Oui, l’histoire est complexe. Licence to kill ? #CheGuevara

Il y a 50 ans, le 9 octobre 1967, mourait le délicieux Che Guevara.

J’ai parfois eu tendance à penser que certaines mises au point, certains combats, n’avaient plus vraiment lieu d’être menés car avec le temps, les avancées de la recherche historique et la diffusion de l’information dans le public ont fait leur oeuvre d’éclaircissement et ont permis de remettre définitivement et indiscutablement à leur place criminelle certains tyrans sanguinaires, trop longtemps adulés auparavant comme des sauveurs de l’humanité.

Staline, Mao et Hiltler, auteurs ô combien performants des plus vastes purges jamais réalisées par des hommes contre des hommes, sont dûment rangés sur les sombres étagères de l’horreur politique. Depuis le tournant de l’an 2000, il me semblait qu’il en allait de même des Pol Pot, Pinochet, Che Guevara et consorts.

Il me semblait même que « l’illusion lyrique » de la Révolution, qui donnait une aura particulière aux « figures » de gauche, avait perdu de son attrait pour ne plus être jugée qu’à sa valeur intrinsèque, à savoir pénurie généralisée, pauvreté galopante, libertés individuelles lourdement entravées, enfermement des dissidents et exécutions en nombre. Seuls quelques irréductibles rêveurs isolés et peu nombreux pouvaient encore soutenir de tels régimes criminels. Et encore, en fermant très fort les yeux. Voir Mélenchon et ce qu’il appelle les « faiblesses » du Vénézuela actuel.

Eh bien, j’avais tort.

Si tout tortionnaire « de droite » ou officiellement anti-communiste est prestement et unanimement jeté dans les poubelles de l’Histoire, ce n’est toujours pas le cas des tortionnaires « de gauche », aussi accablante que soit la documentation historique(*) contre eux, et aussi fournie que soit la littérature dénonçant la dissymétrie de traitement(**) entre les variétés « communistes » et « nazistes » des dictatures.

Des dizaines d’années après les faits, des milliers de pages après la dénonciation chiffrée, témoignages à l’appui, des crimes du communisme, on trouve encore dans nos pays libres des personnes bien intentionnées pour nous expliquer que si Pol Pot a fait tuer deux millions de Cambodgiens et si Che Guevara « tuait comme on avale un verre d’eau », prenait plaisir à faire sauter la cervelle des récalcitrants et a mis les homosexuels et les chrétiens dans des camps de concentration, c’était pour leur bien et le plus grand bonheur de l’humanité.

Rappelons-nous l’invraisemblable éloge que Ségolène Royal, Ministre de l’écologie et à ce titre n° 3 du gouvernement français à l’époque, s’est crue en devoir de faire à l’occasion des obsèques de Fidel Castro à Cuba en décembre dernier. Pour elle, El Comandante, aidé de son fidèle homme de main Che Guevara, est un « monument de l’histoire » qui « redonna vie » aux Cubains.

Déjà l’année précédente, au cours d’un périple dans les Caraïbes pour promouvoir la COP21, François Hollande avait eu la grande joie et l’immense honneur de rencontrer Fidel Castro. Il voulait avoir ce « moment d’histoire » avec lui car « quoi qu’on ait pensé de ce qu’il a fait, il est dans l’Histoire. »

Aujourd’hui, je ne peux que constater que cet état d’esprit particulièrement bienveillant à l’égard des dictatures communistes, en dépit des faits avérés les plus cruels, est toujours aussi prégnant que jamais. A se demander si le simple examen des faits, si le simple constat des résultats pitoyables pourra jamais parvenir à entamer ce que Revel appelait avec sa verve coutumière « la clause du totalitarisme le plus favorisé. »

Récemment, j’ai traduit pour Contrepoints un article intitulé « Vous voulez déboulonner quelques icônes du mal ? Commencez par le Che ! » Suite aux polémiques sur l’enlèvement de la statue du général Lee aux Etats-Unis, l’auteur y explique que Che Guevara, dont la ville natale de Rosario en Argentine est littéralement submergée de mémoriaux divers et variés à sa haute mémoire, mérite largement de passer lui aussi à la phase déboulonnage.

Et de donner ensuite à l’appui de sa thèse un aperçu non expurgé de sa biographie – dont on trouvera également tous les détails utiles ici(*) et quelques témoignages significatifs – biographie qui a plus à voir avec le parcours d’un criminel endurci qu’avec celui d’un homme politique attentif au bien-être des paysans et ouvriers qu’il prétendait défendre.

Hier, j’ai publié cet article sur mon fil Facebook. Quelle ne fut pas ma surprise de lire peu après en commentaire :

« Article tendancieux à l’extrême, pointant la complexité de l’histoire et l’immense subjectivité de son interprétation a posteriori. »

.
C’est presque un cri du coeur. Non, pas lui, pas le Che ! Pris à la gorge par des révélations (certainement pas nouvelles) qui bouleversent radicalement tout ce qu’il a toujours cru, mon commentateur exprime ici sa sympathie viscérale éternelle pour Ernesto Che Guevara. Oui, l’icône au béret étoilé est bien indéboulonnable. Si lui et son patron Fidel Castro ont commis tous ces crimes (15 à 17 000 fusillés et plus de 100 000 personnes dans les camps ou les prisons selon les chiffres du Livre noir du communisme), c’est qu’il y furent « obligés » – par les circonstances, pour sauver la Révolution, parce que les Etats-Unis, etc. etc. Les excuses ne manqueront jamais.

Aussi, l’article est immédiatement rejeté. Il est qualifié de « tendancieux », c’est-à-dire écrit selon un point de vue limité qui n’engloberait pas toutes les composantes souhaitables de l’analyse.

On découvre ensuite les raisons qui font qu’on ne peut rien dire de fiable ou pertinent sur le Che : l’Histoire est complexe et tenter une interprétation des faits après leur déroulement sans se replonger dans les circonstances d’époque est une entreprise vouée à l’échec.

Certes oui, l’Histoire est complexe. Elle est complexe avec un grand H, et même un grand C car l’Histoire, c’est l’histoire des hommes. Or les hommes sont nombreux, et leurs aspirations sont d’une infinie variété. L’excuse de complexité du monde peut-elle jamais devenir une licence to kill ? Ma réponse est « non » à deux titres.

Tout d’abord, si la complexité est une excuse, l’excuse doit valoir pour tous les totalitarismes. Or on dispose de mille exemples pour savoir que qui considère d’un oeil indulgent les faits et gestes de Che Guevara est en revanche sans pitié pour tout autre dictateur pour peu qu’il ne soit pas dûment estampillé « de gauche ».

Pour rester dans l’Amérique latine des années 1960 et 1970, citons simplement le contre-exemple d’Augusto Pinochet rappelé par Jean-François Revel dans La grande parade : 

Lorsqu’un procureur espagnol demande en 1999 l’annulation pour vice de forme d’un mandat d’arrêt international contre Pinochet, toute la gauche européenne est saisie d’une fureur indignée. Indignation que Revel aurait volontiers fait sienne s’il avait pu oublier que cette même gauche s’est montrée plus que silencieuse à l’égard de dictateurs comme Mengistu en Ethiopie (de 1977 à 1991) ou Pol Pot au Cambodge (de 1975 à 1979), dont les accomplissements dans le crime dépassèrent rapidement tout ce que Pinochet avait jamais pu faire.

Nulle excuse par la complexité de l’Histoire, nulle considération de circonstances atténuantes pour les totalitaires de droite, nulle indulgence mal placée pour les Hitler et Pinochet. C’est bien ainsi que je l’entends, si ce n’est que j’étends cette règle à tous les totalitarismes. Que mon commentateur le veuille ou non, et tant pis pour le frisson « révolutionnaire », le Che doit y passer aussi.

Ensuite, et c’est ma seconde raison de répondre « non », il est assez plaisant de s’entendre balancer la complexité de l’histoire comme argument censé dédouaner un personnage comme le Che, dans la mesure où la complexité est précisément ce que les totalitaires en général et le Che en particulier ne veulent pas admettre.

Complètement obsédés par leur idéologie qui doit demeurer le seul rail possible de toute activité humaine, les totalitaires ne supportent aucune déviation, aucune contradiction, aucune remise en cause. Fidel Castro disait : « Dans la Révolution, tout ; en dehors, rien » tandis que Che Guevara s’appliquait à faire vivre ce principe avec un autre concept de haute volée morale(*), celui de « la haine efficace qui fait de l’homme une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer » !

Pour de tels dirigeants, si sûrs d’eux, si certains de la justesse de leur vision du monde et si pressés de faire sauter tout le monde sans exception dans leur petit cerceau, les aspirations multiples et variées des humains et l’évidente complexité du monde deviennent rapidement des obstacles intolérables sur le chemin du bonheur obligatoire qu’ils ont prévu pour leur peuple.

Dans ces conditions, malheur à celui qui ferait mine de vouloir passer par un autre chemin ; malheur, même, à celui qui sans faire mine de rien a juste l’air de ne pas coller assez au projet. Exemple typique : Pol Pot ne supportait pas les gens à lunettes car ils étaient accusés d’être des intellectuels dressés contre le régime.

C’est ainsi que de par le monde, tous les régimes communistes sans aucune exception ont fini par cumuler l’effarant total de 100 millions de morts (l’URSS comptant pour 20 millions et la Chine pour 65 millions) dans une indifférence presque généralisée tant on nous occupe à expier les crimes du nazisme et des régimes totalitaires « de droite ».

Plus incroyable encore, ainsi que l’écrivait Hayek dans Droit, législation et liberté, en pensant à des intellectuels précurseurs comme Marx et Engels par exemple :

« Il faut bien voir que bon nombre des pires maux de ce monde ont pour source non pas de méchantes gens mais des idéalistes aux nobles intentions ; et qu’en particulier les fondations de la barbarie totalitaire ont été posées par d’honorables savants bien intentionnés, qui n’ont jamais reconnu leur progéniture intellectuelle. »

.
En comparaison, apprécions l’immense humanité du libéralisme : parfois taxé d’idéologie, et vivement renvoyé dos à dos avec les totalitarismes de tout poil, c’est pourtant l’unique courant de pensée qui reconnaît aux hommes le droit d’évoluer dans la vie selon tous les rails qui leur conviennent, dès lors qu’ils ne se tuent pas et ne se volent pas les uns les autres.


(*) Par exemple : Le livre noir du communisme, Cuba : l’interminable totalitarisme tropical, par Pascal Fontaine, Editions Robert Laffont, Collection Bouquins, 2000.

(**) Par exemple : La grande parade, Jean-François Revel, Editions Plon, 2000.


Illustration de couverture : Dessin d’après photo de Ernesto « Che » Guevara (Argentine 1928 – Bolivie 1967) portant son célèbre béret étoilé.

15 réflexions sur “Oui, l’histoire est complexe. Licence to kill ? #CheGuevara

  1. L’histoire est complexe, mais il y a parfois des moments de grâce.
    Pinochet, cette ordure qui s’est servie du coup d’Etat institutionnel réalisé par l’infâme Allende, reste à ce jour, il me semble, le seul dictateur a avoir remis les clés du pouvoir à la démocratie, de son vivant.
    Quant au Che, seuls des aficionados communistes mais aussi des jeunes sous-cultivés peuvent encore lui trouver de la grâce.
    Quel monde d’incultes…

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  2. Même Daniel Mermet dans « là bas si j’y suis » à l’époque, avait brossé un tableau peu reluisant du « Che », , le présentant comme une brute sanguinaire, à l’occasion d’un reportage en Bolivie, au travers de personnages l’ayant cotoyé jusqu’à sa fin.
    Manifestement, cela semble n’être qu’anecdote pour certains.
    Et que dire quand l’on entend encore pérorer Alain Badiou sur les ondes?

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  3. en effet, hallucinant.

    Mais il faudrait qu’on commence, ici en France, par prendre compte la composante sanguinaire de la Révolution Française et la dimension, osons le mot, criminelle, de Robespierre.

    Une fois qu on aura admis le génocide vendéen, entre autres, alors il sera plus dur pour les gauchistes révolutionnaires de tout poil d’appliquer le proverbe « pas d’omelette sans casser des oeufs » (justification deja lue).

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  4. Comment une sinistre brute comme le « Che » a pu devenir un héros, cela reste pour moi un mystère.
    Il disait se battre pour le peuple opprimé et le seul résultat tangible a été de créer le « travail volontaire du dimanche », pour sauver la révolution, comme il se doit. Les exploités y ont gagné le droit de venir bosser le dimanche, à l’oeil.
    La classe.

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  5. Chers amis, je partage vos avis et remarques.

    @ Calvin : mon article a été motivé par le commentaire que j’ai reçu sur FB après la publication du texte sur le déboulonnage de la statue du Che à Rosario, mais aussi par un commentaire sur CP (à la suite du même article) dans lequel le commentateur exprimait sa totale découverte de la noirceur du Che !
    Il fallait faire qq chose ! On ne peut pas laisser les gens d’en l’ignorance rose-bonbon concernant ce fumier et quelques autres.

    @ Nevez : écoutez Badiou, soyez convaincu du contraire !

    @ Pheldge : le portrait au béret étoilé, et aussi le film (beau film à condition de garder le recul nécessaire) « Carnets de voyage » où le Che est joué par un très beau jeune homme et où tout est fait pour attribuer à son engagement les plus hautes valeurs humanistes.

    Bande annonce en espagnol stf :

    @ Parisien Lib : oui, les Français, certains du moins, ont de l’admiration pour Robespierre. Même topo que pour le Che : Ah oui, mais l’Histoire est complexe, la situation était fragile, on ne peut pas juger …

    @ Royaumont : le gars n’était bon que pour fomenter des révolutions mais cela ne lui a pas réussi finalement, voir Congo, voir Bolivie.

    @ Souris donc : Le « Che Business » !
    Je ne connais pas Cuba, mais je connais bien tout le cône sud de l’Amérique latine : Pérou, Chili, Argentine, Uruguay, Brésil et Bolivie (dans l’ordre de notre voyage « après-coopé » avec mon mari au Pérou en 84 et 85)

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  6. C’est très simple. L’admiration pour Che Guevara (mais aussi pour bien d’autres dictateurs communistes) est motivée par l’amour de la violence exercée par procuration. Comme la plupart des gens qui sont attirés par le crime et le banditisme répugnent à avouer leurs inclinations, ils assouvissent leurs instincts secrets en professant leur estime pour de tels personnages.

    Remarquez que Che Guevara est mort ; donc il s’agit un peu d’un combat d’arrière-garde. Le vrai danger aujourd’hui vient de la Russie contemporaine. La complaisance, voire l’admiration suspecte que tant d’Occidentaux (et particulièrement de Français) éprouvent pour Vladimir Poutine a la même origine. Ce que les gens admirent chez Poutine, c’est simplement sa propension à mentir à la face du monde, à violer les lois, à agresser les autres nations et à faire régner sa volonté par le pillage et l’assassinat. Hélas, en France comme aux Etats-Unis, il y a aussi des libéraux auto-proclamés qui succombent à la fascination poutiniste. Je vous laisse trouver les noms.

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    • Robert Marchenoir, ça fait longtemps que je ne vous ai pas vu dans une section commentaire ! Ça mis à part la f******** envers Poutine semble clairement être bien plus pesante, et démontre que le vrai patriotisme est mort. Après il y a la même chose chez certains musulmans que je fréquente envers Erdogan.

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      • Exactement. Le poutinisme est d’autant plus déplacé qu’il est en général professé par des gens qui se prétendent plus patriotes que les autres. Alors que la machine de propagande poutiniste passe son temps à insulter la France, l’Europe et l’Occident en général. Et à nier la souveraineté nationale des pays qui l’entourent (ainsi que d’autres situés un peu plus loin).

        Vous avez parfaitement raison de souligner le parallèle avec l’islam. Si vous regardez de près, vous verrez que le comportement de la Russie poutinienne ressemble fort à celui de l’islam djihadiste.

        Je campe dans la section commentaires de Philippe Bilger.

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  7. « Article tendancieux à l’extrême, pointant la complexité de l’histoire et l’immense subjectivité de son interprétation a posteriori » Ha c’est l’argument type des gauchistes quand on leur rappelle certaines vérités historiques et qu’ils n’ont strictement aucun argument.
    Oui l’histoire peut être complexe mais là pourtant c’est assez simple: le Che était un tortionnaire, un tueur de masse, un criminel, un fanatique. Il n’y a rien de complexe là dedans. Ce n’est pas subjectif il s’agit juste de faits historiques.
    En suivant leur logique jusqu’au bout, on pourrait dire la même chose des dictatures de droite en disant que l’histoire est complexe et que ceux qui critiquent ses dictatures sont subjectifs.
    Pourquoi cet argument (complexité de l’histoire et subjectivité) ne s’applique qu’aux dictatures de gauche et pas aux autres ?? Les gauchistes pratiquent clairement un deux poids deux mesures.
    Si on suit leur logique sur la complexité de l’histoire et sur la subjectivité: on peut dire que ceux qui disent qu’Hitler est l’un des pires criminels de l’histoire, que le nazisme est une idéologie totalitaire ne prennent pas en compte la complexité de l’histoire et sont subjectifs. Personne de sensé n’est d’accord avec cet argument ridicule mais pourtant, il faudrait accepter un tel argument dans le cas des dictatures de gauche.
    Cet argument cache juste un révisionnisme qui ne s’assume pas.

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  8. quelques liens intéressants à lire: http://www.histoire-en-questions.fr/personnages/che%20execution.html
    http://www.libreafrique.org/files/Alvaro%20Vargas%20Llosa%20-%20Che.pdf
    https://lavitrecassee.wordpress.com/2012/05/10/la-petite-histoire-du-che/

    quelques livres à lire sur le che: , « La face cachée du Che » de Jacobo Machover, « La véritable histoire d’Ernesto Guevara » de Pierre Rigoulot ainsi que « Raul et Fidel : La tyrannie des frères ennemis », le livre de Jacobo Machover : « Cuba : l’aveuglement coupable : Les compagnons de la barbarie », « Cuba : mémoires d’un naufrage » de Jacobo Machover
    quelques citations de Che Guevara: « The Negro is indolent and lazy, and spends his money on frivolities, whereas the European is forward-looking, organized and intelligent… The Negro has maintained his racial purity by his well known habit of avoiding baths. » « Mexicans are a band of illiterate Indians. »
    « We’re going to do for blacks exactly what blacks did for the revolution. By which I mean: nothing. »
    « Given the prevailing lack of discipline, it would have been impossible to use Congolese machine-gunners to defend the base from air attack: they did not know how to handle their weapons and did not want to learn. »

    http://www.slate.fr/story/101591/che-guevara-hollande

    Che Guevara était une ordure de la pire espèce. Le pire s’est que contrairement au mythe il n’a jamais été tué par la CIA. La vérité c’est qu’il a été envoyé en Bolivie délivrer des paysans sauf que ceux ci détestaient les communistes. Au début, l’armée bolivienne était assez mal formée. Les américains ont apporté une formation à cette armée qui a très vite écrasée les communistes avec l’aide des paysans que les communistes voulaient soi disant aidés. Ce sont les paysans qui fournissaient les informations à l’armée bolivienne qui a attrapée le Che toute seule (sans l’aide de la cia). La CIA a demandé à l’armée bolivienne de leur envoyer le Che au Panama où ils voulaient l’interroger. Les boliviens ont préféré le tuer.
    Le Che était un psychopathe, un tueur de masse. En plus, il était raciste.
    Au final sa mort est assez ironique et pathétique: il a été tué à cause des paysans qu’il voulait aider.

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  9. Le pire avec les dictatures de gauche c’est qu’elles ont mêmes pas permis une amélioration de la situation du peuple. En effet, on observe systématiquement que les dictatures de gauche conduisent à un appauvrissement de la population. Cuba était l’un des pays les plus riches d’Amérique latine avant Castro aujourd’hui c’est l’un des plus pauvres. Et leur système de santé repose surtout sur un système d’apartheid (entre un bon pour l’élite, les touristes et les militaires) et un mauvais pour le reste de la population (qui a officiellement droit aux soins de santé gratuitement mais qui dans les faits doit payer des pots de vins pour pouvoir être soigné).
    Je pourrais aussi parler de l’Erythrée (pays méconnu mais qui peut être considéré comme la corée du nord en Afrique sauf que l’Erythrée n’a pas les moyens d’empêcher la population de fuir le paus) ou du Zimbabwé (qui depuis l’instauration de la dictature marxiste est confronté à des famines là où avant c’était un pays exportant des produits agricoles).
    A la fin des années 90, le Venezuela était aussi l’un des plus riches pays d’Amérique latine mais aujourd’hui c’est le plus pauvre.
    Quand les gauchistes tendent de faire croire que les dictatures de gauche ont permis d’améliorer le sort des populations c’est juste des mensonges.
    Pire au niveau des inégalités, on remarque que les dictatures de gauche sont profondément inégalitaires avec d’un côté les dirigeants qui sont en général très riches et qui vivent très bien et de l’autre côté, le peuple très pauvre. Castro, Chavez,…étaient milliardaires. Avec tout l’argent qu’ils ont détournés, ce sont devenus des hommes très riches. la fille de chavez est la personne la plus riche du Venezuela. Marrant les gauchistes n’aiment pas les milliardaires sauf quand ceux ci sont des dirigeants de gauche qui ont bâti leurs fortunes en volant l’argent du peuple.

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    • « Castro, Chavez,…étaient milliardaires. »

      Tout comme Poutine, que certains portraiturent en tyran bienveillant et sage, ayant repris « les bons côtés » du communisme. Alors que lui et ses potes ont honteusement pillé les richesses créées par les générations de Soviétiques qu’ils avaient auparavant réduit en esclavage et massacrés. Avec ce résultat qu’un violoncelliste peu connu pour ses talents musicaux peut être milliardaire — mais il faut pour cela être un copain de jeunesse de Poutine. La Russie est l’un des pays les plus inégalitaires du monde, loin devant les pays occidentaux. L’oligarchie s’y vautre dans un luxe insolent, tandis que le gros du peuple croupit dans la misère.

      En fait, le poutinisme, c’est : le socialisme dans un seul pays, et le capitalisme de prédation seulement pour nous, les oligarques.

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