Hausse du salaire minimum : mauvaise idée … #Seattle

   Une étude de l’Université de Washington publiée lundi 26 juin dernier met en évidence les conséquences néfastes de la hausse du salaire minimum à Seattle.

Comment lutter contre la pauvreté ? Comment faire pour que tout salarié soit assuré d’obtenir un salaire décent en contrepartie de son travail ? C’est très simple : il suffit de décider que nul travail ne pourra être rémunéré en dessous d’un certain seuil. Il se peut que ce salaire minimum obligatoire impacte à la baisse les résultats des entreprises, mais ce ne sera jamais qu’une juste redistribution de richesse entre les patrons qui sont riches et les travailleurs pauvres. Du moins est-ce ainsi que l’opinion en général et la gauche en particulier s’imaginent pouvoir régler harmonieusement la brûlante question des inégalités de revenus. Pour le meilleur ou pour le pire ?

Notre élection présidentielle du mois dernier n’a pas échappé à la mode ambiante : de nombreux candidats parmi les plus extrémistes et les plus étatistes ont proposé des hausses immédiates et substantielles du SMIC dans leur programme. Alors qu’il est actuellement de 1 150 € mensuels nets, Nathalie Arthaud souhaitait le porter à 1 800 €, Philippe Poutou à 1 700 € et Jean-Luc Mélenchon à 1 326 €. Benoît Hamon s’engageait à l’augmenter sans préciser de montant et Marine Le Pen envisageait une hausse de 200 € pour tous les salaires inférieurs à 1 500 €.

C’est pourtant une vision beaucoup trop simpliste des choses. Il est soit naïf soit cynique de s’imaginer qu’un changement dans la règle du jeu ne modifiera en rien le comportement des acteurs. La théorie économique généralement admise considère que toute fixation d’un prix plancher obligatoire aura pour effet de créer un déséquilibre par diminution de la demande et augmentation de l’offre.

Cela vaut aussi pour le salaire minimum sur le marché du travail. Comme le dit Jacob Vigdor, chercheur à l’Université de Washington et co-auteur d’une étude publiée lundi 26 juin dernier sur les effets de la hausse du salaire minimum à Seattle :

« Since we have to pay more, employers are looking for people with experience who can do the job from Day 1. » (Seattle Times, 26 juin 2017)

« Puisque vous devez payer plus cher, vous cherchez des gens qui ont de l’expérience et qui seront efficaces au travail dès le premier jour. »

Avec pour effet automatique d’évincer du marché du travail les personnes les moins expérimentées et les moins qualifiées.

C’est du reste ce que craignait Ed Rensi, l’ancien directeur général de McDonald’s, si le salaire minimum passait à 15 $ aux Etats-Unis. Les entreprises les plus solides auront éventuellement la possibilité d’investir dans des machines pour faire le travail le moins qualifié (c’est clairement la direction prise par la restauration rapide), tandis que les petites entreprises seront obligées de licencier, voire de fermer, comme la librairie Borderlands de San Francisco dont le propriétaire était pourtant complètement acquis à ce type de politique sociale.

Autre effet peu souhaitable pour le pouvoir d’achat de tous les consommateurs : voir les hausses de salaire se répercuter sur le prix de vente final des biens et services produits.

Depuis 2011, dans la foulée du mouvement protestataire Occupy Wall Street et sous l’influence des mouvements anti-mondialisation d’extrême-gauche, le « Fight for $15 » s’est en effet développé dans tous les Etats-Unis. D’abord revendication des salariés à bas salaires des fast-foods type McDonald’s, la lutte pour une hausse du salaire minimum jusqu’à 15 $ par heure a débouché sur la mise en place de politiques concrètes dans de nombreuses régions des Etats-Unis.

L’un des exemples les plus connus, hormis les cas de New York City, Los Angeles ou San Francisco, est celui de la ville de Seattle dans l’Etat de Washington. En 2014, elle avait le salaire minimum le plus élevé des Etats-Unis (9,47 $), à comparer au salaire minimum fédéral américain de 7,25 $ (toujours en vigueur).

Sous l’impulsion d’une conseillère municipale se revendiquant « socialiste » et ayant fait campagne sur le thème « 15 now » (15 $ maintenant), le maire démocrate de Seattle, Ed Murray, a décidé par ordonnance en juin 2014 de porter le salaire minimum de sa ville de 9,47 $ à 11 $ à partir du 1er avril 2015, puis à 13 $ à partir du 1er janvier 2016, pour atteindre 15 $ pour toutes les entreprises entre 2017 et 2021. Des étapes sont prévues pour tenir compte du nombre de salariés, de la prise en charge des frais médicaux et de la possibilité d’avoir des pourboires (voir tableau ci-dessus).

Fin 2014, alors que la mesure n’était pas encore opérationnelle sauf dans une commune avoisinante, l’Humanité en a fait un compte-rendu enthousiaste d’où il ressortait que 15 $ n’était jamais qu’un minimum beaucoup trop conservateur. Nouvel objectif pour les syndicats : 17 $ ! Et peu importe s’il est « encore trop tôt pour mesurer l’impact » de telles mesures !

Mesurer l’impact, voilà précisément ce que le maire de Seattle, conscient de se lancer dans une politique salariale particulièrement volontariste, pour ne pas dire carrément audacieuse, avait justement prévu de faire. Dans un louable souci de sérieux et de transparence, il a chargé une équipe de chercheurs de l’Université de Washington (UW) d’effectuer toutes les études nécessaires afin d’évaluer si l’objectif recherché – fournir un revenu plus élevé à tous ceux qui se battent pour boucler leurs fins de mois – était convenablement atteint.

L’UW a réalisé son étude en deux temps. Elle s’est d’abord intéressée à la première vague de hausse (de 9,47 $ à 11 $ à partir du 1er avril 2015, soit + 16,2 %) et a conclu à l’époque qu’elle n’avait eu que peu d’influence sur les grandeurs mesurées :

  1. Le salaire horaire des bas salaires (c’est-à-dire allant jusqu’à 19 $ par heure) a modestement augmenté de 1,5 % pour les salariés qui ont conservé leur emploi.
  2. Il y a bien eu des pertes d’emploi, mais modestes également.
  3. Il en est résulté que le total des bas salaires payés est resté à peu près identique à celui de la période précédente.

Cette première étude a suscité peu de commentaires, en bien ou en mal. En réalité, il aurait été étonnant d’aboutir à un résultat plus spectaculaire dans la mesure où Seattle est une ville chère dans laquelle la plupart des gens gagnaient déjà au moins 11 $ par heure avant même la hausse du salaire minimum. Preuve s’il en est que le marché du travail n’a besoin de personne, et certainement pas d’une quelconque coercition, pour s’adapter au contexte.

Par contre, la seconde phase de l’étude, publiée lundi 26 juin dernier et portant sur la hausse de 11 $ à 13 $ soit + 18,2 %, met au jour des résultats préoccupants :

  1. Le salaire horaire des salariés à bas salaires (< 19 $) a augmenté de 3 %.
  2. Le total des heures travaillées a été réduit de 9 %. Cet effet résulte aussi bien des heures perdues par licenciement que par baisse des heures effectuées par un salarié donné. En l’absence de l’ordonnance sur le salaire minimum, il y aurait eu 5 000 emplois à bas salaires de plus.
  3. Le total des bas salaires payés a diminué de plus de 100 millions de dollars par an. Cela représente une baisse de salaire de 125 $ mensuels par personne.

Les auteurs de l’étude sont bien conscients que leurs conclusions vont à l’encontre de plusieurs études antérieures. Ils en restent néanmoins à leurs propres résultats et considèrent que la différence est essentiellement méthodologique et tient à ce qu’ils ont pu utiliser des données beaucoup plus fines que ce qui était fait auparavant :

« These differences likely reflect methodological improvements made possible by Washington State’s exceptional individual-level data. (Minimum Wages Study, résumé, 26 juin 2017)

.
Essentiellement, ils ne se sont pas limités au secteur de la restauration et ils ont pu repérer les bas salaires parmi tous les salaires.

Il est exact de dire que ce domaine d’activité emploie une forte proportion de salariés à bas salaires, mais il constitue néanmoins une approximation imparfaite des bas salaires : il n’est pas représentatif de l’ensemble des salariés à bas salaire dans tous les secteurs d’activité et il ne comporte pas que des salariés à bas salaire. Seattle est une grande ville célèbre pour ses sièges sociaux dont celui d’Amazon ; son activité économique est loin d’être limitée aux fast-foods.

Grâce aux données individualisées auxquelles ils ont eu accès (salaires et nombre d’heures, le tout par trimestre) les chercheurs ont pu séparer les bas salaires des autres. Le seuil a été fixé à 19 $ par heure dans l’étude. Cela permet de tenir compte du fait que la hausse obligatoire de 11 $ à 13 $ a pu pousser certains patrons à accorder 14,50 $ à des salariés qui en gagnaient 14 etc …

L’étude de référence en matière de salaire minimum est celle de Card et Krueger, 1995, qui comparait des établissements de restauration rapide dans le New Jersey et la Pennsylvanie avant et après l’augmentation du salaire minimum réalisé par le New Jersey en 1992 et concluait qu’une telle hausse ne diminuait pas l’emploi. Autant Gary Becker (1930-2014), Prix Nobel d’économie 1992, que d’autres économistes ont soulevé en leur temps les problèmes méthodologiques de cette étude. Celle de l’UW vient compléter les critiques émises à l’époque.

Autre point d’importance, qui tend à adoucir les résultats : l’augmentation du salaire minimum étant locale, autant les entreprises qui cherchent à embaucher que les personnes en recherche d’emploi ont la possibilité de trouver ce qui les intéresse hors des frontières de Seattle, notamment dans les villes alentours comme Tacoma ou Bellevue. Les pertes liées à ce nouveau minimum salarial peuvent donc être compensées assez facilement, du moins pour les entreprises et les personnes douées de mobilité, ce qui ne serait pas le cas si la politique était étendue à tout l’Etat, voire aux Etats-Unis dans leur ensemble.

Inutile de dire que tout ceci n’a pas été du goût du maire de Seattle ni de tous ceux qui se sont faits coûte que coûte les avocats de la hausse du salaire minimum. Ed Murray a écrit aux auteurs de l’étude pour exprimer ses doutes quant à leurs conclusions et a de beaucoup préféré celles, très positives, d’une étude parue quelques jours auparavant sous la direction de Michael Reich de l’université de Berkeley.

Petit problème, et de taille : M. Reich est un activiste connu de la cause « Fight for $15 ». Les emails de son équipe de recherche publiés en mars 2016 par the Albany Times Union montrent que les syndicats qui financent le mouvement sont très impliqués dans ses travaux. Sans compter que cette étude, comme tant d’autres avant elle comme je l’ai signalé plus haut, ne prend en compte que le secteur de la restauration sans distinguer les bas salaires.

Il n’empêche que M. Reich a immédiatement écrit au maire de Seattle pour lui dire que les conclusions des chercheurs de l’UW ne sont pas crédibles et qu’il ne faut surtout pas en tenir compte :

« Their findings are not credible and drawing inferences from the report are unwarranted. » (26 juin 2017)

.
Cependant, si l’étude de l’UW est unanimement décriée par la gauche, elle a quand même réussi à instiller une certaine dose d’inquiétude dans ses rangs. En privé, des économistes acquis à la grande cause tels que Jared Bernstein commencent à se demander si les revendications « 15 Now » et autres ne vont pas trop loin :

“The literature shows that moderate minimum wage increases seem to consistently have their intended effects, (but) you have to admit that the increases that we’re now contemplating go beyond moderate. » (Jared Bernstein, gauche)

« Les études montrent que les hausses modérées du salaire minimum semblent cohérentes avec les effets recherchés, (mais) il faut bien admettre que les hausses dont on parle aujourd’hui sont loin d’être modérées. »

.
Cette remarque est tout à l’honneur de M. Bernstein, tant ses collègues préfèrent cacher la poussière sous le tapis lorsqu’ils tombent sur des résultats déplaisants plutôt que de chercher à comprendre ce qui se passe en profondeur.

Il serait cependant encore plus avisé de sa part d’aller plus loin dans ses réflexions en laissant tomber complètement cette idée de salaire minimum élevé qui n’a qu’un seul effet véritable : écarter du marché de l’emploi les personnes les plus fragiles, celles que la gauche se targue haut et fort de vouloir protéger.


Illustration de couverture : Vue sur Seattle, Etat de Washington, USA, et le Mont Rainier (4 392 m) au second plan à droite.

12 réflexions sur “Hausse du salaire minimum : mauvaise idée … #Seattle

  1. Sur cette histoire de salaire minimum, je reste sur l’exemple Français de 1936 avec une hausse moyenne de 12% des salaires qui fut suivant des taux d’inflation suivant :
    1938 : 13,7%
    1937 : 25,7%
    1936 : 7,7%

    En comparaison les 5 années avant 1936, nous étions plutôt en déflation.

    Bref tout ça pour dire que le salarié de l’époque, heureux de voir son salaire passer de 1 000 à 1 120 a vu cette hausse littéralement annihilée par l’inflation.

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  2. 22 pays sur les 28 dans l’Union européenne ont un salaire minimum.
    Un premier groupe de pays du Sud avec Chypre et l’Italie. Et un second groupe avec des pays du Nord du Continent : Autriche, Danemark, Finlande et Suède pour lesquels cette exception s’explique plus facilement. Ils ont des partenaires sociaux très efficaces. Ils n’ont pas besoin de mesures gouvernementales pour avoir des salaires acceptables. La Suisse rejette régulièrement l’idée.
    Les anglais et les allemands l’ont institué? On les a accusé d’avoir favorisé des petits boulots (contrat 0 heures) pour faire baisser le chômage. Le chômage a baissé et lorsque qu’il avoisine les 4%, alors miracle les salaires se mettent à augmenter. Pourquoi ? Parce que les patrons ont peur de perdre leurs employés et sinon des difficultés à recruter.
    l’IDL s’était amusé à observer la corrélation entre salaire minimum et chômage des populations défavorisées aux US :
    http://institutdeslibertes.org/salaire-minimum-et-chomage-des-plus-defavorises/
    Moralité : moins l’Etat légifère sur les salaires et mieux se comporte l’emploi !

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  3. Pingback: Hausse du salaire minimum : la fausse bonne idée démasquée | Contrepoints

  4. Vous avez entièrement raison et il est facile de comprendre pourquoi la hausse du SMIC est contreproductive :
    1) les employeurs chercheront à embaucher les salariés les plus qualifiés dont la productivité permettra d’amortir au plus vite ce coût salarial supplémentaire. Cela condamne au chômage de masse les moins qualifiés, dont les jeunes, et c’est bien le cas français
    2) De nombreux employeurs, c’est surtout le cas dans le bâtiment et le commerce alors que ces entreprises offrent le meilleur potentiel d’emplois en France, refuseront même d’embaucher l’ouvrier supplémentaire dont le coût additionnel ne sera pas compensé par une activité correspondante immédiate réduisant leur marge déjà fragile. C’est également le cas français, les économistes ayant évalué qu’une hausse de 1 % du SMIC détruisait environ 30 000 emplois.
    3) la hausse du SMIC freine la hausse générale des salaires car cette obligation concentre prioritairement sur les SMIC une augmentation eventuelle sur l’ensemble des catégories.
    4) la hausse du SMIC peut décourager les efforts de qualification de nombreux salariés (formation) le différentiel de rémunération entre le SMIC et cette nouvelle qualification devenant infime. Au niveau macro économique c’est une catastrophe car globalement, c’est une dynamique qui entretien de faibles niveaux de qualification donc de productivité pour le pays.
    5) la hausse du SMIC empêche que la formation « sur le tas » des salariés sans qualification puisse être faite en entreprise en acceptant qu’ils puissent être temporairement payés moins que le SMIC (à l’exemple des mini jobs allemands), les syndicats français préférant que cette formation – naturellement moins efficace et opérationnelle – passe entre leurs mains, s’agissant pour leurs organismes d’ une source colossale de financement et d’influence politique.

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  5. Suis pas convaincu : 97% des rapports présentés par les syndicats et les élus montrent, assènent, prouvent que le salaire minimum est la panacée et n’est pas un frein à l’emploi ni une trappe à misère.
    Avec un tel consensus, mondial, définitif, comment peut-on choisir un minable petit rapport qui arrangent autant les libéraux ?
    The Economy is settled.

    Toute ressemblance avec les voies sur berges, la transition énergétique ou, entre autres, la sincérité du budget 2017 ne serait que pure coïncidence !

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  6. Tout cela s’assimile en fait à une sorte d’hélicoptère monétaire…
    Pas besoin d’être prix Nobel pour comprendre que cela ne peut pas bien se passer.

    Ceci dit, est-ce pire que le QE, sorte d’hélicoptère monétaire, lui aussi, mais réserver aux happy few bien en cours à la banque cenrtrale ?

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  7. Un excellent article sur le même sujet:
    http://www.nationalreview.com/article/449025/seattle-minimum-wage-hike-hurts-low-wage-workers-study-obvious-economic-result-left
    Cet article parle plus en détail de la fameuse étude de Card et Krueger dont la méthodologie est plus douteuse pour ne pas dire ridicule ( cette étude a été faite sur le seul secteur de la restauration rapide sur une très courte période par sondage téléphonique). D’ailleurs il est intéressant de regarder la méthodologie des études vantant les bienfaits du salaire minimum. Je constate que systématiquement ces études ont de sérieux problèmes méthodologiques. Il suffit de comparer la méthodologie des études critique du salaire minimum avec la méthodologie des études vantant le salaire minimum pour comprendre qu’il y a un sérieux problème de crédibilité pour les études pro salaire minimum.

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  8. @ Pheldge : Meredith Grey … j’ai d’abord cru que c’était le nom d’un guitariste de légende !
    Mais en parlant d’anatomie, les études sur le salaire minimum, qui se concentrent généralement sur le secteur de la restauration, font justement l’impasse sur le secteur hospitalier et de nombreux autres qui comptent aussi du personnel à bas salaires, ce qui a pour effet de biaiser les résultats.

    @ Tino : J’ai l’exemple d’un restaurant new-yorkais qui a beaucoup de mal à garder ses employés. Les salaires sont très élevés dans la restauration à New York et le turnover est énorme. La précarité n’est pas du côté des travailleurs, mais du côté des employeurs qui ne savent jamais s’ils vont pouvoir garder leurs employés.

    @ Calvin : Comme disait Ronald Coase : « Si vous torturez les données suffisamment, elles confesseront pratiquement tout ce que vous voulez » ! (citation lue dans lien ci-dessus)

    @ Bouju @ Eric @ Royaumont : Je crois que dès que l’on veut fausser les prix, sur le marché du travail comme sur tous les autres, on crée des distorsions qui empêchent de prendre les bonnes décisions d’investissement. Tout cela résulte soit en bulles, soit en pénuries, mais de toute façon ça finit mal.

    @ Superman : Merci beaucoup pour les liens. Oui, sur l’étude Card & Krueger, c’est ce que je disais : problèmes méthodologiques, notamment le fait de se limiter à la restauration. Le lien que j’ai donné sous Gary Becker donne d’autres arguments.

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