’est cela, la liberté au sens de la « Commune libre de Tolbiac », et c’est parfaitement totalitaire.

Mais regardons notre sitcom de printemps (vidéo, 02′ 07″), avec un certain Guevara dans le rôle du chien et (hélas) des étudiants bien réels dans le rôle des révolutionnaires en peau de lapin :

Il est vrai que dans leur délire d’enfants très gâtés, les communards de Tolbiac ont réussi à avoir le soutien  de professeurs et de cadres de l’enseignement supérieur. Dans une tribune publiée mardi 10 avril dernier sur le site de France Info, 425 d’entre eux dénoncent une sélection « absurde et hypocrite ». Ils se positionnent d’ailleurs contre toute forme de sélection et soutiennent que s’il a fallu recourir au tirage au sort l’an dernier, c’est uniquement par manque de places, donc de moyens. MOYENS.

C’est pourtant clair : les contribuables sont priés de continuer à déverser des flots d’argent frais dans un système d’enseignement supérieur qui ne brille que par son recul permanent dans les classements internationaux (quelques rares institutions sélectives mises à part).

Loin de moi l’idée de dire que tout est parfait dans notre enseignement. Il est absolument exact que nos mammouths éducatifs ne permettent pas de prendre en compte tous les jeunes, leurs différentes aspirations et leurs capacités différentes, sauf à continuer de les tromper par un nivellement par le bas sans avenir.

Pour ma part, je plaide pour la fin du monopole de l’Education nationale et pour la liberté de création d’établissements d’enseignement scolaire ou supérieur, établissements qui seraient alors aussi divers qu’il y aurait de besoins à satisfaire du côté des étudiants comme du côté des employeurs. Etablissements qui seraient libres de recruter leurs élèves et d’élaborer leurs programmes selon leurs propres critères de qualité comme cela se pratique déjà dans de nombreuses écoles spécialisées et dans de nombreux pays largement plus performants que la France en ce domaine.

Mais si l’on peut incontestablement dire que le gouvernement ne va pas assez loin dans la réforme de l’enseignement, ce n’est pas le reproche qui lui est fait par la « Commune de Tolbiac » & Co.

Fidèles à la tradition française de statu quo dans le collectivisme et l’égalitarisme, enivrés par les vapeurs de la « convergence des luttes » avec les Kurdes, les précaires et les zadistes, nos étudiants bloqueurs, casseurs (et même pas concernés par la réforme) se vautrent dans les méthodes éprouvées des syndicalistes CGT au mépris de la liberté des autres étudiants à accéder à leurs cours, au mépris de la propriété privée et au mépris de l’argent des contribuables – dont les impôts ont notamment servi à rénover la fac Jean Jaurès de Toulouse (vidéo ci-dessous, 01′ 52″) :

Ne manquez surtout pas les fines déclarations des deux étudiants de Toulouse qui s’expriment à la fin de la vidéo  :

« Les questions que nous, nous soulevons sont éminemment plus politiques et plus importantes que de savoir si un tag est légitime ou non. »

.
Non, mon bonhomme, tes questions ne sont ni légitimes ni intéressantes. Quand tu as accès à des études supérieures pour des frais de scolarité dérisoires au regard du coût supporté par la société, un seul tag est un scandale, et les vols, les destructions, les occupations et les blocus sont purement et simplement des comportements de petits tyrans prétentieux. En tant qu’étudiant, tu n’as qu’une chose à faire : bosser tes cours et réussir tes examens le mieux possible. 


Illustration de couverture : Manifestation d’étudiants à Bordeaux le 3 avril 2018, premier jour de la grève des cheminots. Photo : AFP.

20 réflexions sur “« La Commune de Tolbiac » ou la nouvelle sitcom du printemps 18

  1. Le plus drole, c’est le soutien de Thomas Guenolé à ce mouvement. Ce diplomé de Sc. Po et de l’EM Lyon et doctorant doit bien se marrer, le soir, quand il raconte à sa femme doctorante, le soir, dans leur appart de St Germain des Prés, ses actions pro « fac ouverte » et autres balivernes.

    J'aime

    • Guénolé a toujours été de gauche, mais maintenant il est carrément Insoumis, bolivarien et le toutim. La FI compte sur toute cette agitation, elle l’attise, pour essayer de reprendre l’avantage. Les jeunes sont des proies faciles.
      La « stratégie du choc », on se demande bien de quel côté elle est.

      J'aime

  2. La sélection se fait toute seule. Combien d’étudiants se vautrent en première année, combien décrochent une licence dans un temps raisonnable ? Combien resteront sur le carreau avec comme seul diplôme un bac qui vaut bien moins qu’un certificat d’étude de ma grand-mère.

    Quant au reste, ma foi, nous avons droit à la montée de sève printanière avec le raout de révolutionnaires en peau de toutou, totalement déconnectés du réel et dont je me demande s’il ne leur faudra pas une assistance psychologique lorsqu’ils arriveront sur le marché du travail.

    A moins qu’ils deviennent zadistes, mais élever des chèvres est un travail fort astreignant.

    Aimé par 1 personne

    • Des nombreux étudiants se réorientent dans les premières années d’études supérieures et c’est plutôt sain. Plus on avance et plus il est difficile de se réorienter.

      La sélection se fait effectivement toute seule. Elle se fait sur le marché du travail, c’est à dire beaucoup trop tard.

      J'aime

      • L’absence de sélection fournit surtout de solide contingents de « candidats à l’embauche » Bac+1 (ou +2 s’ils ont fait 2 fois une première année …) à Pôle Emploi !

        J'aime

  3. Peut être faudrait-il faire une enquête sérieuse sur ces contestataires de toute sélection. La génération pré 68 a connu une proportion de jeunes dont les parents suffisamment aisés avaient appris à bien profiter de la vie plutôt que d’user leur fond de culotte sur des sièges d’amphi. Ils étaient totalement contre les petits « péquenauds » qui trouvaient pas mal de cours très intéressants et c’est vrai faute de petites Triomph TR4 passaient leur temps dans leurs polycopiés plutôt qu’en quête de qualité de vie… Et pis que tout ces ambitieux avaient aussi de bonnes notes malgré un contexte familial peu porté à la culture mais où le travail et la réussite étaient les guides…
    L’université pour tous c’est aussi un bon temps de vacances, pour ne pas dire camp de vacances pour des édonistes…
    Quand on voit à côté l’effroyable sélection pour médecine on ne comprend pas bien quand même le ministère. La révolte serait là plus comprise et soutenue.

    J'aime

  4. Ces « étudiants » sans avenir ne sont pas comptés dans les statistiques du chômage, c’est toujours ça de pris, et puis, les meneurs les plus bruyants seront ministres, ça s’est déjà vu.
    Les profs qui les soutiennent sont issus des mêmes garages à chômeurs, genre Toulouse-Le Mirail. Soutenir les étudiants en psycho-socio sans perspective et réclamer « plus de moyens », c’est s’assurer la pérennité de leur propre rente.
    Merci, Nathalie pour les vidéos, un bon moment de rigolade.

    J'aime

  5. « Ici, on bloque la production de savoir institutionnel pour créer nos propres savoirs. »

    Attendez, c’est rien, ça. D’ici peu, nous aurons les revendications en cours dans les universités américaines : la science, c’est mauvais parce que c’est raciste. Pourquoi c’est raciste ? Parce que les Noirs sont mauvais en sciences. Donc on va inventer des sciences noires.

    Aimé par 1 personne

    • Qu’on se le dise, un trou noir n’est pas une prison pour afro-américain.

      Je serai curieux de savoir à quoi vont ressembler leur « propres savoirs ». Ca promet d’être un grand moment, la révélation de ces bourdieuseries pour analphabètes.

      J'aime

  6. Les communards de Tolbiac ne font que réciter la religion qui leur a été inculquée dés le primaire. C’est tellement surréaliste que les étudiants étrangers vont les filmer comme si c’était une reconstitution en live de la révolution d’octobre ou la commune de 71.
    La sélection devrait se pratiquer bien avant l’université et dés le collège. Nous manquons considérablement de techniciens ou d’agents de maîtrise contrairement à nos voisins suisses, allemands, autrichiens, etc…qui engrangent les succès industriels et par voie de conséquence un chômage mini.
    Surtout que ceux-là sortis de l’apprentissage deviennent plus tard les meilleurs ingénieurs spécialistes par formation interne.
    Avec tous nos psychos philosophes politiciens scientifiques, voila encore un domaine où nous sommes aux antipodes du bon sens libéral.

    J'aime

  7. Je ne sais pas pourquoi je suis tombée sur cet article en premier dès que j’ai tapé « Tolbiac » sur Google…Chiffres hors contexte (les 60% d’échec, les 21,6% de taux de chômage…), c’est vrai que c’est dur de faire des recherches de fond (peut-être un manque de « possibilité intellectuelle » puisque vous vous permettez d’employer ce terme)…On se demande bien pourquoi quelqu’un née en 1962 se permet de donner son avis sur la question étudiante en 2018…et dire que mon argent va aller à la retraite de ce genre de personnage……
    Non, ma petite dame, tes analyses ne sont ni légitimes ni intéressantes !

    J'aime

    • « On se demande bien pourquoi quelqu’un née en 1962 se permet de donner son avis sur la question étudiante en 2018…et dire que mon argent va aller à la retraite de ce genre de personnage »

      Ah bah vous voyez que ce n’est pas marrant de payer pour les autres…!

      J'aime

    • Hahaha, le jeune con moderne dans toute sa splendeur… Vous permettez, Cam ? Vous tutoyez d’emblée des gens qui vous sont étrangers, donc je me mets à votre niveau.

      Donc en fait, seuls les étudiants auraient le droit de donner leur avis sur les problèmes de l’université ? Okay, gros malin. Alors je vais vous dire ce qu’on va faire : tout le monde en France sera dispensé de la part d’impôts qui finance l’université, sauf les jeunes de 18 à 25 ans. Ah ! et puis aussi, tous les professeurs, administrateurs d’université, etc, de plus de 25 ans seront virés, et vous vous débrouillerez entre vous pour « créer vos savoirs ». Et gérer les petits problèmes quotidiens de vos poubelles universitaires, comme l’entretien, la sécurité, l’approvisionnement, le recrutement, et, bien sûr, le financement.

      Quant aux gens normaux, ils iront dans des universités privées, payantes et basées sur une sévère sélection à l’entrée. Ca joue, bonhomme ? Je serais curieux de voir comment vous allez vous en tirer…

      Sans surprise, le jeune con moderne pratique l’inversion accusatoire communiste, qui consiste à reprocher à son adversaire les vices dont il se rend lui-même coupable. Il débarque de nulle part pour insulter les gens en les accusant de déficience intellectuelle et de citations « hors du contexte » (selon le jargon gauchiste éculé), mais il se garde, lui-même, d’avancer la moindre réfutation, le moindre fait, le moindre fruit de recherche, le moindre argument. Des insultes, et puis c’est tout.

      Bien entendu, nous avons en prime ce truc furieusement tendance qui consiste à dire : je ne paierai pas vos retraites. Ben, mon con, tu seras bien obligé, puisqu’étant gauchiste, tu es naturellement en faveur de la retraite par répartition. A défaut, il conviendrait que tu profites de ta « grève » pour réclamer son remplacement par des fonds de pension. Ce que tu ne feras pas, car ce serait « ultra-libéral » et « inspiré de la finance internationale au service des Etatsuniens ».

      Cela étant, retraite par répartition ou fonds de pension, pour que tu aies, toi, droit à une retraite, il faudrait que tu commences par trouver un emploi. Vu la façon dont tu abordes la question, je ne voudrais pas te décourager, mais pour l’instant, ça me semble mal barré.

      Aimé par 1 personne

      • Vous êtes marrant ^^
        – on est (clairement) pas dans un colloque donc je ne suis pas là pour vous éduquer en détails
        – C’est rigolo toute cette diatribe sur « le gauchiste ». Très imaginé. C’est censé viser qui ? Moi ? Ah bon.
        – J’ai un taf
        – « la jeune conne » serait plus approprié ^^

        J'aime

  8. Je tenais à vous remercier pour cet article qui donne envie une vision autre que ceux qui pensent que le blocus, c’est une bonne chose ! Je suis étudiante dans une fac occupée (P3) et ceux qui sont pro-débloquage comme moi se font traiter de fachistes, Lepeniste et j’en passe car nous souhaitons avoir accès aux études que nous avons payé et avoir accès à un vote démocratique lors des AG de l’UNEF qui sont clairement orientées… Certains étudiants de P3 ont fait un communiqué pour dénoncer ces agissements et démonter toutes les fakes news données par l’UNEF ( voir page Fb Pour la Libération de Paris 3). Merci encore pour cet article

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s